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© crédit photo L'Ardennais

Interview avec Léa Dablainville

Lors de la Journée 13, Léa Dablainville, gardienne seconde pour les Diables de Rethel, réalisait un exploit en remportant un match en Ligue Elite contre les Hawks d’Angers ! Pour la deuxième fois de l’histoire, une femme allait chercher une victoire ! La première, c’était Marion Mousseaux avec les Yéti’s Grenoble.

Retour avec elle sur cet événement !

 

 Comment tu t’es sentie lors de ce match ?

Contente, parce qu’on a gagné ce match malgré les conditions. Il fallait rester concentré sur le match suite aux hommages rendu à Didier, ce qui a ému toute l’équipe, mais on resté soudé.

 

Est-ce que tu savais avant le début du match que tu allais être le gardien partant?

Oui, je le savais, de plus on savait qu’il y allait avoir une cérémonie, ce qui a permis je pense à chacun de se préparer mentalement pour être aux mieux de ses capacités durant ce match.

 

Elite, stage Equipe de France, et ce premier match complet… avec un peu de recul, comment tu vois cette saison?

Cette saison, c’est une grande opportunité pour moi de progresser encore plus, j’essaie de comprendre et d’apprendre les moindre détails du jeu pour pouvoir devenir une meilleure version de moi-même. Mes coéquipiers m’aident beaucoup au quotidien et je leurs en suis entièrement reconnaissant. Pour autant, je garde la tête froide avec toujours l’ambition de devenir la meilleure possible.

 

Avec Marion Mousseaux, tu es la deuxième gardienne de l’histoire à faire un match complet et à le gagner, ça représente quelque chose pour toi?

Bien sûr, c’est toujours une satisfaction personnelle, quand j’ai commencé le hockey à Rethel j’allais voir tous les matchs élites. Le fait maintenant d’y être, c’est un rêve de gamin, qui se réalise. Mais cela ne se serait jamais réalisé si mon coach ne m’avait pas donné ma chance et je n’ai pas envie de les décevoir. C’est pour ça que j’essaie de repousser mes limites en permanence.

De plus, cela montre aux jeunes filles que rien est impossible…

 

À Rethel, tu es la fille du pays dans cette équipe… Qu’est-ce qui te vient à l’esprit avec son départ?

J’ai commencé le roller hockey à Rethel. Quand je suis arrivée au club, je devais avoir 4 ou 5 ans, je ne sais plus trop. Didier me connaissait depuis que j’étais toute petite, il m’a vu évoluer en jeunesse, intégrer les entraînements élites, intégrer le groupe France par le biais des stages et pour finir intégrer si je peux dire officiellement l’équipe élite. Forcément, son départ m’attriste énormément, il me soutenait que se soit sur le plan sportif ou scolaire et croyait en moi… Je me souviens d’un jour où j’ai participé à la journée de la femme à Rethel, il était avec moi et il a dit « on a une bonne espoir, puisque c’est un espoir rethèlois, c’est un espoir français et on espère la voir prochainement participer aux championnats d’Europe et championnats du monde avec l’équipe de France ». Cette phrase m’a marqué… Ce souvenir me pousse à aller de l’avant et de me battre pour chaque chose afin de le rendre fier. Maintenant, il faut qu’on soit tous soudé pour passer à travers cette mauvaise passade et rendre hommage à tout ce qu’il a construit.

 

Un vent d’espoir à Paris !

Les Corsaires sont allés gagner une victoire clé contre Garges à domicile devant leur public. Une victoire qui permet au collectif parisien de revenir à 1 point d’Epernay.

La saison 2019/2020 est de loin la plus décevante que le club parisien ait connu. Après avoir trusté le haut du milieu de tableau de 2012 à 2014, le club a connu une lente descente de 2015 à 2018, avant un regain de forme l’an dernier, avec l’addition des frères Cabalin et de Hugo Vitou.

Si Hugo Vitou est resté et a pris les reines de cette équipe, la saison a pour le moment était une suite de déception à l’image d’un mercato faible en comparaison aux concurrents.

Avec une seule victoire contre Angers, lanterne rouge cette année, la victoire arrive à point nommer pour finir la saison sur une note positive.

« Paris n’est pas encore fini…, nous dit Hugo, il nous reste encore quelques matchs, et on est à 1 seul point d’Epernay. Il nous fallait un déclic, et je pense que la lourde défaite à Rethel, nous a aidés. Depuis, les entraînements sont de mieux en mieux. »

Blessé pendant 3 semaines, l’international français a du être contraint de renoncer au stage EDF à Voiron de décembre. Pour autant, il n’a pas abandonné son équipe.

« Je ne les ai pas laissés. J’étais là aux entraînements et aux matchs. Les gars se sont donnés à fond pendant ma convalescence. Je sens que l’équipe est différente. »

 

Si le match a été compliqué et légèrement haché, les parisiens sortent victorieux d’un match complet. En encaissant seulement 2 buts, c’est la première fois qu’ils réalisent un tel fait depuis novembre 2018. Que ce soit défensif ou un Barbé au meilleur de sa forme, tous les joueurs ont montré leur meilleur visage et prouve que Paris n’est pas si perdu que ça…

« Que ce soit la défense ou bien Florian, on a tous bien joué. On a pris la décision de jouer à deux lignes. Florian est resté dans son match et les deux buts qu’il prend sont pour nous, explique Hugo. Le premier arrive en supériorité sur une faute que je commets… Le second, il est masqué… On le met par deux fois dans des situations délicates. Il a fait son game et on est fier de lui. »

C’est bien la 2e victoire de la saison pour Paris. Cette fois-ci, elle vient contre une équipe devant au classement, mais sans doute plus accessible à prendre que les premiers.

« Au-dessus de Garges, on sait que c’est compliqué, donc pour nous, c’était un match qu’on se devait de gagner. Après, à chaque match on vient en pensant à gagner et ce peu importe l’équipe. Tout le monde avait la même optique et on savait qu’on était deux équipes de mêmes profils. On l’a presque pris comme une pizza-cup, l’objectif est d’en mettre plus que l’autre et on a réussi. »

Avec ce petit point d’écart face à Epernay, la fin de saison s’enflamme presque avec à la clé une 8e place synonyme de maintien.  Paris enchaînera 5 matchs avec Epernay dès la 14e journée, le 7 mars. Un match, qui aura bien évidemment des allures de barrage… Les Corsaires continueront avec Villeneuve, Vierzon, Angers et Anglet, alors qu’Epernay sera aussi opposé à Angers, mais aussi Garges…

« L’objectif est le maintien… Le mot barrage a fait son apparition dans le vestiaire, mais il reste encore quelques matchs. On y pense, mais c’est une source de motivation parce qu’on veut l’éviter…, finit par expliquer Hugo. »

Une fin de saison palpitante !

Patrik Sebek, plus qu’un joueur…

Alors que l’Equipe de France était en stage, et que les autres membres de la Ligue Elite avaient le droit à un break, l’international tchèque, est parti de l’autre côté de l’hémisphère pour y effectuer un stage au Brésil.

En France, le nom de Patrik Sebek, rime avec Rethel et victoire. Quadruple champion de France de la Ligue Elite, double champion d’Europe, quintuple champion du monde (FIRS/World Skate) et 1 titre IIHF avec la République Tchèque, le natif de Boskovice, est devenu une figure du Roller Hockey mondial.

Arrivé en France en 2012 chez les Spiders de Rouen, il obtient l’année suivante l’opportunité de jouer pour les Diables de Rethel. S’en suit des années de réussites sportives.

À 36 ans, Patrik est aujourd’hui, un ambassadeur du sport, et partage sa passion aux plus nombreux, et ce peu importe le pays !

Pour l’occasion, Patrik a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions.

 

Ligue Elite: Comment est venue cette opportunité de faire ce stage au Brésil?

Patrik Sebek: Xande Guilardi, le coach de Ris-Orangis et ancien international brésilien, m’a contacté un jour en me proposant cette idée de faire un stage là-bas. Ça s’est fait vite et bien, il n’y avait aucune raison d’hésiter.

Quelle est ton opinion sur un pays émergent comme le Brésil et ses infrastructures?

Au début, je ne savais pas à quoi m’attendre. Je connais vaguement le Brésil, pour ce que j’ai pu en voir sur Youtube ou dans les informations avec les feux de forêt dernièrement. Je connaissais un peu aussi l’équipe brésilienne qui participe aux mondiaux.

Pour être honnête, ça était une incroyable surprise. Tout a été parfait. Nous avions à disposition deux terrains, avec des sols en très bon état, de la nourriture de qualité, des entraîneurs assistants qui parlaient tous anglais, et des joueurs en mesure de tout comprendre. Ça me permet de rencontrer des gens passionnés et qui travaillent énormément pour le développement du sport. Ils ont une vision future et des rêves pour ce sport, et ils font les choses à fond. Ça écoute, ça apprend, ça travaille très dur aux entrainements. Que ce soit joueurs ou entraîneurs, ce sont des gens généreux et très sympathiques. Juste une expérience incroyable.

 

 

On connaît tous les stages que tu conduis à Rethel avec l’aide de Ales, Kamil et autres, est-ce que tu participes régulièrement à des stages en dehors de la France?

J’en ai fait pas mal ces dernières années, notamment en Espagne avec le Sparta Camp, Aranda De Duerro et Castellon. Tout était parfait à mes yeux. Grâce a ces stages, j’ai la chance de rencontrer de nouvelles personnes, de nouveaux enfants et aussi de voir comment chacun travaille dans leur ville et pays respectif. J’essaie de leur inculquer ma vision du coaching, mais j’apprends aussi d’eux. Chaque pays me donne une opportunité de m’améliorer.

 

Comment te sens-tu à la fin d’un stage ?

Je me sens bien, surtout quand les gens à la fin viennent te voir pour te remercier. Tu sais que tu as fait un bon stage. Et je suis plus que satisfait de pouvoir en refaire.

 

D’un point de vue joueur, tu continues de marquer notre sport, que ce soit en France ou bien dans le monde. Les français comme les américains parlent de toi, comme étant l’un des meilleurs joueurs du monde… Comment tu réagis à ce genre de commentaires?

Ça fait plaisir d’entendre ça, mais je ne partages pas forcément le même sentiment à mon propos. Le Roller Hockey est un sport collectif et j’ai eu la chance d’être entouré par de grands joueurs. Sans eux, je n’aurai rien gagné… Il y a bien meilleur que moi. Tu veux savoir qui sont les meilleurs pour moi? Nathan Sigmund, Junior Cadiz, Travis Noe, Thomas Woods, Karl Gabillet, PJ Kavaya et bien d’autres… C’est en les regardant faire que ça me motive pour m’entraîner tous les jours.

 

Une fois ta carrière en glace finie, est-ce que tu as senti un potentiel en Roller Hockey?

Quand j’ai commencé le Roller Hockey, c’était juste pour le fun durant l’été. Je dois remercier Michal Simo, qui m’a donné ma chance. Quand je suis arrivé à Rouen en 2011, je n’avais aucune idée de ce que ça allait m’apporter. Aujourd’hui, je fais parti de l’un des meilleurs clubs d’Europe et c’est mon métier. J’ai la chance de pouvoir voyager, découvrir de nouveau pays et d’y faire des camps d’entraînements. C’est juste incroyable.

 

Tu as presque tout gagné, est-ce que tu as encore quelque chose à prouver ? Qu’est-ce qui te motive encore ?

Ma motivation principale, c’est le sentiment que tu ressens quand tu gagnes. Quand tu soulèves la coupe au-dessus de la tête et que tu partages ce moment avec tes coéquipiers, tes amis, c’est le meilleur des sentiments, alors essayons de le vivre encore et encore.

L’autre source de motivation est aussi de m’améliorer et de me rapprocher de ces joueurs que je considère comme étant les meilleurs !

 

Qu’est-ce que ça représente d’être un ambassadeur du sport et d’être arrivé aussi loin?

Je ne pense pas être un ambassadeur. J’ai juste la chance de faire partie de cette grande famille du Roller Hockey et j’essaie de faire de mon mieux. Je veux aller loin dans ce sport…

 

Cette année Rethel pointe à la première place du championnat et est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe de France. Nul doute que Rethel aura à coeur d’éviter le scénario catastrophe de la saison dernière, avec 2 finales perdues après une saison parfaite…

 

© Marco Guariglia

Val et Théo, une amitié en bleu, blanc, rouge…

À l’image de la génération 2014, championne du monde junior avec des Hugo Vitou, Clément Bélot, Simon Demars ou bien Alexandre Gaboriau, la génération championne du Monde 2017 prend tout doucement ses marques au sein de l’équipe de France senior. 

En 2018, Joan Kerkhove rejoignait les tricolores en Italie et finissait vice-champion du monde. L’an dernier en Espagne, c’était Enzo Renou qui faisait son premier mondial senior marquant à deux reprises sur les 6 matchs.

Cette année marque un changement important pour l’Equipe de France, qui voit le départ de 4 de ses joueurs et non pas des moindres. Les départs et les arrivées font partie de la vie d’un collectif France, mais cette année la donne change un peu.

Les Roller Games 2019, terminés à la troisième place pour l’Equipe de France, signaient la fin de carrière pour Renaud Crignier et Pierre-Yves Albert. Outre ces deux départs, Antoine Rage et Karl Gabillet (capitaine) ont eux, décidés de mettre en pause leur avenir avec les bleus. Une décision, mûrement réfléchie et qui impose à Geoffroy Tijou, sélectionneur, de composer avec de nouveaux joueurs. 

Les stages de préparation en vue du prochain mondial en Colombie, sont des moments parfaits pour évaluer les joueurs en plus du cours de leur saison. Et cette année, deux nouveaux visages ou presque, font leur apparition…

Théo Faucherand et Valentin Gonzalez. 

Au-delà de leur indéniable niveau de jeu, pour ceux qui ont arpenté les terrains à travers la France et qui les connaissent, leur amitié est sans nul doute exceptionnelle et rappelle deux autres joueurs français, connu sous le nom de Lambiche et Théo…

Malgré la distance actuelle entre Caen et Grenoble, les deux restent toujours aussi « connectés ». Si ce n’est pas au téléphone une fois par jour, c’est à travers les jeux vidéo que les deux se parlent autour d’une partie de Fortnite ou autre.

Ensemble depuis l’âge de 14 ans, la paire ne s’est jamais vraiment quittée et a fait des dégâts sur tous les terrains par lesquels ils sont passés.

Champion de la Coupe des Ligues 2015, champion d’Europe 2016, médaillé de bronze au Championnat d’Europe 2017, Champion du monde 2017, puis une carrière junior finit à la 4e place au Championnat du Monde 2018 à Roana,  Champion Juggernaut 2019 à State Wars, ensemble, ils ont tous connu et ont partagé leurs plus beaux titres à deux. 

 

Force est de constater, que leur aventure n’est sans doute pas encore finie, et il se pourrait que cette année ou dans un avenir bien proche, les deux puissent rendosser à nouveau ensemble le maillot de l’Equipe de France.

 

Première rencontre à Montchavin

Le duo magique s’est rencontré pour la première fois en benjamin sur un plateau demi-finale à Montchavin. À cette époque, Théo joue pour Varces, Valentin pour Nice-Montchavin. La confrontation voit les deux défenseurs s’affronter shift après shift. Théo, pas impressionné par le gabarit de Valentin à l’époque, se souvient surtout de son niveau de jeu. 

« À l’époque, il était petit et un peu gros et il avait les cheveux longs… à part jouer, je ne m’intéressais pas au sport et du coup je ne le connaissais pas du tout, et en demi-finale, il a mis un slap du milieu de terrain, un missile, qui a fini en mode transversale, sol et qui rentre… J’ai regardé mon père, j’étais choqué. »

Valentin se souvient de cette même demi-finale comme leur première rencontre. Malgré ne pas l’avoir « calculé », la seule chose qu’il retient, ce sont les deux grands de Varces, Baptiste Gagnard et Théo Faucherand, qui étaient trop fort et marquaient presque tous les buts.

Ennemies d’un jour, les deux deviennent coéquipiers pour la première fois en passant les premiers stages de la Ligue Rhône-Alpes en vue de la Coupe des Ligues Minimes. Une saison où Rhône-Alpes a survolé la compétition.

« On est devenu pote, quand on est arrivé dans l’équipe de Ligue. Cette année, on avait un vrai groupe (Lucas Lascoux, Louis Vittou). Ça a commencé avec les stages et on avait une équipe au-dessus de tout le monde, se souvient, Théo. On gagne en finale 9-1, c’était juste dingue. De là, on s’est tout de suite bien entendu avec Valentin, et on s’est suivi tout le long. On a fait les Interzones et les premiers stages EDF, et de cette équipe Rhône-Alpes, on est les seuls à être resté ensemble. »

Même son de cloche pour Valentin qui rajoute, « on ne s’est jamais quitté depuis la CDL. On a fait les championnats d’Europe U18 ensemble, les mondiaux ensembles, toujours dans la même chambre et sur la même ligne, et même là quand on parle de sénior, on espère être encore ensemble. On est passé par les mêmes étapes et on progresse tous les deux donc c’est super cool. »

 

 

© Marco Guariglia

Le point culminant de cette jeune carrière restera sans aucun doute Nanjing et les premiers Roller Games. À la fin d’un voyage à l’autre bout du monde, les deux sont devenus Champion du Monde Junior de Roller Hockey en disposant de l’Espagne.

« C’était la folie, on était tout le temps tous les deux, à manger et penser pareil, nous dit Valentin. » Un moment magique et une consécration, que Valentin se tatouera sur le bras.

Comme pour sa moitié, Théo pense tout de suite à la Chine comme étant l’un des meilleurs moments. « On était dans la même chambre, et tout le temps tous les deux, c’était juste fou. »

 

Un Parcours personnel différent…

Valentin à Caen

Si les deux ont connu une carrière EDF commune, riche en émotion et en titres, les deux se distinguent par une carrière en club différente. Suite à la saison 2015/2016, Valentin profite d’avoir de la famille sur Caen et fait le choix de rejoindre les Conquérants de Caen pour conjuguer roller hockey et études.

Un choix qui sera payant pour le jeune défenseur. Dès sa première année à Caen, le niçois intègre la N3 et l’Elite en entraînement et en parallèle, domine en Cadet et promet en Junior. Les Conquérants sont sacrés champions de France Junior Excellence en 2017, puis vont toucher la consécration avec le titre Junior Elite en 2018, battant en finale une certaine équipe de Grenoble (avec Théo Faucherand dans les rangs). Valentin fera partie intégrante de ces deux titres.

Son intégration en Elite se fait en 2017/2018. Lors de cette saison, Valentin jouera 6 matchs de N2, mais surtout, 9 matchs de Ligue Elite, 2 matchs de playoffs ainsi que 4 matchs de Coupe de France, dont la demie à Carpentier ! Une saison riche qui comme dit plus-haut se finira par un titre national Junior Elite.

C’est en 2018/2019, que Valentin va s’affirmer dans la Ligue Elite. Avec la blessure d’Antoine Rage lors des Playoffs 2018, Valentin gagne en temps de jeu et va en profiter pour apprendre et gagner en confiance. Sa première saison complète en Elite se finira par 12 points engrangés, 7 buts et 5 assistances. Un début prometteur pour le Niçois.

© Jeremy Cordier

Théo à Varces puis Grenoble

En Isère, Théo ne fera pas le choix de l’Elite tout de suite. Attaché à son club de formation et d’enfance, il restera à Varces deux saisons de plus en senior. En 2017, les Frelons échoueront en quart de finale. Une année, où il va faire forte impression en inscrivant 14 points en 13 matchs joués lors de cette saison. C’est en 2018, où la Fauche goûtera à son premier titre national depuis la Coupe des Ligues. Varces ira jusqu’au bout du championnat N2 pour remporter les honneurs contre Cholet. Une phase finale où Théo inscrira 4 points pour 3 buts et 1 assistance.

Malheureusement pour lui, l’épopée varçoise s’arrêtera là. L’équipe prendra la lourde décision de refuser la montée. Alors que Théo se faisait une joie d’évoluer en Nationale 1, il fait le choix de quitter son club pour rejoindre les Yeti’s Grenoble, l’équipe Elite de la région et surtout qu’il avait déjà rejoint en Junior la saison précédente.

2018/2019 signe sa première saison en Elite. Malgré un premier but dès son premier match, il ne retrouvera plus le chemin de la feuille de match. En phase d’apprentissage, Théo reçoit tout de même une convocation pour janvier 2019 au stage de préparation de l’Equipe de France. Malheureusement, le varçois subit une blessure au dos lors de la Journée 10 contre Rethel l’immobilisant pendant presque deux mois et le mettant forfait pour le stage.

© Philippe Durbet – Metro-sport

 

Une convocation presque inattendue…

Les deux frères d’amitié ont cette saison pris le pas dans la bonne direction et font maintenant totalement partie de leur groupe Elite respectif. Si l’Equipe de France, n’était qu’une pensée et un objectif lointain, leurs convocations arrivent comme de beaux cadeaux de Noël.

« Honnêtement, je ne m’y attendais pas… Déjà, l’année dernière, c’était dingue de recevoir la convocation, explique Théo. Même si ce n’est qu’un stage, je sais aussi que ça n’a rien d’officiel. Je reste choqué honnêtement. C’est une grande fierté. »

Réaliste et terre-à-terre, Théo sait qu’il lui reste encore beaucoup à apprendre. « Je me sens tellement loin de ce niveau-là… J’ai encore beaucoup de choses à apprendre et j’apprends tous les week-ends. J’espère que ça va continuer encore longtemps. Ce sont ces moments là qui me motivent. Les stages me motivent à me dépasser aux entraînements et aux matchs. Et puis là, y être avec Valentin, c’est le pompom sur la Garonne. »

De son côté, Valentin s’est préparé à cette éventualité et a tout donné pour.

« Cette année avec les départs, je savais qu’il y avait une possibilité et je me suis donné à fond pour y être. Cette préparation, j’y pensais déjà l’année dernière vis-à-vis de cette année. Je savais que je n’avais pas le niveau, mais j’ai travaillé pour y arriver. À Caen, on en parlait et les gars comme Théo (Fontanille) et Baptiste (Bouchut) m’ont fait travailler dans ce sens. Je suis super content, c’est le premier stage, mais je sais aussi que ça ne veut rien dire. Je dois faire mes preuves. »

Si Valentin est sous l’aile de Théo Fontanille et de Baptiste Bouchut, Théo a la chance d’observer Lambert Hamon et Jolan Mogniat-Duclos à tous les entraînements et en-dehors.

« Ils ne sont pas derrière moi, mais c’est une vraie source d’inspiration. Je les vois faire, ce sont de gros travailleurs et je m’inspire d’eux. »

 

Perfectionnistes

Valentin, dans sa troisième saison, assoit de plus en plus son jeu. Dominant et en confiance sur le terrain, il se permet de plus en plus d’initiatives offensives, qui des fois peuvent lui faire défaut.

« Je prends beaucoup de plaisir à jouer avec Julien (Couraud) en défense. C’est cool d’être avec lui. Cette saison, Anthony me fait vachement confiance donc ça aide beaucoup. Après, je sais très bien que je peux faire mieux. Pour autant, je ne suis pas déçu, mais je peux encore progresser. J’ai quelques phases, où je me vois trop fort ou comme le sauveur et je fais une bourde… Le point positif, c’est que je suis beaucoup plus serein que l’an dernier, notamment face à Rethel par exemple, confie Valentin. »

Théo lui voit le verre à moitié plein…

« Après une première année compliquée, je pensais que ça irait mieux… Je voulais vraiment montrer ce dont j’étais capable cette année. Malgré tout, je ne suis pas assez content de moi. Je ne suis pas au niveau que je veux pour pour l’équipe et pour moi. Je ne suis pas encore convaincu par ce que je produis. Je me donne à fond aux entraînements et à l’extérieur, mais je reste un peu déçu de moi… »

Pourtant, il se réjouit de l’ambiance du groupe qui fait du bien. « Niveau collectif, je suis vraiment content. On a passé un palier cette saison. Ça reste un peu particulier, parce que Rebuffet m’a fait jouer attaquant. J’avais pas mal d’à priori. J’ai eu un peu peur par rapport aux stages EDF justement. Je savais que déjà pour la défense, c’était compliqué, mais, en avant c’était mort. Finalement ça s’est bien passé. J’avais un peu de mal au début, mais le système de jeu qu’on a, nous fait bien tourner. »

Malgré le switch à l’avant, Faucherand sera évalué pour un poste d’arrière lors du stage de janvier 2020.

 

Le mot du sélectionneur

Comme dit plus haut, cette année Geoffroy Tijou, sélectionneur de l’Equipe de France, doit composer avec 4 départs. 2 à l’avant et 2 à l’arrière. Une situation assez rare, mais l’occasion pour Bernard Séguy et lui de voir ce que la génération championne du monde 2017 a dans le ventre, 3 ans après le titre. Si Enzo Renou et Joan Kerkhove ont déjà montré leurs atouts et ont chacun goûté à un mondial, certains de leurs coéquipiers champions du monde 2017 ne sont pas forcément très loin à l’image d’un Marius Godano, ou bien de Lucas Discazaux.

« Théo et Valentin font partie de la génération Championne du monde 2017 et dans la même dynamique que Joan et Enzo, ils vont pouvoir jouer un rôle au sein de ce groupe. On voit que cette génération commence à pointer le bout de son nez, 3 ans après le titre.« 

© Marco Guariglia

L’expérience au mondial est une chose, mais la maturité acquise depuis 3 ans dans leurs équipes respectives est l’un des aspects importants dans le processus d’évaluation du sélectionneur. « Ils ont côtoyé leurs équipes premières. Ils ont pris en maturité, en responsabilité de jeu et on voit qu’ils font partis des joueurs français sur qui l’EDF compte et va compter pour cette année et les prochaines années, se réjouit Geoffroy. »

Avec une bonne moitié de saison en Ligue Elite, Tijou a fait son choix et a décidé d’évaluer les deux pour potentiellement remplacer les départs d’Antoine rage et de Pierre-Yves Albert. Une phase d’analyse qui se poursuivra avec le reste de la saison puis les autres stages EDF.

Sans doute dû à une expérience du haut-niveau en décalé, Geoffroy estime que Théo est encore trop discret et doit s’affirmer dans son jeu, même s’il reste conscient que sa saison en demi-teinte est en partie dû à son changement de position au sein des Yeti’s.

« Théo fait une saison plus discrète, notamment dû à son placement en avant. Il a dû prendre ses marques. On l’a sélectionné à l’arrière parce que c’est là qu’on veut le voir s’exprimer en EDF. Avec l’absence des américains à Grenoble, il a basculé de nouveau en défense, nous explique le sélectionneur, avant de continuer, Il a des qualités physiques importantes, un bon coup de patins, un bon gabarit et il est solide dans les duels. Il est un peu plus discret dans le jeu que Valentin et il va devoir se montrer au sein de l’EDF. Il doit faire valoir ses qualités, parce qu’il est bourré de talent, mais il va devoir prendre confiance et prendre ses responsabilités. Ils rentrent dans le groupe France pour progresser. »

« Pour Valentin, il a fait un très bon début de cette saison. Il a saisi une place importante avec le départ d’Antoine. On voit que c’est un joueur important à Caen. Il sent le jeu offensivement, on sent qu’il est en confiance. Il est explosif sur ses premiers appuis. Défensivement, il doit parfois canaliser son énergie pour être présent en défense et être plus responsable sur ses gestes défensifs. »

Ce premier stage, qui verra aussi un retour en France pour Marius Godano, sera composé de 7 joueurs (Lucas Discazaux vient remplacer Hugo Vitou blessé, ndlr) de cette génération championne du monde 2017.

 

L’amitié entre Valentin et Théo n’est pas prête de se terminer et se conjuguera sans aucun doute en bleu, blanc et rouge…

 

© Marco Guariglia
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© World Inline Hockey
© Marco Guariglia/Roberta Strazzabosco – CERILH
© Frédéric Caspani - Yeti's Grenoble
© Frédéric Caspani – Yeti’s Grenoble

 

 

Retour de blessure pour Jérémy Ferragu

Ce samedi soir, Jérémy Ferragu faisait son retour sur les terrains, suite à une blessure à l’épaule subit lors de la pré-saison à Angers. Le défenseur vierzonnais a eu le droit à une longue période de convalescence, qui l’a privé de jouer les premiers matchs Elite de ses Prédateurs. Enfant du pays, le rêve de Vierzon en Elite, il le connaît très bien et l’a cultivé ces dernières années sans jamais faillir. Malgré la blessure, il n’est jamais resté très loin puisqu’il a régulièrement été sur le banc ou en déplacement avec l’équipe.

Si lui-même dit n’être pas encore à fond, avec une belle marge de progression, il réalise un match à deux points avec 1 but et une assistance contre le Artzak d’Anglet. Un bon retour pour le défenseur de 25 ans.

Tu fais ton grand retour dans l’équipe, comment tu t’es senti? Est-ce que tu appréhendais ce retour?

C’est ma première blessure et je ne l’ai pas forcément très bien vécue. On est aujourd’hui, à 3 mois et 12 jours de l’opération. J’ai vu le chirurgien suite au match pour être sûr que tout était ok et ça l’est.

Bien sûr que j’appréhendais et je pense que c’est normal. Personnellement j’attendais ça depuis longtemps de jouer dans la Ligue Elite et désormais, je peux, donc c’est vraiment une réussite pour moi. Et tout particulièrement au bout de 3 mois de convalescence.

Après vis-à-vis du du groupe et moi-même, je ne me suis jamais trop éloigné. J’en avais aussi besoin, donc l’intégration s’est plutôt bien passé, je pense. Sur le plan personnel et mon jeu, je sais que j’ai énormément de choses à réapprendre. Je suis lucide là-dessus, mais mon objectif est d’apporter encore plus à l’équipe.

Pour un premier match en élite, tu marques tout de même un but et participes à un des buts de Jakub Novak. Tu t’attendais à pouvoir aider offensivement ton équipe dès ton retour?

Je dois avouer qu’après les entraînements suite à mon retour, j’étais loin de me dire que je pourrais aider l’équipe dès mon premier match. J’ai pu le faire donc tant mieux. C’est forcément encourageant pour la suite.

Après, je suis plus dans l’auto-critique sur ma performance et ce que je dois améliorer. C’est d’autant plus important pour l’équipe que pour moi.

Le début de saison de Vierzon est assez impressionnant. Est-ce que l’équipe dépasse les attentes et objectifs qu’elle s’était fixée en début de saison?

L’objectif est simple, c’est le maintien. Le groupe est là pour apprendre. Nous avons une moyenne d’âge basse donc nous apprenons tous ensemble.

Pour l’instant, on ne peut pas parler de dépassement d’objectif pour moi. Le maintien n’est pas encore acquis.

Comme tout compétiteur, je pense que tu ne joues pas pour perdre donc tout les points qu’on peut prendre sont non négligeable. 

L’important également, c’est aussi de faire passer un message aux autres équipes. On veut être pris au sérieux, donc chaque match pour nous est à prendre de cette façon.

Comment vois-tu le reste de la saison?

J’espère que l’on va continuer sur cette voie et que le championnat pourra compter sur nous l’année prochaine. L’équipe doit encore progresser et moi inclus.

D’un point de vue personnel, j’essaie de travailler mon physique pour éviter une nouvelle blessure. Le travail va être encore long pour moi, mais je dois me préparer au mieux pour chaque match.

Pour le reste, j’espère seulement que les copains de la Ligue me payeront une bonne bière. 

Frustré contre Vierzon, Paris se tourne vers Angers

Samedi soir, les Corsaires reçoivent les Hawks d’Angers dans un match qui s’avère déjà être très important.

Les deux équipes sont les seules à ne pas avoir pour le moment glané un point depuis le début de saison. 7 défaites de chaque côté et un bilan offensif et défensif presque identique. Paris a marqué 11 buts pour 47 encaissés, alors qu’Angers a trouvé le fond du filet par 13 fois, mais en a encaissé 51.

Epernay a de son côté remporté déjà deux matchs et peut se permettre de voir les choses venir de façon plus sereine. À la vue de la physionomie actuelle de la saison, les matchs Paris, Angers ont déjà l’air d’une finale aller-retour et ce samedi amènera son lot de pression.

Samedi dernier, contre Vierzon, Paris a perdu sur un douloureux 7-1 contre Vierzon. Les Corsaires commençaient pourtant bien le match avec le premier but et une bonne possession de palet en première période. Charlie Godano revient sur ce match et sur ce prochain match contre Angers.

On a toujours le problème de ne pas marquer de buts et du coup, on ne concrétise pas nos temps forts ! Et là, ça s’est beaucoup ressenti, parce qu’on les met vraiment en difficulté en première période, mais on ne marque pas et eux sont très efficaces ! C’est très frustrant, parce que le score est sévère et ne reflète pas vraiment le match. On paye très cher notre manque de réalisme.

 

Le match de samedi est dans la tête de tous les joueurs et l’un des sujets de discussion principal.

C’est en effet un sujet de discussion, mais la motivation est toujours là. On cherche maintenant à avoir une récompense de nos efforts fournis. Mais un peu comme Angers, qui est dans la même situation que nous !

Angers dans le dur

Après 5 journées, les Hawks d’Angers pointent à la dernière place avec 0 point inscrit et un malheureux -33 au goal-average. Depuis l’an dernier Angers se trouve au milieu d’une descente au enfer qui fait peine à voir. Club historique du roller-hockey français, les Hawks ont tout connu, le succès en Elite et en Coupe de France.

Malgré une situation tendue pour le collectif angevin, l’espoir est toujours là et c’est l’entraîneur-joueur, Jeff Ladonne, qui porte ce nouvel espoir.

Début de saison compliqué

Jeff Ladonne: On est là où on s’attendait être. On sait d’où on vient et où on va. J’ai un groupe qui découvre l’élite pour 70% de l’équipe, et avec une moyenne d’âge de 22 ans, 16 pour le plus jeune. L’équipe travaille à l’entraînement et progresse bien. On n’a pas de chance avec un effectif réduit par des blessures ! On a pas à rougir de nos prestations face aux concurrents de tête, les gars n’ont rien lâché et ont joué présence après présence dans l’idée d’apprendre face à de telles équipes !

Il n’y a rien à dire sur le déplacement à Grenoble, l’effectif était très réduit et l’équipe s’est battue avec ses armes jusqu’au bout. On a quand même des petits regrets contre Garges et Vierzon, où le manque d’expérience s’est énormément fait ressentir. C’étaient nos deux premiers matchs de la saison et la découverte de l’élite pour la plupart de l’effectif. C’est en perdant qu’on apprend de nos erreurs. Je suis content du travail fourni par l’équipe et la progression est là. Maintenant, il va falloir transformer tout ça en victoire.

Comment le groupe vit ce début de saison?

Il est très soudé dans la lutte pour le maintien et il vit très bien au quotidien.

 

Toi qui a connu la saison « presque » parfaite d’Angers il y a de cela 3 ans, comment tu vis ces saisons compliquées?

Dans toutes compétitions, il y a un premier et un dernier, des favoris et des outsiders. On est aucun de ceux-là ! On est des rescapés ! L’ancien bureau et directeur ne voulaient plus d’élite, mais juste une Nationale 2. On a monté une équipe de bénévoles (que je félicite et remercie) pour se battre et survivre en montant un projet stable financièrement en repartant de zero. On a la chance d’avoir Sébastien Marpeau (merci Sébastien), qui a soutenu ce projet et qui est devenu le nouveau président des Hawks. À partir de ce point là, on a essayé de recruter, mais il faut avouer que c’était trop tard et donc difficile. L’équipe élite remercie toutes ces personnes, qui oeuvrent pour que les Hawks Elite version 2019 puissent exister. Qu’on soit en haut ou en bas du tableau, rien n’est facile pour personne, on est bien conscient que ça sera compliqué et que personne nous fera de cadeau. Et les joueurs qui forment cette équipe ont accepté de relever ce défi fou et je les remercie personnellement.

 

Après 5 journées jouées quel est ton ressenti sur le classement et le début de saison? des surprises ou déceptions?

Quand je regarde le classement, chaque équipe est à sa place, on a un championnat d’en haut, du milieu et du bas. Il n’est pas significatif aujourd’hui. Il peut se passer plein de choses encore et je pense qu’Anglet sera plus haut à la fin de la phase aller. Tout comme nous !

 

Crédit photo: © Adrien Fréville

Entretien avec Karl Gabillet

En regardant le classement général après 4 journées, la position de Villeneuve est parfaite. Invaincu et à égalité avec Grenoble et Rethel en glanant 12 unités, l’équipe affiche un goal average de +18. Le bon point revient au bloc défense et gardien, qui n’affiche que 7 buts encaissés ; au même niveau que les Diables… L’équipe n’a connu aucune réelle difficulté pour le moment et s’est retrouvée à jouer son premier test de la saison contre l’équipe promue, les Prédateurs de Vierzon… Un scénario qui n’était pas forcément prévu.

On a profité de ce dernier match pour interviewer l’international français Karl Gabillet.

Rédaction: Début de saison parfait pour Villeneuve. Est-ce que ça était un début de saison facile ? Est-ce que tu penses qu’il manque encore quelque chose ?

Karl Gabillet: ce n’est pas forcément un début de saison parfait, loin de la même. Si les matchs sont en notre faveur, l’équipe est en construction perpétuelle pour trouver les lignes parfaites en vue des playoffs. Toute la saison régulière n’est qu’un rodage pour être fin prêt pour les phases finales. On dit toujours, le plus dur, ce n’est pas d’être champion, mais d’y rester. On a un réel défi cette saison. Grenoble affiche enfin une équipe, qui peut être champion. De notre côté, le recrutement a plutôt été bon cet été, mais maintenant faut trouver les bonnes associations et d’expérience, on sait très bien que les meilleurs joueurs du monde ensemble ne font pas forcément la meilleure équipe…

Vous n’avez pas joué encore contre vos concurrents directs comme Rethel et Grenoble, mais le match à vierzon s’est avéré être un premier test, tu t’attendais à un tel dénouement contre Vierzon?

 

KG: Le match à Vierzon a été un réel bonheur à jouer. C’est vrai que nous ne sommes plus habitués à ce genre d’ambiance et on peut dire que ça nous a un peu perturbé en début de match. Vierzon joue très bien les contres. Je suis très content que cette équipe évolue maintenant dans la Ligue Elite. Ils le méritent. Ils ont le niveau pour et le public pour. Leur terrain est pour moi parfait avec des roues neuves. On peut dire que nous avons été très bien accueillis.

Comment vois-tu le début de saison des jeunes comme Théo Issenhuth, Louis Allo et Matteo Mahieu, ainsi que les arrivées nouvelles de PJ Kavaya et Antoine Rage?

 

KG: Les trois sont de très bons jeunes et impliqués. Ils pourraient devenir des joueurs très solides en Ligue Elite. Mais pour ça, il faut qu’ils restent concentrés et à l’écoute. Ils ont la chance d’avoir des joueurs très expérimentés avec eux. C’est à eux d’en profiter. Pour l’instant en tout cas, tout se passe bien.
Pour PJ et Antoine, c’est un vrai bonheur pour moi. Ce sont des joueurs que je connais depuis longtemps et que j’apprécie énormément. Ça nous donne une profondeur de banc qui est largement supérieur à l’année dernière et le point positif, c’est que ça crée une concurrence plus rude en interne. Ça se sent à l’entraînement et sur le terrain.

Pour l’ambiance du vestiaire, PJ, c’est une valeur sûre. Quant à Antoine, le retrouver de temps à autre en power play, c’est super top.

L’équipe est là, le nouveau sol est là, maintenant, il faut faire monter la sauce et qu’elle prenne.

 

crédit photo: © World Inline Hockey

Hugo Vitou: ça pique…

2 matchs joués, et deux défaites pour les Corsaires de Paris XIII. Au-delà d’un début de saison compliqué, le plus alarmant est que l’équipe n’a toujours pas trouvé le fond du filet. Hugo Vitou revient sur ce début.

 

2 match 2 défaites, mais surtout pas de but? Est-ce que tu t’attendais à un début de saison comme ça?

Oui, c’est sur, ça fait mal au moral… Compliqué de s’attendre à un tel début de saison, mais c’est comme ça. On a tout de même appris de ces deux matchs et on va monter en puissance avec le temps ! Si on regarde bien, ce sont des erreurs bêtes, qui nous coûtent des buts et surtout la discipline qui nous tue. Il va falloir travailler d’avantage là-dessus.

Vous affrontez deux poids lourd de la Ligue dès le départ, est-ce que tu sens qu’il y a eu une différence entre les deux matchs?

Un match n’en est jamais un autre comme on dit. Les deux matchs étaient différents à jouer et oui, ce n’est pas forcément le meilleur tableau pour un début de saison, mais il est comme ça et on apprend de nos erreurs ! Au final, on retrouve beaucoup de positif pour pouvoir avancer ensemble, car on garde un groupe soudé et avec une envie de progresser ensemble.

Prochain match à domicile contre Caen, tu penses que c’est un match plus abordable pour vous? Quel est votre objectif?

Plus abordable? Cela ne veut rien dire pour moi. Caen est une très bonne équipe, qu’on a l’habitude d’accrocher, mais ça reste un gros match à jouer et il serait temps d’ouvrir le compteur. On attend tous ce match avec impatience. L’objectif est simple, une victoire à domicile pour lancer le groupe et se dire qu’on en est capable.. parce que c’est le cas et je crois en cette équipe !

 

crédit photo: Philippe Durbet - Metro-sports.fr

Vierzon rentre dans la cour des grands

2e match et première victoire pour les Prédateurs de Vierzon.

 

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour voir les Prédateurs enregistraient leur premier succès en Elite. Ce samedi, les vierzonnais sont allés triompher des Hawks d’Angers chez ces derniers, sur le score de 5 à 1.

« C’est une première victoire qui soulage, nous confie Aurélien Tricaud. On a fait un très bon match et on a eu de bonnes phases de jeu. »

Vierzon s’inscrit vite sur la feuille de match grâce à la première réalisation de Jakub Novak à la 8e minute de jeu. Puis le jeu se pose. C’est Yves Perrot, pour Angers, qui vient offrir l’égalité aux siens en tout début de seconde. Une fois de plus, le jeu se pose, avant que le festival Jakub Novak se mette en place, délivrant 3 autres buts en l’espace de 3 minutes et clouant le match pour les Hawks.

Pour Aurélien, la victoire est importante, mais sait que ce n’est pas la même équipe qu’ils ont pu rencontrer dans le passé. « On a perdu à Carpentier il y a deux ans, mais là, c’est diffèrent, car ce n’est plus la même équipe en face« , il nous explique.

« On ne savait pas si on allait gagner, mais on ne vient pas faire du tricot (jeu de mot…ndlr), on veut montrer qu’il faut compter sur nous, rajoute-t-il. Avec Angers, on joue clairement le maintien. »

Tous les points et matchs seront joués à fond. Tous les points sont bons à prendre. On a la chance de vivre un sport, où tout peut arriver et les surprises existent. On nous a critiqué en disant que nos étrangers étaient restés en Espagne à la suite de notre premier match contre Anglet, là, ils prouvent tous que non et qu’il faut compter sur nous.