Catégorie : Interviews

Hugo Vitou: ça pique…

2 matchs joués, et deux défaites pour les Corsaires de Paris XIII. Au-delà d’un début de saison compliqué, le plus alarmant est que l’équipe n’a toujours pas trouvé le fond du filet. Hugo Vitou revient sur ce début.

 

2 match 2 défaites, mais surtout pas de but? Est-ce que tu t’attendais à un début de saison comme ça?

Oui, c’est sur, ça fait mal au moral… Compliqué de s’attendre à un tel début de saison, mais c’est comme ça. On a tout de même appris de ces deux matchs et on va monter en puissance avec le temps ! Si on regarde bien, ce sont des erreurs bêtes, qui nous coûtent des buts et surtout la discipline qui nous tue. Il va falloir travailler d’avantage là-dessus.

Vous affrontez deux poids lourd de la Ligue dès le départ, est-ce que tu sens qu’il y a eu une différence entre les deux matchs?

Un match n’en est jamais un autre comme on dit. Les deux matchs étaient différents à jouer et oui, ce n’est pas forcément le meilleur tableau pour un début de saison, mais il est comme ça et on apprend de nos erreurs ! Au final, on retrouve beaucoup de positif pour pouvoir avancer ensemble, car on garde un groupe soudé et avec une envie de progresser ensemble.

Prochain match à domicile contre Caen, tu penses que c’est un match plus abordable pour vous? Quel est votre objectif?

Plus abordable? Cela ne veut rien dire pour moi. Caen est une très bonne équipe, qu’on a l’habitude d’accrocher, mais ça reste un gros match à jouer et il serait temps d’ouvrir le compteur. On attend tous ce match avec impatience. L’objectif est simple, une victoire à domicile pour lancer le groupe et se dire qu’on en est capable.. parce que c’est le cas et je crois en cette équipe !

 

crédit photo: Philippe Durbet - Metro-sports.fr

Vierzon rentre dans la cour des grands

2e match et première victoire pour les Prédateurs de Vierzon.

 

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour voir les Prédateurs enregistraient leur premier succès en Elite. Ce samedi, les vierzonnais sont allés triompher des Hawks d’Angers chez ces derniers, sur le score de 5 à 1.

« C’est une première victoire qui soulage, nous confie Aurélien Tricaud. On a fait un très bon match et on a eu de bonnes phases de jeu. »

Vierzon s’inscrit vite sur la feuille de match grâce à la première réalisation de Jakub Novak à la 8e minute de jeu. Puis le jeu se pose. C’est Yves Perrot, pour Angers, qui vient offrir l’égalité aux siens en tout début de seconde. Une fois de plus, le jeu se pose, avant que le festival Jakub Novak se mette en place, délivrant 3 autres buts en l’espace de 3 minutes et clouant le match pour les Hawks.

Pour Aurélien, la victoire est importante, mais sait que ce n’est pas la même équipe qu’ils ont pu rencontrer dans le passé. « On a perdu à Carpentier il y a deux ans, mais là, c’est diffèrent, car ce n’est plus la même équipe en face« , il nous explique.

« On ne savait pas si on allait gagner, mais on ne vient pas faire du tricot (jeu de mot…ndlr), on veut montrer qu’il faut compter sur nous, rajoute-t-il. Avec Angers, on joue clairement le maintien. »

Tous les points et matchs seront joués à fond. Tous les points sont bons à prendre. On a la chance de vivre un sport, où tout peut arriver et les surprises existent. On nous a critiqué en disant que nos étrangers étaient restés en Espagne à la suite de notre premier match contre Anglet, là, ils prouvent tous que non et qu’il faut compter sur nous.

Trophée Ligue Elite 2019: Martin Fiala MVP !

L’international tchèque Martin Fiala remporte le titre de MVP de la Ligue Elite cette saison. La Liste complète des trophées juste en dessous.

Pour la neuvième année consécutive, les trophées individuels de la Ligue Elite ont été décernés. Issus des votes des entraîneurs et des capitaines de chaque équipe, ils honorent les joueurs s’étant particulièrement illustrés.

Cette saison, c’est Martin Fiala qui s’illustre. On connait très bien le tchèque pour sa capacité à marquer presque sur commande et il n’a pas dérogé à la règle cette saison. Si il finit second des pointeurs avec 55 unités, 3 points derrière Zack Pettersson, et à égalité de buts avec ce dernier (37, ndlr), Fiala aura été intraitable lors des match clés de cette saison ! Lors du Final Four à Carpentier, il réalise le hold-up avec 8 buts en deux matchs et ressort MVP incontesté ! En Finale de la Ligue Elite, le joueur de Villeneuve réalise une performance tout aussi impressionnante, couronnée par le but vainqueur à 1 seconde de la fin du match !

© World Inline Hockey

Meilleur Joueur 

1- MARTIN FIALA (Villeneuve)

2- Nathan Sigmund (Villeneuve)

3- Maxime Langlois (Garges)

Palmarès : (2018: Marek Loskot, 2017: K. Gabillet, 2016 : K. Gabillet, 2015 : D. Brabec, 2014 : T. Noe, 2013 : P. Sebek, 2012 : G. Tijou, 2011 : K. Gabillet, 2010 : B. Ladonne)

Meilleur Avant

1- MARTIN FIALA (Villeneuve)

2- Karl Gabillet (Villeneuve)

3- Zack Pettersson (Rethel)

Palmarès : (2018: Marek Loskot, 2017: K. Gabillet, 2016 : K. Gabillet, 2015 : N. Sigmund, 2014 : T. Noe, 2013 : J. Lapresa, 2012 : K. Gabillet, 2011 : K. Gabillet, 2010 : B. Ladonne)

Meilleur Arrière

1- PATRIK SEBEK (Rethel)

2- Maxime Langlois (Garges)

3- Nathan Sigmund (Villeneuve)

Palmarès : (2018, 2017, 2016, 2015 : P. Sebek, 2014 : PJ Kavaya, 2013 : T. Kane, 2012, 2011, 2010 : G. Tijou)

Meilleur Gardien

1- JOSEF KARLIK (Villeneuve)

2- Daniel Brabec (Rethel)

3- Damien Lafourcade (Caen)

Palmarès : (2018, 2017, 2016, 2015 : D. Brabec, 2014 : J. Salley, 2013 : R. de Préval, 2012 : H. Rebuffet/J. Salley, 2011 : R. de Preval, 2010 : T. Lefranc)

Meilleur Joueur Français

1- MAXIME LANGLOIS (Garges)

2- Karl Gabillet (Villeneuve)

3- Joan Kerkhove (Grenoble)

Palmarès : (2018, 2017, 2016 : K. Gabillet, 2015 : J. Lapresa)

Meilleur Joueur Etranger

1- NATHAN SIGMUND (Villeneuve)

2- Patrik Sebek (Rethel)

3- Martin Fiala (Villeneuve)

Palmarès : (2018: Marek Loskot, 2017: Patrik Sebek, 2016 : N. Sigmund, 2015 : D. Brabec, 2014 : T. Noe, 2013 : P. Sebek, 2012 : K. French)

Meilleur Espoir

1- ANGE BOITARD (Anglet)

2- Pablo Perez (Angers)

3- Théo Faucherand (Grenoble)

Palmarès : (2018: Enzo Renou, 2017: Alexander Macdonald, 2016 : Y. Perrot, 2015 : L. Mousset, 2014 : Z. Petterson, 2013 : B. Bouchut, 2012 : L. Tran, 2011 : L. Hamon, 2010 : J. Mogniat-Duclos)

 

FAN CHOICE AWARD

1- KARL GABILLET (Villeneuve)

2- Martin Fiala (Villeneuve)

3- Maxime Langlois (Garges)

 

Première équipe d’étoiles

Josef Karlik / Patrik Sebek, Maxime Langlois / Karl Gabillet, Martin Fiala

Deuxième équipe d’étoiles

Daniel Brabec / Nathan Sigmund, Hugo Vitou / Zack Pettersson, Joan Kerkhove

Villeneuve, Champion de la Ligue Elite !

© David Michel

Les Fous du Bitume de Villeneuve remportent la finale de la Ligue Elite 2019 avec panache au dépens de Diables qui auront échoué dans les 3 matchs clé de cette saison. 

Si Villeneuve s’est fait dominer à domicile, les Fous du Bitume ont fait taire les détracteurs et sont parvenus à battre Rethel non pas une fois, mais deux fois et ceci, à Rethel même. 

Les images parlent d’elles-mêmes et on laisse soin aux joueurs et au staff technique de Villeneuve de nous donner leurs impressions sur cette finale historique ! 

Julien Thomas :

Franchement, on savait que ce week-end allait être pour nous, pas vraiment de doute sur la finale même si nous partions avec une défaite chez nous. On savait très bien que nous étions bien meilleurs à l’extérieur. Maintenant, ce n’est pas chose facile de gagner à Rethel, mais nous étions confiants. Tu vas me dire que c’est facile une fois fini, mais c’est vraiment ce que je ressentais et du coup cela s’est vraiment vérifié. Nous avons mené sur ces deux matchs et tout le monde a été concerné et concentré jusqu’à la fin. On s’est vraiment monté une équipe de potes, donc l’ambiance et la cohésion étaient tellement facile à avoir que cela nous a clairement aidé tout au long de la saison.

 

Karl Gabillet :

Les deux matchs de ce week-end furent vraiment incroyables pour nous. Gagner par deux fois de suite Rethel chez eux, c’est du jamais-vu. On savait que nous avions fait un très mauvais match chez nous, mais ça ne reflétait pas du tout notre niveau de jeu. On voulait en découdre samedi soir chez eux. Le match s’est vraiment bien déroulé pour nous, on a vite mené au score avec 1 but à 3 à la mi-temps, c’était de très bonne augure pour nous. 
C’est un peu facile de dire ça après la victoire, mais j’ai trouvé Rethel cette saison moins solide que d’habitude, ils n’ont plus je trouve l’expérience qu’ils avaient auparavant et la victoire c’est peut-être joué là-dessus, car ils ont des joueurs très talentueux, mais l’expérience y fait beaucoup sur ce genre de finale. On le voit sur notre but vainqueur.

On peut vraiment dire que nous avons fait une très belle saison. Tout ce qui pouvait être gagné, fut gagné et en prime, la qualification à la European League pour la saison prochaine. Si on m’avait dit ce scénario en début de saison, honnêtement, je n’y aurais pas cru. Même si on joue pour gagner, le but avant tout est de prendre beaucoup de plaisir, ce qui fut le cas en dehors et sur le terrain. Vraiment hâte de commencer la saison prochainement…

Murat Bezircioglu, Directeur Sportif :

C’est un peu surréaliste. J’ai du mal à réaliser. C’est notre premier titre au plus haut niveau. C’est encore trop frais pour y croire. Avec le recrutement de cet été, on voulait vraiment reconstruire quelque chose de bien, mais aussi pour les années à venir. On ne pensait même pas au titre pour cette année… Pour nous viser le titre, c’était sur l’année 2. En mars, on parvient à gagner Carpentier, et je m’en serai contenté… Finalement, dès la première année, on fait le doublé, c’est juste surréaliste.

Guillaume Silliès, entraîneur :

Lors du premier match, on a connu une semaine de préparation compliquée, trop d’absents, des joueurs aux soins, des joueurs qui travaillent de nuit, ou qui ont leurs examens scolaires. On ne rentre pas dans le match et l’entame de match est médiocre, on n’était pas dans le rythme, incapables de se mettre au niveau de l’événement, et plusieurs opportunités gâchées en dans le jeu de puissance, qui nous aurait pourtant permis de rester dans le match.
Dans le deuxième match, on a clairement eu une meilleure approche, le terrain étant mieux adapté à notre jeu. On est parvenu à sortir une prestation collective accomplie, et chaque joueur a rempli ses tâches à la perfection. Un match plein.
Pour le dernier de la saison, on a eu encore une bonne entame de match, schéma respecté, mais Rethel est revenu fort en début de deuxième pour revenir à égalité. On passe plusieurs minutes ou l’une ou l’autre équipe aurait pu marquer, et c’est Martin servi par Karl et Nathan, qui dans sa position favorite met ce but sur le buzzer.

Concernant notre saison, elle a commencé en juillet avec la mise en place d’un projet autour de joueurs se connaissant très bien, expérimentés, et avec une culture de la gagne hors du commun. Le reste, c’est de l’échange, du partage, du travail et du respect, avec les résultats que l’on connaît.
Tous les ingrédients étaient en place pour que la recette fonctionne. Sans oublier le travail de fond de notre président Philippe Dimay, de Murat et Frederick.

 

Les Fous du Bitume peuvent passer à l’inter-saison avec le sens du devoir accompli. Pour certains l’inter-saison sera bien remplie ! Beaucoup seront à Barcelone lors des World Roller Games avec Karl Gabillet en tant que capitaine de l’Equipe de France. Martin Fiala et Josef Karlik seront probablement dans le roster de la République Tchèque (qui reste à confirmer). Frederick Corbeil sera lui à la tête du banc de l’équipe nationale canadienne. Nathan Sigmund représentera les USA.

Jérémy Ferragu: On l’a fait !

Si tout le monde connaît Rethel à travers la France et l’Europe, un autre club a fait parler de lui ces dernières années dans l’hexagone. Quelques parts à deux heures au sud de Paris, pas si loin d’Angers et de Tours, existe un petit club familial construit au départ sur du tarmac, mais qui sans ne jamais oublier d’où il vient, a toujours rêvé d’être grand. Un petit club avec une botte magique à chaque match, son 6e homme. Si sportivement Les Prédateurs de Vierzon n’ont pas toujours fait parler d’eux, tout le monde connaît Vierzon pour son public… Un public de feu, digne de certains virages ultra du Parc des Princes. 

Jouer à l’Entrepose est une expérience unique, car fortement déstabilisant, mais aussi parce que pendant 50 minutes, on se sent comme une star de la NHL. Cette aréna si particulière , qui n’a pas d’équivalent en France, en Europe, et même en Amérique du Nord, a une identité à elle, et sait trembler pour ses Prédateurs !

Après 6 années en étant pensionnaire de la Nationale 1, après être passé très près du titre et de la montée il y a deux ans, après avoir échoué l’an dernier en demi-finale, les vierzonnais ont respecté l’adage, jamais deux sans trois, et la troisième tentative aura été la bonne. Après 21 ans, les Prédateurs réalisent le rêve de ses fondateurs, d’être au plus haut niveau du roller hockey français…

À l’occasion du titre et de cette consécration, on est allé discuter avec Jérémy Ferragu, pur produit de la formation vierzonnaise.

Ligue Elite : alors qu’est-ce que ça fait d’être champion de France ?

Jérémy Ferragu : c’est exceptionnel autant sur l’aspect sportif que sur l’aspect humain. On a accompli un objectif important pour le club ! En fait la médaille et la coupe, c’est important certes, c’est la consécration, mais ce qu’il faut également retenir, c’est l’après
Personnellement, c’est ce qui compte le plus pour moi, les supporters. Ils étaient présents jusqu’au bout de la nuit et on a pu partager ce moment avec eux ! 

On sait d’où on vient et le boulot a été difficile jusqu’ici, mais on est Champion !!

 

L.E : c’est la troisième saison consécutive, où vous faites parties des favoris, est-ce que tu as senti une différence par rapport aux saisons précédentes ? 


J.F : ça n’engage que moi, mais la cohésion était différente cette année. Je pense que cela nous a permis de passer un cap.
Le cadrage de Rodolphe Voyneau, qui est venu apporter son expérience, a également été bénéfique pour le groupe.

 

L.E : est-ce qu’il y avait un mot d’ordre, un objectif clair en début de saison ?

J.F : il n’y avait pas spécialement de mot d’ordre en fait, on avait juste tous le même objectif en tête et une bonne dynamique aux entraînements.

L.E : la saison régulière a été presque parfaite et un sans-faute pour vous, pourtant lors des playoffs, vous vous êtes fait peur à chaque match 1…

J.F : il est vrai que tous les matchs aller des play-offs ont été difficile, mais finalement cela nous a permis de nous remettre en question et de rester concentrer pour aborder les matchs de façon plus sérieuse.

L.E : la saison prochaine vous serez en Élite, qu’est-ce que ça représente pour toi et l’équipe ?

J.F : on va d’abord parler pour l’équipe, et clairement je pense que c’est le rêve de nombreuses équipes et pour nous c’est enfin une réalité, on l’a fait. On peut penser à d’autres choses maintenant.

C’est bien sur une immense joie ! Je ne vous cache pas qu’on a su le fêter comme il se doit. Tous les joueurs font des sacrifices pour ce sport, et récolter la coupe à la fin c’est vraiment la concrétisation d’un magnifique projet. Faut savoir que certains ont commencé sur du béton, il y maintenant presque 20 ans alors que demander de mieux ?

Pour ce qui est du côté personnel, je m’en rendrais compte lorsque que je rentrerais sur le terrain pour le premier match de la saison l’an prochain. J’ai surtout hâte de revoir Baptiste Bouchut (originaire de Vierzon, ndlr) avec qui j’ai commencé ce sport.

Pour finir je veux remercier l’ensemble des personnes présentes et avec qui ce sport et ce club ne seraient rien. Que ce soit les bénévoles, la famille, le staff et les joueurs, je vous remercie, on vous remercie !

On n’est pas champion nous !!

 

RDV l’année prochaine pour assister à des matchs d’anthologies ! Les Rethel contre Vierzon promettent d’être particulièrement animés dans les gradins !

crédit photo: © Olivier Martin

Interview avec Jérome Salley

Samedi se jouera la deuxième partie des quarts de finale des Playoffs 2019. Après une saison compliquée et sportivement difficile pour les Hawks d’Angers, les angevins vont se déplacer dans l’antre des Diables pour une dernière fois cette saison. La logique sportive voudrait que Rethel sorte victorieux de cette série dès son second match. Écrasé lors du premier affrontement (8 – 1, ndlr), mais aussi lors des deux confrontations durant la saison régulière (Match 1 : 9 – 1, match 2 : 8 – 1), les angevins vont vers ce qui se profile comme étant malheureusement leur fin de saison.

Outre une fin de saison pour les Hawks, ce sera certainement le dernier match d’un grand homme qu’on ne peut oublier, le grand Jérôme Salley. Après tant d’années au plus haut niveau, l’ancien international français, champion du monde 2017, raccrochera les bottes pour se tourner vers une vie plus tranquille, mais toujours rimant avec roller hockey.

Ligue Elite : samedi soir, tu t’apprêtes à jouer ton dernier match au plus haut niveau, comment te sens tu ?

Jérôme Salley : 21 ans au plus haut-niveau… Je suis en paix avec le fait d’arrêter, car mon corps me le demande. Par contre, c’est un pincement au cœur de me dire que je ne vais plus jouer à ce niveau.
Je vais essayer de profiter à fond samedi soir comme je l’ai fait tout le long de la saison. À mes yeux, cette saison était pour ça, m’amuser une dernière fois en Ligue Elite.

Comment as-tu vécu cette dernière saison ?

J.S : Je suis satisfait de la finalité sportive pour les Hawks. L’équipe reste en Elite malgré toutes les difficultés de cette saison pour évoluer. J’ai quand même pris du plaisir malgré une fin de saison plus compliqué, mais qui restera anecdotique. 

 

Tu comptes rester proche du sport ou t’en éloigner ?

J.S: Je voudrais rester au contact du hockey, peut-être en joueur avec la N3 ou refaire du hockey sur glace. Je n’ai pas encore vraiment décidé. En tout cas me reposer un peu et profiter de ma nouvelle vie de retraité sportif.
Mais avant tout ça, j’ai un dernier challenge sportif qui sera les championnats du monde Master en juin.

Quels souvenirs tu gardes de ta carrière et de tes années Hawks ?

J.S : Avec 21 années au plus haut niveau j’ai plein de bons souvenirs, avec pleins de belles rencontres humaines. Je suis fier de ma carrière, de mon palmarès et surtout de ce que le sport de haut niveau m’a amené.
Après, si je devais choisir, c’est certainement le titre de champion du monde en 2017, qui reste le souvenir le plus marquant, ainsi que ma décision de venir jouer pour les Hawks il y a 6 ans, qui fut la plus positive de ma vie.

Est-ce que tu as un message que tu souhaiterais faire passer ?

J.S : Oui, je voudrais remercier tous les joueurs avec qui j’ai pu évoluer et les personnes qui m’ont fait confiance pendant cette longue période, mais aussi les dirigeants et bénévoles. On se reverra sans doute autour d’un terrain de roller hockey. Mais surtout, le message le plus important est que le sport n’est qu’un jeu et qu’il faut prendre du plaisir à chaque fois que l’on est sur le terrain…

RDV samedi soir à 20H à la Salle Chausson à Rethel pour ce qui sera sans doute un clap de fin…

 

© Crédit Photo: Samuel Cramet et Marco Guariglia.

Antoine Rage – Retour imminent…

Je n’ai pas joué un match officiel depuis le 13 mai 2018. 281 jours sans un match avec un enjeu dépassant mes simples objectifs personnels. Pourquoi n’ai-je pas joué depuis le 13 mai ? Parce que je me suis blessé, de la façon la plus bizarre qui puisse arriver à un hockeyeur. On était en quart de finale contre Grenoble. La veille, on avait égalisé dans la série en gagnant 1-0 chez nous. Tout est arrivé super vite sur une action des plus banales, je me retrouve avec le bras coincé dans le dos tombant de tout mon poids contre la balustrade.

Verdict : fracture de l’humérus, le nerf radial fortement affecté et donc une paralysie de la main. Dans ma tête je me disais que ça allait guérir vite et que je n’en aurai pas pour très longtemps.

© sport à Caen

Malheureusement la blessure a été plus violente que ce qui était prévu au départ. Avec le nerf atteint, on est passé de 6 mois à 18 mois. D’une façon ou d’une autre, je savais que la saison était finie et que je devais faire une croix sur les championnats du monde à Asiago. J’ai passé l’été et l’automne chez le kiné plutôt que sur un terrain. L’arrêt a eu pourtant un effet positif sur ma vie en me forçant à adopter un rythme de vie différent. Cela m’a permis de prendre conscience que celui que j’avais auparavant n’était pas tenable et ne me satisfaisait pas du tout. Ça a été un automne difficile et une remise en question sur moi-même, mais pour le meilleur j’en suis sûr.

 

« Le fait d’avoir des kinés qui soient aussi des amis m’a bien aidé à rester motivé… »

 

Pour être honnête, la rééducation a été un challenge. Avec un bon travail quotidien avec mes kinés, dont Théo Fontanille, on est parvenu à faire du bon travail. Finalement « seulement » 10 mois, bien que mon coude reste encore un peu instable. Malgré tout, ça reste un processus long et assez imprévisible. Chaque étape fait ressortir une nouvelle faiblesse. Le fait d’avoir des kinés qui soient aussi des amis m’a bien aidé à rester motivé. J’ai toujours été appliqué, assidu et impliqué en tant que joueur, et je pense que ce sont des qualités qui m’ont permis de faire face à cette blessure. J’ai pu reprendre la course à pied dès août, mais tout ce qui a trait au hockey, comme la musculation, le shoot et le patinage, j’ai dû attendre janvier. J’ai passé le mois à m’entraîner tout seul, histoire de reprendre mes marques, de retrouver mes sensations sans la pression de l’opposition. J’ai pris mon temps pour revenir afin d’éviter l’erreur d’un retour précipité. J’ai repris l’entraînement progressivement avec la réserve début février et depuis quelque temps je parviens enfin à faire des entraînements complets avec le groupe Elite. Bon, je n’arrive pas à tout faire pour autant. Certains mouvements restent encore compliqués à réaliser. Mon nerf n’est pas tout à fait remis et ne le sera pas tout de suite.

© sports à Caen

 

Ce week-end sera un bon test. Je joue avec la Nationale 2. J’espère que l’appréhension des chocs sera levée d’ici là car l’entraînement c’est une chose, mais le match ça en est encore une autre dans l’engagement. Le but est de me sentir prêt afin de jouer le quart de finale de Coupe de France contre Grenoble chez eux. Je veux pouvoir apporter un peu de fraîcheur au groupe, à défaut d’être au niveau que je souhaite. Même si j’ai fait le choix de m’écarter du groupe jusqu’à Noël, ce n’est pas pour autant que je ne les ai pas suivis. Concernant l’équipe de Caen c’est décevant car nous ne sommes pas à notre place (6e). Depuis notre montée il y a 3 ans, nous avons du mal à construire une équipe qui puisse performer à la hauteur de nos qualités individuelles. Pourtant en dehors du terrain, on vit très bien tous ensembles et c’est d’autant plus frustrant.

 

« Valentin est individuellement très complet et réussit un très bon début de saison. »

 

Après il n’y a pas que du noir et c’est maintenant que la vraie saison commence avec la Coupe de France et les playoffs.  Il y a aussi des bonnes surprises comme Valentin (Gonzales). Sur le match de ma blessure il marque et depuis il est vraiment performant. Individuellement il est très complet et réussit un très bon début de saison pour un si jeune joueur (2000). Si je devais me comparer à lui je dirais qu’il a bien plus de qualité que moi au même âge. J’espère tout de même l’aider à passer des caps notamment dans ses choix et l’impact qu’il doit avoir sur ses partenaires de ligne. C’est un super garçon qui est très apprécié de l’équipe et qui joue déjà un rôle majeur dans ses performances.

© Marco Guariglia

 

Ça va faire du bien de retrouver le groupe. Même si je ne me mets pas de pression, je me retrouve quand même avec une échéance qui est le stage EDF à Caen, début avril. Ne serait-ce que sur un plan personnel, l’appel de Geoffroy Tijou, puis les retours positifs de mes coéquipiers m’ont fait beaucoup de bien. L’objectif est clairement de faire partie de l’aventure Roller Games. Ce sera la suite de notre titre en 2017. Je veux vraiment en être et je refuse d’être simple spectateur. L’an dernier devait être une année de transition, et finalement l’équipe s’en est très bien sortie. L’expérience acquise et la concurrence qui se mettent en place, devraient permettre à l’équipe d’être encore meilleure cette année.

Enormément de choses à vivre jusqu’à mi-juillet puis on fera les comptes !

Daniel Brabec, Thank you Garges

I have spent the last five years of my life in France. I remember coming here like if it was yesterday. 

Why France? Why Garges?

Like every young Czech ice hockey goaltender, I have played the game fantasizing of becoming the next Dominik Hasek. After several seasons in different part of Czech Republic and some experiences of roller hockeylike in Spain and in the World Championships, my career took a U-turn that I was not expecting…

In 2013-2014, after finishing my ice hockey season with the HC PelhrimovI found myself stock in a situation I did not want to be. I had no reel possibilities to play the game in the upper leagues and there was lot of concurrence. I could have tried a couple more years, but the truth is my breakthrough never happened. I was not part of any Extraliga’s team prospect pools, and I had no support from any team in the upper echelons. Only my dad was sponsoring my dream. He helped as much as he could while it was possible. Thanks to him I was able to live comfortably and focus only on my hockey. But I had no desire to go on this way. I did not want to wake up at 35, playing for the same team in the same beer league with a job that I hate. 

At that timeI already had a name in roller hockey. So I decided to try it out to see what was out there. We were in August 2014, I just came home from Toulouse, France, and the 2014 FIRS World Championship. I realize now how late it was to try find a spot in August, and I know I got lucky on this one. My year in Spain was pretty awesome, but I wanted to test out something that looked better and where the level was higher. I knew that the French Ligue Elite was considered the best league in Europe and in the World, so this is where I tried to land. I contacted five teams, and the 5 of them, rejected me… Rethel included

Black Ghost

A little bit stressed, I contacted the FMT media group to see if they could help out. We got to know each other at the Worlds in Toulouse during the summer. After a couple of days, they came back to me and presented me for this team that won the N1 championship (the second tier in France) and won their ticket to the Ligue Elite. They needed a new goaltender and after some phone talks and text messaging with Erwann Rousseau (a goaltender in Garges), I had an offer that I decided to accept. 

August 2014, I was officially a Tigres de Garges and I was about to play my first season in France.

It is quite fantastic how things pan out time to time, because I was announcing the news to one my Czech buddy, when he told me that he, too, was about to play in France… Inevitably, I was thinking to myself, what about playing together? So once again, we found ourselves in discussions with Erwann and the team, and not long after we were officially teammates. You know that I am talking about Martin Fiala ! It was not over yet. Both of us started to talk to David Sem, and we managed to convince him to come in France to play with us. In just a couple of days, we made Garges, this new Elite team so much stronger. 

The energy in the locker room was unbelievable. Everything was working and I knew deep down that this year was about to be special. 
And it was. This first year was so special for so many reasons. Most of the players we had on the team, initially came from N3, which is the 4th tier in France. The guys managed to improve and raise their level of play and competitiveness year after year to go all the way to the Ligue Elite. Now that I know pretty well the world of French roller hockey, I know how tough it is to accomplish such rise. And to be honest, one of the first thing that awe-struck me, coming in France was that the guys were only training twice a week At leastGarges put us in ideal conditions. We had everything we needed to train as much as we wanted to.
The team, Martin, David and I, were like kids discovering our new toy. Three new foreign players, Baptiste Bouchut came in as well… The excitation was all over the place.
For us, it was our first year, but we were not there just to be acting parts. We wanted to be among the main actors. We wanted to win something. When I think about it, this energy carried us the entire season. We finished second in the standings in our first year, which was definitely an accomplishment, but the best was that we managed to beat Rethel; it was the climax of the season. We were the first team to beat Rethel in two years. We were proudwe knew we did something great, something huge. Our season was not just a fluke. 
Unfortunately, our season ended in the Playoffs semi-finals. We lost against Angers for pretty much nothing. Anyway, our season was very successful, and we all kept nice memories of it. 

Sami Oueslati

Let’s jump to my second season. After the first seasonwe knew we had everything to win. We could go all the way. However, nothing came as we wanted and my second season was a disappointment for me and my teammates. We lost in the quarterfinals against a good Paris XIII team. As I remember it, we played Paris at least four times this year and we won pretty much everyone of them without any hurdles. But this time we lost. The most important game we managed to lost. I don’t want to give any kind of excuses but the week before I had kind of injured Martin at practice and then the day after I had gotten sick I came into the game not feeling great, and I got scored on six times. One of the worst games ever. We lost and I was not happyI did not feel great about it and the season in general. I knew we had the team to go far, but we did not. 

Paris surprised everyone, and they lost in three games against Rethel, which was definitely not expected, so good on them, great job. 

 

Next season, 2016-2017, my third season in France. To be honest it was a pretty good one despite winning nothing. Julien Thomas (one of the best D out there) signed with Garges from Rethel ; Adam Pribyl, another young Czech came in as well and Maxime Langlois finally reached his full potential and for me Max is clearly the best French player right now. We played the European League, and we lost in the Final against Rethel. We went all the way to our first Ligue Elite finals, and we lost again against Rethel. Okwe lost, but we lost in finals. We were happy with our journey. We were proud. Deep down we knew there was only one more step, only one team to beat and to beat that team we knew we had to play the perfect game to win this cup we wanted so bad. There were no more excuses now, the experiencewe had it. Two finals lost against Rethel, it was out of question to lose a third one. Third time’s a charm.

 

VH Shots

June 2018… That’s it. I am a Ligue Elite champion. I have won the pinnacle of French and European roller hockey. We beat Rethel. We are finally crowned. 4 years to get there. As many years it took Garges to climb the French roller hockey ladder all the way to the Ligue Elite. 

But let’s jump back to the beginning of the season. One of the first big news was that after Julien Thomas, Karl Gabillet decided to try his luck with Garges and his buddy Julien. Karl was one of the top players in France. Best scorer, two years in a row with Rethel. Max (Langlois) and Karl were used to play together in the French national team. With this addition we knew we had the teamwe had all the pieces in place to get the job done. 

We did it! It was really important for us and especially for Hervé Langlois. Hervé is the father of Maxime and Guillaume and is the president of the Tigres de Garges. He is the one who gave me a chance to realize some of my dreams. He is the one, who made it happen for Martin and me. We wanted this cup so bad for him. We wanted to make him proud, and we were not alone. Julien, Karl, the Sorres’ brothers, Max, Guillaume, we all did it for him. To see the tears in his eyes when he lifted the cup was magic, it was a blessing

Why Rethel?

To be honest, at the end of the seasonI was very tired. If you count the 2017 Roller Games in Nanjing, I had completed two entire seasons playing in eight major competitions without a break. I was tired as hell and the inevitable happened. I got injured. The first serious injury of my career. I found myself in a standstill waiting for surgery, but nothing came. For some unknown reasons, everything became complicated for me to get the surgery I needed. I had to cancel my plans and got forfeit for the 2018 Sparta Cup as well as the 2018 World Championship. I flew back to Czech Republic to receive the appropriate surgery and treatment and it pushed everything away, my rehab and therefore the beginning of the season. I felt so much alone and abandoned at that time
Talks about my contract extension had happened with Garges prior to the finals. I wanted to stay. I was ready to stay for less. But at the same time, I knew that Rethel was waiting on me. The first time that Rethel came with an offerI pretty much said no right away. But they kept trying and asking for me. My injury speed up the whole process. Garges is a nice and family-driven team, but not professional enough to handle correctly the injury I got. I had been in France for 4 years and when they were supposed to work on my insurances and documentsI had to wait a week and another week and another week again. I have lost my World Championship with my country because of this. MoreoverI knew that it was about to be complicated for them to resign everyone of us. When Rethel came back, it was impossible to say no to their offer and I signed it

Writenow Falun

TodayI am a Diable (a Devil), but I don’t forget the years spent in Garges. Hervé is one of the nicest people that I have met in France and in my life in general. It was an honor to play for him and to win the championship for him. He was like a second dad to me. I will always be there for him. He and his family were amazing to Martin and me. They helped us so much, taught us the French way of life and the language. I am thankful to Guillaume especially, who had to handle some of the troubles we had with Martin. I want to thank my teammates in Garges. You are a great team. I want to thank my fans who have been there at every game. Today some of you are among my friends and I deeply care about you. 

Now it is time for me to turn the page and look forward to the next seasons in Rethel, where I have found a second family.

 

Thank you the Langlois, Thank you Hervé… Thank you Garges

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Daniel Brabec #41

Daniel Brabec: Merci Garges

Maintenant 5 ans que je suis en France. Je me souviens de mon arrivée comme si c’était hier…

Pourquoi la France ?  Pourquoi Garges ?

Comme tout jeune tchèque, j’ai fait mes classes dans le hockey sur glace en idolâtrant le Jaromir Jagr des gardiens tchèques, Dominik Hasek. Après plusieurs saisons jeunesses aux quatre coins de la République Tchèque, et quelques expériences en Roller Hockey, notamment en Espagne et aux mondiaux, ma carrière a presque pris un virage à 180°.
En 2013-2014, après avoir fini ma saison avec le HC Pelhrimov, je me suis retrouvé dans une impasse avec aucune réelle opportunité de jouer dans les catégories au-dessus. Je ne faisais pas parti des espoirs des grandes équipes de la ExtraLiga et la concurrence était féroce. En plus, j’étais sans soutien financier quel qu’il soit. Seul mon père finançait mon rêve. Il m’a aidé comme il pouvait en me permettant de vivre convenablement en parallèle du hockey. La réalité était plutôt simple. Il était hors de question pour moi de continuer ainsi. J’avais trop peur de me réveiller à 35 ans avec un job pour lequel je n’avais aucun intérêt et jouer pour la même équipe et la même beer league et me dire: « J’ai raté ma vie ».

À cette époque, mon nom circulait déjà dans le monde du Roller hockey et avec aucune réelle opportunité en glace, j’ai pris le pari de tenter ma chance en roller. On est en août 2014. Je rentrais à peine de France et des Mondiaux à Toulouse.
Aujourd’hui, je me rends compte qu’août, c’est quand même très tard pour tenter de trouver un spot dans une équipe… J’ai quand même eu de la chance lol. Mon expérience espagnole était plutôt cool, mais je voulais tenter un niveau au-dessus et je savais très bien que seule la Ligue Elite proposait un niveau supérieur. Du coup, j’ai contacté 5 équipes et heureusement les 5 m’ont refusé, Rethel inclus…

Black Ghost

Un peu stressé, j’ai contacté la FMT avec qui je m’étais lié d’amitié à Toulouse. Ils ont essayé de m’aider comme il pouvait et puis après quelques jours, ils sont revenus vers moi en me parlant d’une équipe qui avait remporté le championnat N1 et qui du coup monté en Elite. L’équipe avait besoin d’un gardien et après plusieurs discussions au téléphone avec Erwann Rousseau, j’avais une offre quelques jours après. Le contrat était signé dans la foulée.

Août 2014, je suis officiellement un Tigre de Garges, et je m’apprêtais à vivre ma première saison en France.

Le hasard fait bien les choses, il paraît. Alors que j’annonce la nouvelle à un de mes amis, il m’annonce que lui aussi a prévu de jouer en France. Forcément, je me dis: « pourquoi pas jouer ensemble ? » L’idée gamberge et deux, trois discussions plus tard avec Erwann et les Tigres, et ce même ami devient officiellement mon coéquipier. Je parle bien sûr de Martin (Fiala). À nous deux, on a réussi à convaincre David Sem de venir et en très peu de temps, on a réussi à rendre cette nouvelle équipe Elite encore plus forte.

L’énergie dans le vestiaire était hallucinante, tout se passait bien et je savais que ça allait être une année spéciale.

Cette saison a été tellement dingue et ça pour tellement de raisons différentes ! La plupart des joueurs venaient de la N3 à la base. Les gars ont réussi d’année en année à élever leur jeu et leur niveau pour arriver jusqu’en Elite, ce qui m’avait plutôt impressionné à l’époque. Maintenant que je connais mieux l’univers du Roller Hockey français, je me rends compte à quel point c’est dur de réaliser une ascension de ce genre. Je dois dire que j’ai été assez surpris quand j’ai vu que les français s’entraînaient que deux fois par semaine. Heureusement, Garges nous a mis, Martin et moi, dans des conditions idéales. On avait de quoi faire et le temps pour s’entraîner à notre envie.

L’équipe était surexcitée, on était tous comme des gamins qui découvraient notre nouveau jouet. 3 nouveaux étrangers, l’arrivée de Baptiste Bouchut L’excitation était palpable.

Pour nous, c’était notre première année et on ne voulait pas faire juste de la figuration, on voulait aller décrocher quelque chose, on voulait réussir notre saison. Quand j’y repense, c’est cette énergie qui nous a portés tout au long de la saison. On finit deuxième dès notre première année. On s’est même permis de battre Rethel. C’était le climax de la saison ! Le pompon sur la Garonne ! On était les premiers à faire tomber Rethel en presque deux ans… La fierté était là, on avait réussi notre exploit ! On avait clairement réussi notre saison.

Malheureusement, les Playoffs ont eu un goût amer. On perd en demi-finale contre Angers pour pas-grand-chose.

Malgré tout, notre saison était excellente et on en a tous gardé des étoiles plein la tête…

Bulldog’s Factory

Fast forward à la deuxième saison, on avait l’envie d’aller tout gagner. On savait qu’on pouvait le faire et qu’on avait l’équipe pour le faire. Pourtant, ma deuxième saison a été un échec, autant pour moi que pour l’équipe. On perd en quart de finale contre Paris XIII. Je crois qu’on joue à peu près 4 matchs contre eux cette saison et on les gagne tous sans trop de difficulté, et là le match le plus important, on se trompe de match et on perd. Sans vouloir donner des excuses, la semaine d’avant je blesse Martin à l’entraînement et le jour d’après je tombe malade. 6 buts encaissés… Je n’étais pas fier de moi, vous pouvez me croire.

Bon après, Paris va jusqu’en finale et surtout, décroche un match trois. Leur place en finale, ils la méritaient !

2016-2017, ma troisième saison en France. Cette troisième saison fut plutôt un succès. Julien Thomas (l’un de mes meilleurs défenseurs) arrive de Rethel, Adam Pribyl arrive lui aussi pour jouer sa première saison en France. Maxime (Langlois) va jusqu’au bout de son potentiel et pour moi, il est clairement le meilleur joueur français. On joue la European League et on perd en finale contre Rethel. On va enfin en Finale de la Ligue Elite et on perd… Bon, ok, on perd, mais on perd en finale. On était quand même content de notre parcours. On en était fier. On savait très bien qu’il n’y avait plus qu’une marche, plus qu’une équipe à battre. On savait au fond qu’il nous fallait le match parfait pour remporter ce titre qu’on convoitait tant. L’expérience était là… 2 finales perdues contre Rethel. Il était hors de question d’en perdre une troisième…

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VH Shots

Juin 2018… Je suis Champion de la Ligue Elite. On a battu Rethel, enfin ! On est sacré Champion. Il nous aura fallu 4 saisons. Autant de saisons que l’ascension de Garges en Elite.

À l’intersaison, on a appris l’arrivée de Karl Gabillet dans notre équipe. Après Julien, c’était le deuxième joueur de Rethel à faire le saut. Maxime et lui se connaissaient déjà bien avec l’Équipe de France. Pareil, on savait qu’on pouvait gagner, on avait tous les éléments pour aller au bout de cette saison et on a réussi à le faire.

Cette coupe, ce championnat, on le voulait pour Hervé. Tout le monde s’est battu pour ce championnat. On voulait rendre fier Hervé. Il nous a donné notre chance à Martin et moi, et on l’a fait pour lui. On n’était pas les seuls. Julien, Karl, les Sorres, et ses enfants, Guillaume et Max. Voir ses larmes quand il a eu la coupe dans les mains, c’était magique…

Pourquoi Rethel ?

Personnellement, à la fin de cette saison, je me suis senti profondément fatigué. Avec les Roller Games à Nanjing, je venais de boucler deux calendriers entiers avec 7 compétitions majeures sans jamais prendre le temps de faire une pause. J’étais rincé. Et ce qui devait arriver, arriva. Blessure… La première sérieuse de ma carrière. Immobilisé pendant des semaines, j’ai dû faire une croix sur la Sparta 2018 et surtout, j’ai été contraint d’être forfait pour les Mondiaux 2018. Il fallait que je me fasse opérer et pour je ne sais trop quelle raison, tout a eu l’air de se compliquer… Il a fallu que je retourne en République Tchèque pour me faire opérer. Ça a tout repoussé et j’ai vu le début de saison s’éloigner de plus en plus. Je me suis senti un peu abandonner à ce moment-là… 

Avec Garges, on avait entamé les discussions de prolongation un peu avant la finale. Je voulais rester, j’étais prêt à rester pour moins. De l’autre côté, j’avais Rethel qui me faisait du pied. La première offre de Rethel, je l’ai refusé pour être honnête. On n’avait encore rien discuté avec Garges à ce moment-là. Ma blessure a un peu tout précipité. Garges est une équipe familiale, mais pas suffisamment professionnelle pour avoir les capacités et l’expérience de gérer ce qui m’est arrivé. En plus de ça, je savais plus ou moins que ça allait être compliqué pour Garges de nous garder tous et à un moment donné, Rethel est revenu à la charge. Cette fois-ci, je n’avais plus de raisons de refuser. J’ai accepté leur offre… 

Writenow Falun

Aujourd’hui, je suis un Diable, mais je n’oublie pas mes années passées à Garges. Hervé est l’une des plus belles personnes que j’ai rencontrées en France et dans ma vie. C’était un honneur de jouer pour lui et de remporter le titre pour lui. Il a eu un rôle de père pour moi, il a été mon papa à Garges. Je serai toujours là pour lui. Lui et sa famille, on était incroyable. Ils m’ont tellement aidé lorsque je suis arrivé en France. L’apprentissage de la langue, les coutumes françaises, tous ça, c’est grâce à eux. Je remercie aussi Guillaume qui nous a bien aidés au début. Je crois qu’on lui en a fait baver parfois avec Martin. Je veux remercier tous mes coéquipiers là-bas. Vous êtes un beau collectif, une belle équipe. Je veux remercier les fans, qui ont été présents à tous les matchs. Aujourd’hui certains d’entre vous, êtes mes amis et je tiens à vous. 

Maintenant, je me tourne vers mes prochaines saisons à Rethel, où j’y ai trouvé une deuxième famille et les gens y sont aussi parfaits et accueillants que vous.

Merci les Langlois, Merci Hervé… Merci Garges

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Daniel Brabec #41

3 questions avec… Charles-Edouard Dammann

Après Paris, on s’arrête à Grenoble pour rencontrer Charles-Edouard Dammann ! Champion de France N1 en 2013 avec Aubagne, Charles-Edouard n’a pas quitté l’Elite depuis, partageant les saisons suivantes entre Grenoble et son club d’origine Aubagne. Aujourd’hui Yeti’s, Charles-Edouard partage son temps entre joueur et entraîneur pour les Yéti’s Grenoble.

 

Tout au long de ta carrière tu as fait pas mal de va-et-vient entre Aubagne, ton club d’origine, et Grenoble, est-ce que tu peux nous parler de tes meilleures années à Aubagne et de tes années Elite à Grenoble ?

C.D: C’est vrai que j’ai fait des « aller-retour » entre Aubagne et Grenoble ces dernières années, mais à chaque fois pour des raisons différentes. Mon premier départ d’Aubagne a eu lieu, car j’en avais besoin pour découvrir autre chose dans le roller hockey à haut niveau, une autre culture, une autre manière de s’entraîner et goûter au haut niveau de mon sport, mais aussi également, car j’avais besoin de changement dans mon quotidien qui devenait un peu routinier. Cette première année fut excellente humainement, le sportif fut un peu plus compliqué vers la fin, ne faisant pas les efforts nécessaires, je ne jouais quasiment pas. 
Après, je suis retourné à Aubagne pour mes études, en grande partie pour être dans un cadre que je connaissais afin d’avoir ma licence tranquillement. Dans tous les cas, je serai revenu à Aubagne pour être auprès de ma Maman qui était malade. Cette année fut horrible sportivement (1 victoire) et également humainement dû à des soucis personnels. Désormais, à Grenoble, j’ai tout ce qu’il me faut pour m’épanouir humainement et sportivement pour être heureux. 

Mon meilleur souvenir avec Aubagne est clairement le titre de champion de France N1 en 2013 avec l’accession en élite ! C’était une saison tellement magique avec un groupe soudé et des play-offs exceptionnels jusqu’à la victoire à Toulouse ! On était même allé à Carpentier cette année-là ! C’était une saison dingue ! 

Le championnat Élite est vraiment d’un excellent niveau, chaque année en hausse avec l’arrivée de nouveaux joueurs étrangers, mais aussi les joueurs français obligés de hausser leurs niveaux de jeu pour concurrencer les étrangers. C’est une source de motivation énorme de jouer en Élite ! 

Malgré aucune convocation en Équipe de France, tu as une expérience internationale très riche ! 

C.DChaque année, j’essaye de faire le plus de tournois possibles. Que ce soit en France ou à l’étranger. On peut jouer avec des amis de différents horizons et c’est sympa. Cela fait 4 ans d’affilée que je participe à la Sparta Cup en Espagne, le niveau est vraiment bon et cela permet de jouer en totale décontraction avec les amis et de profiter à fond. J’ai aussi fait NARCH il y a 2 ans à Toronto, c’est une expérience énorme, pouvoir voir une autre culture, un autre style de jeu, c’est vraiment plaisant. J’ai aussi fait des tournois en Allemagne et en Italie, à chaque fois, c’est des expériences différentes, que ce soit humainement ou sportivement à chaque fois donc ça reste super positif ! Et puis j’adore voyager donc pouvoir allier deux passions, c’est parfait !

Concernant l’EDF, je n’ai jamais été convoqué pour un stage que ce soit en jeunesse ou en senior, juste une fois en aide l’année dernière sur une journée à Voiron. C’était très sympa, c’est différent de voir des joueurs que l’on côtoie pendant l’année en adversaire dans un autre cadre, de voir comment ils travaillent aux entraînements et voir leur approche du haut niveau. C’était très plaisant et enrichissant.

Quand tu n’es pas joueur, on te voit souvent arborer la casquette de coach, qu’est-ce qui te plaît là-dedans ?

C.D: Depuis tout petit au club d’Aubagne, j’aime beaucoup encadrer des stages ou même des entraînements. Un jour, ma mère a vu que je prenais du plaisir à faire ça et elle m’a conseillé d’essayer de faire des entraînements puis après de coacher une équipe. J’ai donc essayé avec Aubagne puis ici à Grenoble avec les cadets.

Je joue depuis presque 15 ans au roller hockey, je pense avoir beaucoup d’expérience à transmettre aux jeunes ! Que ce soit aux entraînements et en match !
C’est une sensation différente, tu as une influence sur le jeu sans jouer. J’essaye de faire attention à chaque petit détail dans un match pour permettre à mes joueurs d’être dans des conditions optimales quand ils rentrent. De pouvoir partager ces moments avec des jeunes qui te font confiance et qui croient en tes choix, c’est une énorme satisfaction personnelle. Je ne pense pas être le plus strict des entraîneurs, mais quand il faut élever la voix, je sais faire aussi. L’année dernière avec les cadets de Grenoble j’ai vécu des moments géniaux, des moments uniques avec eux que je n’oublierais jamais ! Le but étant de faire mieux cette année ! J’ai également coacher la N2 à certains moments quand j’étais blessé et à chaque fois les joueurs appréciaient beaucoup mes choix et mon coaching. C’était une reconnaissance et cela fait plaisir.

#
18
Nom
Charles-Edouard Dammann
Nationalité
fra France
Position
ARRIERE
L'équipe actuelle
GRENOBLE
Anniversaire
13 juin 1992
Age
27
© Writenow Falun, © Sandrine Farge