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Frustré contre Vierzon, Paris se tourne vers Angers

Samedi soir, les Corsaires reçoivent les Hawks d’Angers dans un match qui s’avère déjà être très important.

Les deux équipes sont les seules à ne pas avoir pour le moment glané un point depuis le début de saison. 7 défaites de chaque côté et un bilan offensif et défensif presque identique. Paris a marqué 11 buts pour 47 encaissés, alors qu’Angers a trouvé le fond du filet par 13 fois, mais en a encaissé 51.

Epernay a de son côté remporté déjà deux matchs et peut se permettre de voir les choses venir de façon plus sereine. À la vue de la physionomie actuelle de la saison, les matchs Paris, Angers ont déjà l’air d’une finale aller-retour et ce samedi amènera son lot de pression.

Samedi dernier, contre Vierzon, Paris a perdu sur un douloureux 7-1 contre Vierzon. Les Corsaires commençaient pourtant bien le match avec le premier but et une bonne possession de palet en première période. Charlie Godano revient sur ce match et sur ce prochain match contre Angers.

On a toujours le problème de ne pas marquer de buts et du coup, on ne concrétise pas nos temps forts ! Et là, ça s’est beaucoup ressenti, parce qu’on les met vraiment en difficulté en première période, mais on ne marque pas et eux sont très efficaces ! C’est très frustrant, parce que le score est sévère et ne reflète pas vraiment le match. On paye très cher notre manque de réalisme.

 

Le match de samedi est dans la tête de tous les joueurs et l’un des sujets de discussion principal.

C’est en effet un sujet de discussion, mais la motivation est toujours là. On cherche maintenant à avoir une récompense de nos efforts fournis. Mais un peu comme Angers, qui est dans la même situation que nous !

Angers dans le dur

Après 5 journées, les Hawks d’Angers pointent à la dernière place avec 0 point inscrit et un malheureux -33 au goal-average. Depuis l’an dernier Angers se trouve au milieu d’une descente au enfer qui fait peine à voir. Club historique du roller-hockey français, les Hawks ont tout connu, le succès en Elite et en Coupe de France.

Malgré une situation tendue pour le collectif angevin, l’espoir est toujours là et c’est l’entraîneur-joueur, Jeff Ladonne, qui porte ce nouvel espoir.

Début de saison compliqué

Jeff Ladonne: On est là où on s’attendait être. On sait d’où on vient et où on va. J’ai un groupe qui découvre l’élite pour 70% de l’équipe, et avec une moyenne d’âge de 22 ans, 16 pour le plus jeune. L’équipe travaille à l’entraînement et progresse bien. On n’a pas de chance avec un effectif réduit par des blessures ! On a pas à rougir de nos prestations face aux concurrents de tête, les gars n’ont rien lâché et ont joué présence après présence dans l’idée d’apprendre face à de telles équipes !

Il n’y a rien à dire sur le déplacement à Grenoble, l’effectif était très réduit et l’équipe s’est battue avec ses armes jusqu’au bout. On a quand même des petits regrets contre Garges et Vierzon, où le manque d’expérience s’est énormément fait ressentir. C’étaient nos deux premiers matchs de la saison et la découverte de l’élite pour la plupart de l’effectif. C’est en perdant qu’on apprend de nos erreurs. Je suis content du travail fourni par l’équipe et la progression est là. Maintenant, il va falloir transformer tout ça en victoire.

Comment le groupe vit ce début de saison?

Il est très soudé dans la lutte pour le maintien et il vit très bien au quotidien.

 

Toi qui a connu la saison « presque » parfaite d’Angers il y a de cela 3 ans, comment tu vis ces saisons compliquées?

Dans toutes compétitions, il y a un premier et un dernier, des favoris et des outsiders. On est aucun de ceux-là ! On est des rescapés ! L’ancien bureau et directeur ne voulaient plus d’élite, mais juste une Nationale 2. On a monté une équipe de bénévoles (que je félicite et remercie) pour se battre et survivre en montant un projet stable financièrement en repartant de zero. On a la chance d’avoir Sébastien Marpeau (merci Sébastien), qui a soutenu ce projet et qui est devenu le nouveau président des Hawks. À partir de ce point là, on a essayé de recruter, mais il faut avouer que c’était trop tard et donc difficile. L’équipe élite remercie toutes ces personnes, qui oeuvrent pour que les Hawks Elite version 2019 puissent exister. Qu’on soit en haut ou en bas du tableau, rien n’est facile pour personne, on est bien conscient que ça sera compliqué et que personne nous fera de cadeau. Et les joueurs qui forment cette équipe ont accepté de relever ce défi fou et je les remercie personnellement.

 

Après 5 journées jouées quel est ton ressenti sur le classement et le début de saison? des surprises ou déceptions?

Quand je regarde le classement, chaque équipe est à sa place, on a un championnat d’en haut, du milieu et du bas. Il n’est pas significatif aujourd’hui. Il peut se passer plein de choses encore et je pense qu’Anglet sera plus haut à la fin de la phase aller. Tout comme nous !

 

Crédit photo: © Adrien Fréville

Entretien avec Karl Gabillet

En regardant le classement général après 4 journées, la position de Villeneuve est parfaite. Invaincu et à égalité avec Grenoble et Rethel en glanant 12 unités, l’équipe affiche un goal average de +18. Le bon point revient au bloc défense et gardien, qui n’affiche que 7 buts encaissés ; au même niveau que les Diables… L’équipe n’a connu aucune réelle difficulté pour le moment et s’est retrouvée à jouer son premier test de la saison contre l’équipe promue, les Prédateurs de Vierzon… Un scénario qui n’était pas forcément prévu.

On a profité de ce dernier match pour interviewer l’international français Karl Gabillet.

Rédaction: Début de saison parfait pour Villeneuve. Est-ce que ça était un début de saison facile ? Est-ce que tu penses qu’il manque encore quelque chose ?

Karl Gabillet: ce n’est pas forcément un début de saison parfait, loin de la même. Si les matchs sont en notre faveur, l’équipe est en construction perpétuelle pour trouver les lignes parfaites en vue des playoffs. Toute la saison régulière n’est qu’un rodage pour être fin prêt pour les phases finales. On dit toujours, le plus dur, ce n’est pas d’être champion, mais d’y rester. On a un réel défi cette saison. Grenoble affiche enfin une équipe, qui peut être champion. De notre côté, le recrutement a plutôt été bon cet été, mais maintenant faut trouver les bonnes associations et d’expérience, on sait très bien que les meilleurs joueurs du monde ensemble ne font pas forcément la meilleure équipe…

Vous n’avez pas joué encore contre vos concurrents directs comme Rethel et Grenoble, mais le match à vierzon s’est avéré être un premier test, tu t’attendais à un tel dénouement contre Vierzon?

 

KG: Le match à Vierzon a été un réel bonheur à jouer. C’est vrai que nous ne sommes plus habitués à ce genre d’ambiance et on peut dire que ça nous a un peu perturbé en début de match. Vierzon joue très bien les contres. Je suis très content que cette équipe évolue maintenant dans la Ligue Elite. Ils le méritent. Ils ont le niveau pour et le public pour. Leur terrain est pour moi parfait avec des roues neuves. On peut dire que nous avons été très bien accueillis.

Comment vois-tu le début de saison des jeunes comme Théo Issenhuth, Louis Allo et Matteo Mahieu, ainsi que les arrivées nouvelles de PJ Kavaya et Antoine Rage?

 

KG: Les trois sont de très bons jeunes et impliqués. Ils pourraient devenir des joueurs très solides en Ligue Elite. Mais pour ça, il faut qu’ils restent concentrés et à l’écoute. Ils ont la chance d’avoir des joueurs très expérimentés avec eux. C’est à eux d’en profiter. Pour l’instant en tout cas, tout se passe bien.
Pour PJ et Antoine, c’est un vrai bonheur pour moi. Ce sont des joueurs que je connais depuis longtemps et que j’apprécie énormément. Ça nous donne une profondeur de banc qui est largement supérieur à l’année dernière et le point positif, c’est que ça crée une concurrence plus rude en interne. Ça se sent à l’entraînement et sur le terrain.

Pour l’ambiance du vestiaire, PJ, c’est une valeur sûre. Quant à Antoine, le retrouver de temps à autre en power play, c’est super top.

L’équipe est là, le nouveau sol est là, maintenant, il faut faire monter la sauce et qu’elle prenne.

 

crédit photo: © World Inline Hockey

Hugo Vitou: ça pique…

2 matchs joués, et deux défaites pour les Corsaires de Paris XIII. Au-delà d’un début de saison compliqué, le plus alarmant est que l’équipe n’a toujours pas trouvé le fond du filet. Hugo Vitou revient sur ce début.

 

2 match 2 défaites, mais surtout pas de but? Est-ce que tu t’attendais à un début de saison comme ça?

Oui, c’est sur, ça fait mal au moral… Compliqué de s’attendre à un tel début de saison, mais c’est comme ça. On a tout de même appris de ces deux matchs et on va monter en puissance avec le temps ! Si on regarde bien, ce sont des erreurs bêtes, qui nous coûtent des buts et surtout la discipline qui nous tue. Il va falloir travailler d’avantage là-dessus.

Vous affrontez deux poids lourd de la Ligue dès le départ, est-ce que tu sens qu’il y a eu une différence entre les deux matchs?

Un match n’en est jamais un autre comme on dit. Les deux matchs étaient différents à jouer et oui, ce n’est pas forcément le meilleur tableau pour un début de saison, mais il est comme ça et on apprend de nos erreurs ! Au final, on retrouve beaucoup de positif pour pouvoir avancer ensemble, car on garde un groupe soudé et avec une envie de progresser ensemble.

Prochain match à domicile contre Caen, tu penses que c’est un match plus abordable pour vous? Quel est votre objectif?

Plus abordable? Cela ne veut rien dire pour moi. Caen est une très bonne équipe, qu’on a l’habitude d’accrocher, mais ça reste un gros match à jouer et il serait temps d’ouvrir le compteur. On attend tous ce match avec impatience. L’objectif est simple, une victoire à domicile pour lancer le groupe et se dire qu’on en est capable.. parce que c’est le cas et je crois en cette équipe !

 

crédit photo: Philippe Durbet - Metro-sports.fr

Vierzon rentre dans la cour des grands

2e match et première victoire pour les Prédateurs de Vierzon.

 

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour voir les Prédateurs enregistraient leur premier succès en Elite. Ce samedi, les vierzonnais sont allés triompher des Hawks d’Angers chez ces derniers, sur le score de 5 à 1.

« C’est une première victoire qui soulage, nous confie Aurélien Tricaud. On a fait un très bon match et on a eu de bonnes phases de jeu. »

Vierzon s’inscrit vite sur la feuille de match grâce à la première réalisation de Jakub Novak à la 8e minute de jeu. Puis le jeu se pose. C’est Yves Perrot, pour Angers, qui vient offrir l’égalité aux siens en tout début de seconde. Une fois de plus, le jeu se pose, avant que le festival Jakub Novak se mette en place, délivrant 3 autres buts en l’espace de 3 minutes et clouant le match pour les Hawks.

Pour Aurélien, la victoire est importante, mais sait que ce n’est pas la même équipe qu’ils ont pu rencontrer dans le passé. « On a perdu à Carpentier il y a deux ans, mais là, c’est diffèrent, car ce n’est plus la même équipe en face« , il nous explique.

« On ne savait pas si on allait gagner, mais on ne vient pas faire du tricot (jeu de mot…ndlr), on veut montrer qu’il faut compter sur nous, rajoute-t-il. Avec Angers, on joue clairement le maintien. »

Tous les points et matchs seront joués à fond. Tous les points sont bons à prendre. On a la chance de vivre un sport, où tout peut arriver et les surprises existent. On nous a critiqué en disant que nos étrangers étaient restés en Espagne à la suite de notre premier match contre Anglet, là, ils prouvent tous que non et qu’il faut compter sur nous.

Trophée Ligue Elite 2019: Martin Fiala MVP !

L’international tchèque Martin Fiala remporte le titre de MVP de la Ligue Elite cette saison. La Liste complète des trophées juste en dessous.

Pour la neuvième année consécutive, les trophées individuels de la Ligue Elite ont été décernés. Issus des votes des entraîneurs et des capitaines de chaque équipe, ils honorent les joueurs s’étant particulièrement illustrés.

Cette saison, c’est Martin Fiala qui s’illustre. On connait très bien le tchèque pour sa capacité à marquer presque sur commande et il n’a pas dérogé à la règle cette saison. Si il finit second des pointeurs avec 55 unités, 3 points derrière Zack Pettersson, et à égalité de buts avec ce dernier (37, ndlr), Fiala aura été intraitable lors des match clés de cette saison ! Lors du Final Four à Carpentier, il réalise le hold-up avec 8 buts en deux matchs et ressort MVP incontesté ! En Finale de la Ligue Elite, le joueur de Villeneuve réalise une performance tout aussi impressionnante, couronnée par le but vainqueur à 1 seconde de la fin du match !

© World Inline Hockey

Meilleur Joueur 

1- MARTIN FIALA (Villeneuve)

2- Nathan Sigmund (Villeneuve)

3- Maxime Langlois (Garges)

Palmarès : (2018: Marek Loskot, 2017: K. Gabillet, 2016 : K. Gabillet, 2015 : D. Brabec, 2014 : T. Noe, 2013 : P. Sebek, 2012 : G. Tijou, 2011 : K. Gabillet, 2010 : B. Ladonne)

Meilleur Avant

1- MARTIN FIALA (Villeneuve)

2- Karl Gabillet (Villeneuve)

3- Zack Pettersson (Rethel)

Palmarès : (2018: Marek Loskot, 2017: K. Gabillet, 2016 : K. Gabillet, 2015 : N. Sigmund, 2014 : T. Noe, 2013 : J. Lapresa, 2012 : K. Gabillet, 2011 : K. Gabillet, 2010 : B. Ladonne)

Meilleur Arrière

1- PATRIK SEBEK (Rethel)

2- Maxime Langlois (Garges)

3- Nathan Sigmund (Villeneuve)

Palmarès : (2018, 2017, 2016, 2015 : P. Sebek, 2014 : PJ Kavaya, 2013 : T. Kane, 2012, 2011, 2010 : G. Tijou)

Meilleur Gardien

1- JOSEF KARLIK (Villeneuve)

2- Daniel Brabec (Rethel)

3- Damien Lafourcade (Caen)

Palmarès : (2018, 2017, 2016, 2015 : D. Brabec, 2014 : J. Salley, 2013 : R. de Préval, 2012 : H. Rebuffet/J. Salley, 2011 : R. de Preval, 2010 : T. Lefranc)

Meilleur Joueur Français

1- MAXIME LANGLOIS (Garges)

2- Karl Gabillet (Villeneuve)

3- Joan Kerkhove (Grenoble)

Palmarès : (2018, 2017, 2016 : K. Gabillet, 2015 : J. Lapresa)

Meilleur Joueur Etranger

1- NATHAN SIGMUND (Villeneuve)

2- Patrik Sebek (Rethel)

3- Martin Fiala (Villeneuve)

Palmarès : (2018: Marek Loskot, 2017: Patrik Sebek, 2016 : N. Sigmund, 2015 : D. Brabec, 2014 : T. Noe, 2013 : P. Sebek, 2012 : K. French)

Meilleur Espoir

1- ANGE BOITARD (Anglet)

2- Pablo Perez (Angers)

3- Théo Faucherand (Grenoble)

Palmarès : (2018: Enzo Renou, 2017: Alexander Macdonald, 2016 : Y. Perrot, 2015 : L. Mousset, 2014 : Z. Petterson, 2013 : B. Bouchut, 2012 : L. Tran, 2011 : L. Hamon, 2010 : J. Mogniat-Duclos)

 

FAN CHOICE AWARD

1- KARL GABILLET (Villeneuve)

2- Martin Fiala (Villeneuve)

3- Maxime Langlois (Garges)

 

Première équipe d’étoiles

Josef Karlik / Patrik Sebek, Maxime Langlois / Karl Gabillet, Martin Fiala

Deuxième équipe d’étoiles

Daniel Brabec / Nathan Sigmund, Hugo Vitou / Zack Pettersson, Joan Kerkhove

Villeneuve, Champion de la Ligue Elite !

© David Michel

Les Fous du Bitume de Villeneuve remportent la finale de la Ligue Elite 2019 avec panache au dépens de Diables qui auront échoué dans les 3 matchs clé de cette saison. 

Si Villeneuve s’est fait dominer à domicile, les Fous du Bitume ont fait taire les détracteurs et sont parvenus à battre Rethel non pas une fois, mais deux fois et ceci, à Rethel même. 

Les images parlent d’elles-mêmes et on laisse soin aux joueurs et au staff technique de Villeneuve de nous donner leurs impressions sur cette finale historique ! 

Julien Thomas :

Franchement, on savait que ce week-end allait être pour nous, pas vraiment de doute sur la finale même si nous partions avec une défaite chez nous. On savait très bien que nous étions bien meilleurs à l’extérieur. Maintenant, ce n’est pas chose facile de gagner à Rethel, mais nous étions confiants. Tu vas me dire que c’est facile une fois fini, mais c’est vraiment ce que je ressentais et du coup cela s’est vraiment vérifié. Nous avons mené sur ces deux matchs et tout le monde a été concerné et concentré jusqu’à la fin. On s’est vraiment monté une équipe de potes, donc l’ambiance et la cohésion étaient tellement facile à avoir que cela nous a clairement aidé tout au long de la saison.

 

Karl Gabillet :

Les deux matchs de ce week-end furent vraiment incroyables pour nous. Gagner par deux fois de suite Rethel chez eux, c’est du jamais-vu. On savait que nous avions fait un très mauvais match chez nous, mais ça ne reflétait pas du tout notre niveau de jeu. On voulait en découdre samedi soir chez eux. Le match s’est vraiment bien déroulé pour nous, on a vite mené au score avec 1 but à 3 à la mi-temps, c’était de très bonne augure pour nous. 
C’est un peu facile de dire ça après la victoire, mais j’ai trouvé Rethel cette saison moins solide que d’habitude, ils n’ont plus je trouve l’expérience qu’ils avaient auparavant et la victoire c’est peut-être joué là-dessus, car ils ont des joueurs très talentueux, mais l’expérience y fait beaucoup sur ce genre de finale. On le voit sur notre but vainqueur.

On peut vraiment dire que nous avons fait une très belle saison. Tout ce qui pouvait être gagné, fut gagné et en prime, la qualification à la European League pour la saison prochaine. Si on m’avait dit ce scénario en début de saison, honnêtement, je n’y aurais pas cru. Même si on joue pour gagner, le but avant tout est de prendre beaucoup de plaisir, ce qui fut le cas en dehors et sur le terrain. Vraiment hâte de commencer la saison prochainement…

Murat Bezircioglu, Directeur Sportif :

C’est un peu surréaliste. J’ai du mal à réaliser. C’est notre premier titre au plus haut niveau. C’est encore trop frais pour y croire. Avec le recrutement de cet été, on voulait vraiment reconstruire quelque chose de bien, mais aussi pour les années à venir. On ne pensait même pas au titre pour cette année… Pour nous viser le titre, c’était sur l’année 2. En mars, on parvient à gagner Carpentier, et je m’en serai contenté… Finalement, dès la première année, on fait le doublé, c’est juste surréaliste.

Guillaume Silliès, entraîneur :

Lors du premier match, on a connu une semaine de préparation compliquée, trop d’absents, des joueurs aux soins, des joueurs qui travaillent de nuit, ou qui ont leurs examens scolaires. On ne rentre pas dans le match et l’entame de match est médiocre, on n’était pas dans le rythme, incapables de se mettre au niveau de l’événement, et plusieurs opportunités gâchées en dans le jeu de puissance, qui nous aurait pourtant permis de rester dans le match.
Dans le deuxième match, on a clairement eu une meilleure approche, le terrain étant mieux adapté à notre jeu. On est parvenu à sortir une prestation collective accomplie, et chaque joueur a rempli ses tâches à la perfection. Un match plein.
Pour le dernier de la saison, on a eu encore une bonne entame de match, schéma respecté, mais Rethel est revenu fort en début de deuxième pour revenir à égalité. On passe plusieurs minutes ou l’une ou l’autre équipe aurait pu marquer, et c’est Martin servi par Karl et Nathan, qui dans sa position favorite met ce but sur le buzzer.

Concernant notre saison, elle a commencé en juillet avec la mise en place d’un projet autour de joueurs se connaissant très bien, expérimentés, et avec une culture de la gagne hors du commun. Le reste, c’est de l’échange, du partage, du travail et du respect, avec les résultats que l’on connaît.
Tous les ingrédients étaient en place pour que la recette fonctionne. Sans oublier le travail de fond de notre président Philippe Dimay, de Murat et Frederick.

 

Les Fous du Bitume peuvent passer à l’inter-saison avec le sens du devoir accompli. Pour certains l’inter-saison sera bien remplie ! Beaucoup seront à Barcelone lors des World Roller Games avec Karl Gabillet en tant que capitaine de l’Equipe de France. Martin Fiala et Josef Karlik seront probablement dans le roster de la République Tchèque (qui reste à confirmer). Frederick Corbeil sera lui à la tête du banc de l’équipe nationale canadienne. Nathan Sigmund représentera les USA.

Jérémy Ferragu: On l’a fait !

Si tout le monde connaît Rethel à travers la France et l’Europe, un autre club a fait parler de lui ces dernières années dans l’hexagone. Quelques parts à deux heures au sud de Paris, pas si loin d’Angers et de Tours, existe un petit club familial construit au départ sur du tarmac, mais qui sans ne jamais oublier d’où il vient, a toujours rêvé d’être grand. Un petit club avec une botte magique à chaque match, son 6e homme. Si sportivement Les Prédateurs de Vierzon n’ont pas toujours fait parler d’eux, tout le monde connaît Vierzon pour son public… Un public de feu, digne de certains virages ultra du Parc des Princes. 

Jouer à l’Entrepose est une expérience unique, car fortement déstabilisant, mais aussi parce que pendant 50 minutes, on se sent comme une star de la NHL. Cette aréna si particulière , qui n’a pas d’équivalent en France, en Europe, et même en Amérique du Nord, a une identité à elle, et sait trembler pour ses Prédateurs !

Après 6 années en étant pensionnaire de la Nationale 1, après être passé très près du titre et de la montée il y a deux ans, après avoir échoué l’an dernier en demi-finale, les vierzonnais ont respecté l’adage, jamais deux sans trois, et la troisième tentative aura été la bonne. Après 21 ans, les Prédateurs réalisent le rêve de ses fondateurs, d’être au plus haut niveau du roller hockey français…

À l’occasion du titre et de cette consécration, on est allé discuter avec Jérémy Ferragu, pur produit de la formation vierzonnaise.

Ligue Elite : alors qu’est-ce que ça fait d’être champion de France ?

Jérémy Ferragu : c’est exceptionnel autant sur l’aspect sportif que sur l’aspect humain. On a accompli un objectif important pour le club ! En fait la médaille et la coupe, c’est important certes, c’est la consécration, mais ce qu’il faut également retenir, c’est l’après
Personnellement, c’est ce qui compte le plus pour moi, les supporters. Ils étaient présents jusqu’au bout de la nuit et on a pu partager ce moment avec eux ! 

On sait d’où on vient et le boulot a été difficile jusqu’ici, mais on est Champion !!

 

L.E : c’est la troisième saison consécutive, où vous faites parties des favoris, est-ce que tu as senti une différence par rapport aux saisons précédentes ? 


J.F : ça n’engage que moi, mais la cohésion était différente cette année. Je pense que cela nous a permis de passer un cap.
Le cadrage de Rodolphe Voyneau, qui est venu apporter son expérience, a également été bénéfique pour le groupe.

 

L.E : est-ce qu’il y avait un mot d’ordre, un objectif clair en début de saison ?

J.F : il n’y avait pas spécialement de mot d’ordre en fait, on avait juste tous le même objectif en tête et une bonne dynamique aux entraînements.

L.E : la saison régulière a été presque parfaite et un sans-faute pour vous, pourtant lors des playoffs, vous vous êtes fait peur à chaque match 1…

J.F : il est vrai que tous les matchs aller des play-offs ont été difficile, mais finalement cela nous a permis de nous remettre en question et de rester concentrer pour aborder les matchs de façon plus sérieuse.

L.E : la saison prochaine vous serez en Élite, qu’est-ce que ça représente pour toi et l’équipe ?

J.F : on va d’abord parler pour l’équipe, et clairement je pense que c’est le rêve de nombreuses équipes et pour nous c’est enfin une réalité, on l’a fait. On peut penser à d’autres choses maintenant.

C’est bien sur une immense joie ! Je ne vous cache pas qu’on a su le fêter comme il se doit. Tous les joueurs font des sacrifices pour ce sport, et récolter la coupe à la fin c’est vraiment la concrétisation d’un magnifique projet. Faut savoir que certains ont commencé sur du béton, il y maintenant presque 20 ans alors que demander de mieux ?

Pour ce qui est du côté personnel, je m’en rendrais compte lorsque que je rentrerais sur le terrain pour le premier match de la saison l’an prochain. J’ai surtout hâte de revoir Baptiste Bouchut (originaire de Vierzon, ndlr) avec qui j’ai commencé ce sport.

Pour finir je veux remercier l’ensemble des personnes présentes et avec qui ce sport et ce club ne seraient rien. Que ce soit les bénévoles, la famille, le staff et les joueurs, je vous remercie, on vous remercie !

On n’est pas champion nous !!

 

RDV l’année prochaine pour assister à des matchs d’anthologies ! Les Rethel contre Vierzon promettent d’être particulièrement animés dans les gradins !

crédit photo: © Olivier Martin

Interview avec Jérome Salley

Samedi se jouera la deuxième partie des quarts de finale des Playoffs 2019. Après une saison compliquée et sportivement difficile pour les Hawks d’Angers, les angevins vont se déplacer dans l’antre des Diables pour une dernière fois cette saison. La logique sportive voudrait que Rethel sorte victorieux de cette série dès son second match. Écrasé lors du premier affrontement (8 – 1, ndlr), mais aussi lors des deux confrontations durant la saison régulière (Match 1 : 9 – 1, match 2 : 8 – 1), les angevins vont vers ce qui se profile comme étant malheureusement leur fin de saison.

Outre une fin de saison pour les Hawks, ce sera certainement le dernier match d’un grand homme qu’on ne peut oublier, le grand Jérôme Salley. Après tant d’années au plus haut niveau, l’ancien international français, champion du monde 2017, raccrochera les bottes pour se tourner vers une vie plus tranquille, mais toujours rimant avec roller hockey.

Ligue Elite : samedi soir, tu t’apprêtes à jouer ton dernier match au plus haut niveau, comment te sens tu ?

Jérôme Salley : 21 ans au plus haut-niveau… Je suis en paix avec le fait d’arrêter, car mon corps me le demande. Par contre, c’est un pincement au cœur de me dire que je ne vais plus jouer à ce niveau.
Je vais essayer de profiter à fond samedi soir comme je l’ai fait tout le long de la saison. À mes yeux, cette saison était pour ça, m’amuser une dernière fois en Ligue Elite.

Comment as-tu vécu cette dernière saison ?

J.S : Je suis satisfait de la finalité sportive pour les Hawks. L’équipe reste en Elite malgré toutes les difficultés de cette saison pour évoluer. J’ai quand même pris du plaisir malgré une fin de saison plus compliqué, mais qui restera anecdotique. 

 

Tu comptes rester proche du sport ou t’en éloigner ?

J.S: Je voudrais rester au contact du hockey, peut-être en joueur avec la N3 ou refaire du hockey sur glace. Je n’ai pas encore vraiment décidé. En tout cas me reposer un peu et profiter de ma nouvelle vie de retraité sportif.
Mais avant tout ça, j’ai un dernier challenge sportif qui sera les championnats du monde Master en juin.

Quels souvenirs tu gardes de ta carrière et de tes années Hawks ?

J.S : Avec 21 années au plus haut niveau j’ai plein de bons souvenirs, avec pleins de belles rencontres humaines. Je suis fier de ma carrière, de mon palmarès et surtout de ce que le sport de haut niveau m’a amené.
Après, si je devais choisir, c’est certainement le titre de champion du monde en 2017, qui reste le souvenir le plus marquant, ainsi que ma décision de venir jouer pour les Hawks il y a 6 ans, qui fut la plus positive de ma vie.

Est-ce que tu as un message que tu souhaiterais faire passer ?

J.S : Oui, je voudrais remercier tous les joueurs avec qui j’ai pu évoluer et les personnes qui m’ont fait confiance pendant cette longue période, mais aussi les dirigeants et bénévoles. On se reverra sans doute autour d’un terrain de roller hockey. Mais surtout, le message le plus important est que le sport n’est qu’un jeu et qu’il faut prendre du plaisir à chaque fois que l’on est sur le terrain…

RDV samedi soir à 20H à la Salle Chausson à Rethel pour ce qui sera sans doute un clap de fin…

 

© Crédit Photo: Samuel Cramet et Marco Guariglia.

Antoine Rage – Retour imminent…

Je n’ai pas joué un match officiel depuis le 13 mai 2018. 281 jours sans un match avec un enjeu dépassant mes simples objectifs personnels. Pourquoi n’ai-je pas joué depuis le 13 mai ? Parce que je me suis blessé, de la façon la plus bizarre qui puisse arriver à un hockeyeur. On était en quart de finale contre Grenoble. La veille, on avait égalisé dans la série en gagnant 1-0 chez nous. Tout est arrivé super vite sur une action des plus banales, je me retrouve avec le bras coincé dans le dos tombant de tout mon poids contre la balustrade.

Verdict : fracture de l’humérus, le nerf radial fortement affecté et donc une paralysie de la main. Dans ma tête je me disais que ça allait guérir vite et que je n’en aurai pas pour très longtemps.

© sport à Caen

Malheureusement la blessure a été plus violente que ce qui était prévu au départ. Avec le nerf atteint, on est passé de 6 mois à 18 mois. D’une façon ou d’une autre, je savais que la saison était finie et que je devais faire une croix sur les championnats du monde à Asiago. J’ai passé l’été et l’automne chez le kiné plutôt que sur un terrain. L’arrêt a eu pourtant un effet positif sur ma vie en me forçant à adopter un rythme de vie différent. Cela m’a permis de prendre conscience que celui que j’avais auparavant n’était pas tenable et ne me satisfaisait pas du tout. Ça a été un automne difficile et une remise en question sur moi-même, mais pour le meilleur j’en suis sûr.

 

« Le fait d’avoir des kinés qui soient aussi des amis m’a bien aidé à rester motivé… »

 

Pour être honnête, la rééducation a été un challenge. Avec un bon travail quotidien avec mes kinés, dont Théo Fontanille, on est parvenu à faire du bon travail. Finalement « seulement » 10 mois, bien que mon coude reste encore un peu instable. Malgré tout, ça reste un processus long et assez imprévisible. Chaque étape fait ressortir une nouvelle faiblesse. Le fait d’avoir des kinés qui soient aussi des amis m’a bien aidé à rester motivé. J’ai toujours été appliqué, assidu et impliqué en tant que joueur, et je pense que ce sont des qualités qui m’ont permis de faire face à cette blessure. J’ai pu reprendre la course à pied dès août, mais tout ce qui a trait au hockey, comme la musculation, le shoot et le patinage, j’ai dû attendre janvier. J’ai passé le mois à m’entraîner tout seul, histoire de reprendre mes marques, de retrouver mes sensations sans la pression de l’opposition. J’ai pris mon temps pour revenir afin d’éviter l’erreur d’un retour précipité. J’ai repris l’entraînement progressivement avec la réserve début février et depuis quelque temps je parviens enfin à faire des entraînements complets avec le groupe Elite. Bon, je n’arrive pas à tout faire pour autant. Certains mouvements restent encore compliqués à réaliser. Mon nerf n’est pas tout à fait remis et ne le sera pas tout de suite.

© sports à Caen

 

Ce week-end sera un bon test. Je joue avec la Nationale 2. J’espère que l’appréhension des chocs sera levée d’ici là car l’entraînement c’est une chose, mais le match ça en est encore une autre dans l’engagement. Le but est de me sentir prêt afin de jouer le quart de finale de Coupe de France contre Grenoble chez eux. Je veux pouvoir apporter un peu de fraîcheur au groupe, à défaut d’être au niveau que je souhaite. Même si j’ai fait le choix de m’écarter du groupe jusqu’à Noël, ce n’est pas pour autant que je ne les ai pas suivis. Concernant l’équipe de Caen c’est décevant car nous ne sommes pas à notre place (6e). Depuis notre montée il y a 3 ans, nous avons du mal à construire une équipe qui puisse performer à la hauteur de nos qualités individuelles. Pourtant en dehors du terrain, on vit très bien tous ensembles et c’est d’autant plus frustrant.

 

« Valentin est individuellement très complet et réussit un très bon début de saison. »

 

Après il n’y a pas que du noir et c’est maintenant que la vraie saison commence avec la Coupe de France et les playoffs.  Il y a aussi des bonnes surprises comme Valentin (Gonzales). Sur le match de ma blessure il marque et depuis il est vraiment performant. Individuellement il est très complet et réussit un très bon début de saison pour un si jeune joueur (2000). Si je devais me comparer à lui je dirais qu’il a bien plus de qualité que moi au même âge. J’espère tout de même l’aider à passer des caps notamment dans ses choix et l’impact qu’il doit avoir sur ses partenaires de ligne. C’est un super garçon qui est très apprécié de l’équipe et qui joue déjà un rôle majeur dans ses performances.

© Marco Guariglia

 

Ça va faire du bien de retrouver le groupe. Même si je ne me mets pas de pression, je me retrouve quand même avec une échéance qui est le stage EDF à Caen, début avril. Ne serait-ce que sur un plan personnel, l’appel de Geoffroy Tijou, puis les retours positifs de mes coéquipiers m’ont fait beaucoup de bien. L’objectif est clairement de faire partie de l’aventure Roller Games. Ce sera la suite de notre titre en 2017. Je veux vraiment en être et je refuse d’être simple spectateur. L’an dernier devait être une année de transition, et finalement l’équipe s’en est très bien sortie. L’expérience acquise et la concurrence qui se mettent en place, devraient permettre à l’équipe d’être encore meilleure cette année.

Enormément de choses à vivre jusqu’à mi-juillet puis on fera les comptes !