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Interview : Charles-Edouard Damman, retour aux Jokers

Formé chez les Jokers d’Aubagne avec qui il a partagé la montée en Elite, Charles-Edouard Damman vient de passer une saison sous le maillot des Yeti’s de Grenoble. Pour cette saison 2016-2017, il est de retour à Aubagne et retrouve ses équipiers de toujours. Une bonne nouvelle pour les Jokers qui se maintiennent en Elite d’année en année… mais ne parviennent pas encore à se faire une place en play-offs.

Charles Edouard Damman - Grenoble - photo Myriam Leprince

LigueElite : Après un an chez les Yeti’s, c’est le retour à Aubagne, dans ton club formateur : qu’est-ce qui t’a poussé à ce retour ?

« Ce fut un choix très compliqué de quitter Grenoble, parce que j’ai rencontré des personnes au top et j’aurais pu continuer à Grenoble et jouer en Elite ! Certaines décisions durant la saison avec Grenoble ont pesé dans la balance pour que je revienne à Aubagne. Même si j’en suis le responsable car je n’ai pas été mon niveau à certains moments dans la saison ce qui entraîna ces décisions, à Carpentier en grande partie.

Ensuite, certains joueurs d’Aubagne ont su trouver les mots pour que je revienne et que je fasse parti du défi qui nous attend cette saison. Mais mon choix ne s’est pas fait totalement en fonction du hockey, je vais reprendre les études et je préférais faire ma licence pro ici chez moi dans un cadre que je connais. Maintenant le choix est fait, l’installation est faite et place à la saison ! »

LigueElite : Cette année à Grenoble t’a donné des armes supplémentaires pour cette nouvelle saison ? Qu’est-ce que tu te sens en mesure d’apporter à Aubagne ?

« Oui, j’ai énormément progressé pendant mon année à Grenoble. J’ai pu voir ce qu’était le haut niveau de notre sport dans une structure comme celle des Yéti’s. Ne serait-ce que s’entraîner 3 fois par semaine avec des joueurs comme ceux présents à Grenoble : tu es obligé de progresser. Puis lors des matchs, tu progresses énormément à tous les niveaux. J’espère pouvoir me servir de cette expérience acquise durant toute la saison. J’ai gagné en maturité et je veux en faire profiter tous mes coéquipiers, que ce soit sur ou en dehors du terrain. Je veux être encore plus un leader dans le groupe qu’avant mon départ mais aussi contribuer aux succès de l’équipe. »

Charles Edouard Damman - photo Myriam Leprince

LigueElite : D’année en année, Aubagne prend doucement mais sûrement sa place en Elite. Comment tu vois cette saison à venir ?

« Pour moi cette saison va être la plus difficile depuis que nous sommes en Elite. En effet le niveau cette saison sera plus homogène mis à part une ou deux équipes qui domineront ; les deux promus (Bordeaux et Caen) auront directement le niveau de l’Elite vu leur recrutement. Ensuite, beaucoup d’équipes ont connu de grosses pertes, ce qui va rendre le championnat plus serré.

Il faudra être prêt pour chaque match car je suis persuadé qu’on est capables de réaliser des grosses performances tout au long de la saison. Chaque année nos objectifs sont différents et c’est ça qui est motivant ! »

LigueElite : Quels sont selon toi les atouts des Jokers ?

« Pour moi, Aubagne n’est pas jugé à sa juste valeur. Son premier atout est dans la cage, avec Gilles Gontero qui fait partie des meilleurs gardiens du championnat ! On a un groupe de qualité avec de très bonnes individualités mais qui savent se mettre au service d’un collectif qui se connaît par cœur. Nos conditions d’entraînement ne sont pas dignes d’une équipe Elite mais c’est ce qui fait notre force , on est tous dans le même bateau ! Notre cohésion est une de nos plus grandes forces, on lâchera rien jusqu’au bout et la « Grinta » comme on dit chez nous sera toujours là et on sera prêts pour cette saison Elite j’en suis certain ! RHA … Revenguaaaa ! »

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Lions de Bordeaux - photo SBA Bordeaux

Bordeaux : Nicolas Vachel et ses joueurs ont « hâte de démarrer la saison »

Après quelques saisons en Nationale 1, Bordeaux retrouve l’Elite en septembre. Pour les anciens Aloses qui portent désormais le logo des Lions, c’est le retour au plus haut niveau après l’avoir quitté en 2008. Certains Bordelais ont déjà connu l’Elite et c’est d’ailleurs un groupe stable, peu remanié depuis juin, qui se prépare pour la nouvelle saison.

Champions de Nationale 1, les Lions vont devoir faire face à un gros défi : prendre rapidement une place dans le championnat et s’imposer contre des équipes plus expérimentées. Ils pourront compter sur Mickaël Gasnier, l’ancien portier des Boxers en Ligue Magnus, pour garder la maison. C’est la seule arrivée annoncée pour le moment.

A quelques semaines de la reprise, comment se prépare la saison ? Trois questions au coach des Lions, Nicolas Vachel. 

« Les points vont être chers »

LigueElite : La montée en Elite était un objectif pour Bordeaux : comment la nouvelle saison se prépare-t-elle ?

L’approche est différente dans le sens où on n’aura pas les mêmes objectifs, la saison dernière nous sommes montés en puissance tout au long de la saison pour aller au bout. Là, on doit démarrer en étant de suite prêts car tous les points vont être chers. La préparation est bien évidemment différente, on attend un minimum de condition physique dès la reprise sur piste.

Lions de Bordeaux - photo SBA Bordeaux

LigueElite : Mis à part l’arrivée de Mickael Gasnier dans les cages (ancien Boxer, Ligue Magnus), le groupe semble miser sur la continuité : est-ce que d’autres arrivées sont prévues, est-ce qu’un recrutement est encore en cours ?

Le groupe restera sensiblement le même, pour l’instant il n’y aura pas d’autre arrivée prévue mais on reste à l’écoute.

LigueElite : Certains joueurs de Bordeaux ont déjà connu l’Elite avec Bordeaux : il y a une impatience particulière à y retourner ? Les cadres ont une expérience à partager ?

Je pense que les joueurs ont hâte de démarrer la saison, de découvrir, voir redécouvrir pour certains, le plus haut niveau car l’élite d’aujourd’hui est bien différente de celle d’auparavant. On espère bien que les cadres continueront d’apporter leur expérience et surtout leur recul sur les différents matchs. Cela nous a beaucoup aidé la saison dernière, on en aura encore beaucoup besoin.

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Roman De Preval - Rethel Amiens playoffs - Photo Denis BlackGhost

Roman de Préval : « il faut assurer le côté pro »

D’abord annoncé présent à Amiens pour la prochaine saison, le gardien des Ecureuils a surpris joueurs et supporters en annonçant son départ. Une « opportunité professionnelle » inattendue, à laquelle il a fallu répondre rapidement : Roman de Préval quitte donc Amiens, et met sa carrière sportive entre parenthèses, quelques semaines après avoir remporté la médaille de bronze avec l’Equipe de France en Italie.

« Il faut assurer le côté pro »

LigueElite : l’annonce de ton départ d’Amiens est arrivée par surprise, quelles en sont les raisons ?

Roman de Préval : « Si l’annonce a été si brutale, c’est que j’étais le dernier candidat à postuler, et qu’une réponse rapide était demandée. Je n’ai eu que quelques jours entre le moment où ce n’était qu’une piste, et le moment où ça s’est transformé en réel projet.

L’opportunité professionnelle qui m’est proposée est difficile à refuser. C’est un super accélérateur et offre un projet stable et sécurisant.

Je suis à un moment de ma vie où pour construire des projets perso il faut assurer le côté pro. »

Roman de Preval - Amiens - photo Myriam Leprince

« La demi-mesure ne me ressemble pas »

Quels sont tes projets sportifs pour la saison à venir, est-ce que tu penses devoir laisser le roller hockey de côté ?

« Le fait d’avoir eu un timing serré pour prendre la décision a permis de trancher dans le vif… de fixer les priorités… Le roller hockey est une partie tellement importante de ma vie, c’est difficile d’y renoncer, mais ce n’est pas le hockey qui me fera vivre et je ne voulais pas louper le coche et le regretter dans quelques années…

Le poste se situe à côté de Metz, où il n’y a pas de clubs qui évolue en Elite ou en Nationale 1 dans les alentours à ma connaissance. De plus je vais devoir travailler certains samedis, donc difficile de se rendre dispo sur toute une saison.
C’est vraiment difficile de tirer un trait sur le sport qu’on pratique depuis toujours, mais je ne voulais pas faire de fausses promesses à Renaud avec un hypothétique aménagement et puis les planter au final. Et je n’imagine pas faire une « saison à la carte ». La demi-mesure ne me ressemble pas, et ce n’est pas correct pour le futur gardien des Ecureuils. »

Tu as passé quelques saisons à Amiens, quel bilan fais-tu de ces années avec les Ecureuils ?

« Sur le plan sportif, je ne garde que du positif. Le groupe était en reconstruction, et n’a cessé de progresser au fil des années. Jusqu’à « presque créer la surprise » cette année en demi. Amiens a souvent été sous estimé ou réduit à des raccourcis un peu faciles (les Crignier, de Preval, la Veillère…). Le groupe et ceux qui le composent valent mieux que ça. Au delà de ça j’y ai trouvé ce que je cherche dans une équipe : de la cohésion, de l’ambiance, du travail, de la compétition.

Pour le côté plus léger… Un peu dégoûté de partir alors que le Stilmat arrive ! »

Amiens, « un beau défi à relever »

Remplacer Roman De Préval dans la cage d’Amiens, cela va être un sacré défi… quel est le message que tu pourrais laisser à ton (ou tes) remplaçants ?

« Il n’y a pas de message à faire passer particulièrement. Le prochain ne fera pas du de Preval, comme je n’ai pas fait du Dumeige, du Lefranc ou du Boulidard. Chacun amène son style, son expérience, sa valeur ajoutée. Il n’y a pas de pression à prendre ma place. C’est la meilleure façon de se planter ! En plus je fais confiance au groupe pour travailler et mettre le futur gardien dans les meilleurs conditions sur et en dehors du terrain.

Mais évidemment je lui souhaite toute la réussite possible. C’est un beau défi à relever, au sein d’une équipe de caractère. »

Et un petit mot pour tes coéquipiers ?

« Évidemment je voudrais remercier tous mes coéquipiers pour les moments passés avec eux. Pour la petite larme et la séquence émotion on attendra le pot de départ ! Lol »

Roman De Preval - France Suisse - photo FF Roller Sports

« J’étais dans des conditions optimales »

Un petit mot sur le Mondial… Tu as été privé de ton binôme Jérôme Salley, avant que Simon Demars ne vous rejoigne. Comment tu as géré ce changement de dernière minute ?

« Ça a été perturbant, puisqu’avec Jérôme on est très proches. Donc voir son pote partir à l’hosto avant le début du mondial ça fait chier!

D’un point de vue sportif, on sortait d’un mondial en vrais binômes, à se partager les matchs et s’offrir le match suivant. C’était incroyable ! Et là je me retrouve avec les clés de la maison tout seul.

J’ai dû gérer différemment notamment sur la récupération où j’ai été très assidu. Mais physiquement j’étais prêt. Et mentalement j’ai essayé d’être constant et faire les gros arrêts quand il faut.

J’en profite pour en placer une pour mes coéquipiers gardiens : Simon qui a parfaitement joué un rôle pas facile. Et Jérôme qui a les mots justes et le soutien infaillible. Merci à eux et à l’équipe et le staff, j’étais dans des conditions optimales. »

Quel bilan ferais-tu de ce Mondial, où vous avez fini sur une belle victoire contre les Etats-Unis avec une médaille de bronze ?

« Il y a toujours un peu de frustration de ne pas passer loin… De perdre encore contre les Tchèques… avec ce scénario… Mais avec le recul, l’équipe a joué de façon incroyable. On finit sur une victoire (moins amère que la défaite de l’année dernière) et avec au final une seule défaite.

Cette médaille n’est pas volée. Il n’y a que les Tchèques qui ont pu nous arrêter. Le reste ne souffre d’aucune contestation. La France est de nouveau dans le top mondial et n’est vraiment pas loin d’être au sommet. »

Paris XIII - Rethel - photo Denis BlackGhost

Finale Elite : samedi, ici ce sera Paris

Après avoir gagné contre Angers à domicile et malgré la défaite au match retour, les Parisiens de Guillaume Silliès se sont qualifiés en finale Elite aux dépens des Hawks, en match d’appui il y a dix jours. Un scénario extraordinaire pour les Corsaires, qui avaient déjà livré une belle bataille en éliminant Garges en quarts de finale.

Et pourtant… rares sont ceux qui auraient pu présager d’un tel final pour les Parisiens, qui semblaient en difficulté au début de la saison. Samedi, ils recevront Rethel pour le match aller de la finale Elite. En attendant cette échéance, le coach Guillaume Silliès répond à quelques questions.

Paris XIII - Rethel - photo Denis BlackGhost

LigueElite : Aller chercher la qualification au match d’appui, c’est un scénario incroyable après la défaite 6-1 la veille. Qu’est-ce qui vous a fait gagner ce match selon toi ?

« Concernant la défaite 6-1 , le score ne reflète pas la physionomie du match. A 1-1 , ils marquent à 4 reprises en supériorité (7 pénalités à une). Nous aurions dû éviter ces pénalités pour ne pas nous mettre dans la difficulté.

Notre capitaine Edouard Clisson a fait un job incroyable pour remobiliser les gars en vue du match d’appui avec le résultat que l’on connaît. Et cela, malgré les pertes de joueurs la veille sur blessures (Palma, Dellagasperra). Pour le match d’appui, très physique, ces joueurs ont été superbement suppléés par Alex Pamart et le vétéran local Julien Clisson qui se sont vu offrir plus de temps de jeu. Nos défenses ont fait un job incroyable et notre gardien est dans une belle forme. »

LigueElite : Depuis quelques mois, Paris XIII est sur une excellente dynamique : qu’est-ce qui a fait la différence par rapport au début de la saison ?

« La vision extérieure nous dit que nous avons changé depuis janvier… Ce n’est pas  totalement exact, mais pas faux non plus 😄.

Sur le début de saison nous avions fait le choix de produire du jeu, et nous étions plutôt bien , mais les résultats ne plaidaient pas en notre faveur . Nos matchs contre Angers, Garges, Grenoble et Rethel lors de la phase aller furent de bonne facture, mais sans résultat. Il a donc fallu modifier notre façon de jouer, quitte à être moins « beaux », mais que cela nous permette d’engranger des points et de la confiance.

Plusieurs joueurs se sont affirmés comme leaders naturels et pris leurs responsabilités, sur le terrain et en dehors. Cela permet au groupe de bien vivre ensemble et d’être uni et focalisé vers un même objectif. »

Paris XIII - Rethel - photo Denis BlackGhost

LigueElite : On le dit souvent : une finale, ça se gagne. Mais comment tu envisages ces retrouvailles avec Rethel, qui a souvent semblé au-dessus du lot cette saison ?

« La finale, on va la jouer. Tenter de prendre du plaisir en performant. Et tout mettre en œuvre pour la gagner.
Bien entendu Rethel est une grosse écurie, qui est sur une autre dimension sportive , structurelle et financière que nous. C’est un favori en puissance qu’il est compliqué de bousculer tant ils sont forts dans les moments clés des matchs et tant ils exploitent les moindres erreurs ou passages à vide de leurs adversaires.

La demi-finale laisse des traces physiques et des joueurs vont nous manquer, mais nous saurons nous adapter et faire avec nos forces et nos valeurs. Nul doute que le spectacle sera au rendez vous pour le public parisien et rethelois ! Et je glisse un free hug a coach Barbiche, et Duduss, Bertignac et Lopo, qui font grave partie du groupe. »

TEASER FINALE CHAMPIONNAT DE FRANCE ELITE ROLLER HOCKEY from Kevin Fafournoux on Vimeo.

Ryan Newens - Rethel Grenoble - photo Black Ghost

Ryan Newens, Grenoble : « chaque match est une bataille »

Arrivé à l’intersaison à Grenoble, Ryan Newens fait partie des atouts des Yeti’s. Dix buts en championnat régulier, deux en Coupe de France : le joueur californien a pris ses marques en Isère. Discret et humble, il se livre un peu plus dans une interview.

Ryan Newens - Grenoble - photo Roger Lecomte

LigueElite : Tu as participé à Narch, aux State Wars… Que peux-tu nous dire sur ta carrière en roller hockey ?

Ryan Newens : « Ma première participation à Narch Pro remonte à six ans, avec les Las Vegas Tour Rebels. Depuis j’ai joué parfois avec cette équipe, parfois avec les Mission / Bauer Outcasts. Dans ces compétitions, j’ai eu le plaisir de jouer contre ou avec des joueurs parmi les plus talentueux au monde. J’ai encore à gagner l’un de ces tournois, et cela me pousse à travailler encore plus pour être meilleur. Jouer à ce niveau est une expérience qui rend humble, on peut apprendre beaucoup de ces joueurs, qu’on soit dans la même équipe ou non. »

Qu’est-ce qui t’as amené à jouer en France ? Tu connaissais déjà des joueurs qui ont évolué sous le maillot de Grenoble, ou pour d’autres équipes de la Ligue ?

« Au fil des années, j’ai entendu parler de plusieurs joueurs américains qui évoluaient en France. Je connais la majorité de ces joueurs, et après avoir entendu leurs parcours, cela m’a intrigué. Aussi quand l’opportunité s’est présentée, j’en ai profité. Skyler Hoar m’a mis en contact avec les bonnes personnes pour rejoindre Grenoble. Je savais que Woodsie avait joué à Grenoble, mais je ne connaissais personne dans l’équipe actuelle. Et en ce qui concerne les autres formations, je connaissais déjà Junior et Alex MacDonald, qui ne jouent pas loin (à Montchavin-Nice, NDLR). Et également PJ et Sigmund à Paris. »

« L’expérience que je recherchais »

Certains joueurs t’avaient parlé de la Ligue Elite ?

« La plupart des Américains qui ont joué en Elite m’ont en parlé et m’ont dit que l’expérience était vraiment intéressante. Des mecs comme Skyler, Junior, Casey Escarsega, Will Heinze, Travis Noe et Taylor Kane m’ont dit qu’ils avaient vécu d’excellentes choses. Du coup comme je le disais, je ne pouvais pas laisser passer l’opportunité. »

Ryan Newens - Rethel Grenoble - photo Black Ghost

Après plusieurs mois à Grenoble, que penses-tu de l’équipe, du club et de la ville ? C’est le genre d’expérience que tu attendais ?

« Ces derniers mois ont été géniaux. Le club est comme une grande famille, dans laquelle tout le monde se soutient, et c’est vraiment agréable d’en faire partie. Notre président Gilbert Notturno est super. Il sait vraiment ce qu’il fait. Notre équipe aussi est super, ils m’ont accueilli à bras ouverts, ce qui a vraiment facilité mon arrivée. C’est un groupe uni, ce qui est très bien pour l’alchimie de l’équipe. Nous avons une équipe plus jeune que ce à quoi je m’attendais, mais ils sont bourrés de talent. Et ce sont des mecs sympas, avec qui on peut passer du temps.

La ville de Grenoble est belle. C’est une des villes les plus agréables dans lesquelles j’ai vécu depuis que je suis en France. Je pense que j’ai eu de la chance pour cela, et c’est un bonus sympa quand on vient jouer au hockey ici ! Notre terrain est l’un des meilleurs sur lesquels j’ai joué en France. C’est exactement l’expérience que je recherchais. »

Qu’est-ce que tu penses du niveau de jeu, c’est ce à quoi tu t’attendais ?

« Le niveau de jeu est ce à quoi je m’attendais. Les terrains plus petits, les cages plus petites changent réellement du type de jeu auquel je suis habitué, mais après quelques matchs on s’habitue. On est dans un rythme plus rapide, avec plus de « run and gun », beaucoup d’arrêts et de démarrages rapides. Certains joueurs ici ont vraiment été encore plus loin que ce que je m’attendais à voir. »

 

« Prouver que nous sommes une des meilleures équipes »

Et quelles sont tes impressions sur la Ligue Elite, sur le championnat ?

« Je pense que la Ligue Elite est top. Chaque équipe a une base solide de supporters, ce qui rend les matchs plus amusants à jouer. Avec la diversité de terrains et de revêtements, chaque match est une bataille et jouer sur son propre terrain peut vraiment faire la différence. Ce serait super de voir quelque chose comme la Ligue Elite aux Etats-Unis. »

Ryan Newens and team - Grenoble - photo Roger Lecomte

Que peux-tu dire sur la saison de Grenoble pour le moment ?

« La saison a vraiment bien commencé pour nous. Mais avec les départs de Lambert Hamon et de Nico Gauthier pour l’Australie, ainsi que quelques blessures dans l’équipe, nous avons été plus en difficulté. Nous avons donc besoin de continuer à travailler et de progresser encore en tant qu’équipe sur la suite de la saison. Nous avons encore la moitié de la saison pour prouver que nous sommes une des meilleures équipes de la Ligue. »

Quel conseil donnerais-tu à un joueur qui souhaite venir en France ?

« Mon conseil serait de ne pas hésiter si l’opportunité se présente. C’est une super expérience de vivre dans un autre pays et d’en apprendre la culture. Et pouvoir voyager et jouer au hockey est un vrai bonus. »

English version

Ryan Newens, Grenoble : « Each game is a battle »

LigueElite : You’ve been playing at Narch, State Wars… what can you tell us about your hockey career so far ?

« I started playing Narch pro about 6 years ago with the Las Vegas Tour Rebels and have gone back and forth between them and the Mission/Bauer Outcasts ever since. In these tournaments, I’ve had the pleasure of playing with and against some of the best players in the world. I’ve yet to win a title in these tournaments and that pushes me to work to become a better player. It’s a humbling experience playing at this level and you can learn a lot from the guys you play with and against. »

What led you to play in France ? Did you already knew some players who played for Grenoble, and for other teams of the Elite League ?

« Through the years, I’ve heard about many American players playing in France. I know most of these players, and after hearing all the stories of their experiences intrigued me, so when the opportunity came up I couldn’t pass. Skyler Hoar got me in contact with the right people to get me here in Grenoble. I knew Woodsie had played for Grenoble a few years ago, but I didn’t know anyone on the current team. As far as other teams in the league, I knew Junior and Alex MacDonald were playing nearby. Also PJ and Sigmund in Paris. »

 

« The experience I was looking for »

Do any other foreign players told you about Elite League ?

« Many of the Americans that have played told me about the Elite League and told me the experience was definitely worth it. Guys like : Skyler, Junior, Casey Escarsega, Will Heinze, Travis Noe and Taylor Kane all said they had a great time here. So like I said, I couldn’t pass up the opportunity. »

Ryan Newens - Grenoble - photo Denis Black Ghost

After a few months playing for Grenoble, what can you say about the team, the club and the town ? Is it the kind of experience you were looking for ?

« It has been a great few months in Grenoble so far. The club is like one big family where everybody supports each other, which is nice being a part of. Our president Gilbert Notturno is great. He definitely knows what he’s doing. The team is great, they welcomed me with open arms which made the transition very easy. It is a tight-knit group which is good for our team chemistry. We have a younger team than what I had expected but there is a lot of talent. They are a bunch of great guys that are fun to be around.

The city of Grenoble is beautiful. It is one of the better cities i’ve been in, since i’ve been here in France. I think I lucked out on the location, which is an added bonus to being able to play hockey here. Also, our home rink is the best rink i’ve played on here in France. It is exactly the experience that I was looking for. »

What do you think about the level of the games, is it what you were expecting ?

« The level of the games is about what I was expecting. The smaller rinks and smaller nets really changes the style of play from what i’m used to, but after a few games, you get used to it. It is a lot more fast paced and « run and gun », and a lot of stops and starts. Some of the guys out here have definitely exceeded my expectations though. »

« Prove that we are one of the top teams »

And what are your impressions about the Elite League, the championship experience ?

« I think the Elite League is great. Each team has a solid fan base which makes it fun to play in front of. With the variety of rinks and floors, each game is a battle and playing at your home rink really makes a difference. It would be cool to see something like the Elite League in the USA. »

What can you tell us about Grenoble’ season so far ?

« Our season started off very well, we started off 6-1. But due to Lambert Hamon and Nico Gauthier leaving for Australia, and various injuries on the team, we’ve been having some trouble. We just need to keep working and grow as a team as the season progresses. We still have half of the season to prove that we are one of the top teams in the league. »

Is there an advice you’d give to a player willing to come to France ?

« My advice would be to definitely take advantage if the opportunity comes up. It is a great experience living in a new country and learning the culture. Also being able to travel and play hockey is an added bonus. »

Angels - Angers Montchavin - photo Claire Tournet

Yves Perrot, Montchavin-Nice : « j’ai confiance en mon équipe »

Montchavin-Nice, le promu qui surprend. Depuis le début de la saison, les Angels ont battu tous leurs adversaires, et même Rethel en prolongation. Le seul faux pas est administratif et a valu à Montchavin-Nice un forfait contre Garges, pour avoir aligné sur la feuille de match un joueur non qualifié sur la liste de début de saison. La sanction a ramené les Angels à la cinquième place.

L’un des atouts offensifs de Montchavin-Nice, c’est son jeune international Yves Perrot. Buteur avec l’Equipe de France junior en Argentine, revenu de Rosario avec une médaille d’argent, le Niçois a inscrit 16 buts depuis le début de la saison sous le maillot des Angels. Un de moins que son équipier californien Junior Cadiz. Résultat, il figure dans le top 3 des meilleurs buteurs du championnat… et aussi sur la liste des joueurs appelés au prochain stage France senior. 

Angels - Angers Montchavin - photo Claire Tournet

« On est une équipe ambitieuse »

Ligue Elite : Montchavin-Nice est l’une des formations les plus regardées depuis le début de la saison. Comment se passent ces premiers mois en Elite pour le groupe ?

Yves Perrot : « Pour une équipe promue, on ne s’en sort vraiment pas mal ! Bonne ambiance, bon esprit de groupe… et l’esprit de compétition ressort chez beaucoup de joueurs. »

LigueElite : Et pour toi ? Est-ce que tu t’attendais à ce rythme… et est-ce que tu t’attendais à ce résultat à la presque mi-saison ?

« Si je m’attendais à ce rythme ? Eh bien je m’attendais à voir une grosse différence de niveau entre la Nationale 1 et l’Elite, et c’est le cas ! Franchement je m’attendais à un top 5 pour nous en début de saison. On est une équipe ambitieuse, très jeune, avec des piliers qui savent nous remettre en place quant il le faut. Et je pense que beaucoup d’équipes nous ont sous-estimé. Maintenant en Elite aucun match n’est joué d’avance ! »

« La deuxième partie de saison va être plus dure »

LigueElite : Qu’est-ce qui fait la réussite de Montchavin-Nice cette saison selon toi ?

« Pour moi la réussite de Montchavin-Nice c’est tout d’abord notre goal : un goal solide dans la cage et de suite le match paraît plus facile. Julien Couraud un pilier en défense qui remet en place tous les jeunes défenseurs que l’on a, aisni que Junior Cadiz qui fait de même pour les avants. Puis l’esprit de l’équipe : une équipe de potes, de jeunes qui ne sous-estiment pas les adversaires et qui ne le sur-estiment pas non plus, et qui avancent match après match. »

LigueElite : Et comment tu vois la deuxième partie de saison de l’équipe ?

« Pour moi la deuxième partie de saison va être plus dure. On avait l’effet de surprise, la jeune équipe promue… mais plus maintenant ! Mais ça ne peut que rendre les matchs plus intéressants, ça va être dur mais on peut aller jusqu’au bout : j’ai confiance en mon équipe. »

LigueElite : Tu es actuellement le 3e meilleur buteur en Elite avec 16 réalisations : comment tu expliques ce succès devant les cages ?

« Pour moi le classement n’a aucune signification : ce n’est que la finition d’un job réussi par toute la ligne. Je ne serais certainement pas là sans Julien, Ben, Junior ou même Vlado ! »

Yves Perrot - Equipe de France junior - Montchavin Nice

Tu rejoins les seniors en stage France en janvier : quel défi cela représente pour toi ?

« Pourquoi pas viser les championnats du monde junior et senior ? Le stage sera une énorme expérience pour moi , mais si j’y vais ce n’est pas pour faire de la figuration. Je m’entraîne a fond pour l’Elite, pour les juniors, et je me donnerai a 200% pour le stage senior. Je veux finir le stage senior sans aucun regret. »

LigueElite : Est-ce que tu t’attendais à être appelé au stage France, et comment tu prépares cette convocation ?

« Non je m’attendais pas à être appelé au stage France Senior. Je me prépare au mieux depuis le début de saison, du physique, des crossfit by Coach Julien Couraud et des entraînements tout simplement. On n’arrive à rien sans rien ! »

Yves Perrot - Angers Montchavin - photo Claire Tournet

Zack Pettersson - Epernay

Zack Petersson, Epernay : « la Ligue à son meilleur niveau »

C’est l’une des recrues du mercato côté Epernay. Le jeune international suédois Zack Petersson retrouve l’Elite, qu’il avait déjà connue il y a deux saisons avec les Spiders de Rouen. Cette fois-ci le défi sera tout autre, puisqu’après une saison en Nationale 1 avec Caen, Zack relève le défi de la montée avec une équipe qui accède tout juste au plus haut niveau français.

A l’orée de ses 20 ans, le Suédois a fait une partie de sa carrière en roller-hockey en France : il a rejoint Rouen il y a deux ans, avant de passer une saison à Caen. Entre Elite, Nationale 1 et championnat junior, et après la Sparta Cup et des matchs en Grande-Bretagne cet été, les prochains mois seront donc au rythme de l’Elite. Ce sera probablement l’un des joueurs à surveiller cette saison : très prometteur en 2013-2014 et sacré « rookie de l’année » aux Trophées RHAF, il a continué à évoluer depuis.

Zack Petersson - Epernay tournoi Rethel - Photo Denis Blackghost

English version below

LigueElite.fr : quel a été ton parcours en hockey jusqu’à maintenant ?

Zack Petersson : « Je joue au hockey sur glace depuis que j’ai six ans, et j’y ai joué jusqu’à mes 17 ans. C’était au moment où je suis passé complètement au roller-hockey et que je suis arrivé en France pour jouer en Ligue Elite pour la première fois, avec Rouen en 2013-2014. Et je pense que c’était une excellente décision. J’aime réellement le roller-hockey. »

Tu jouais pour Can l’an dernier, qu’est-ce qui t’a amené à t’engager avec Epernay cette saison ? 

« Oui, j’ai passé de très bons moments à Caen avec un super groupe, tant en Nationale 1 qu’en équipe junior. Mais j’ai ressenti le besoin de jouer au meilleur niveau de nouveau, et j’ai eu une bonne opportunité de la part d’Epernay. Je me suis dit que c’était une bonne idée. »

Et qu’est-ce qui t’a amené à jouer en France ?

C’était à la suite des Championnats du monde à Anaheim en 2013, avec la Suède. Après ces mondiaux, nous avons eu l’opportunité mon frère et moi de venir jouer à Rouen. Mon frère avait déjà joué en Espagne et nous en avons discuté… et nous avons finalement décidé que nous viendrions à deux. »

Est-ce que tu connaissais déjà certains de tes nouveaux coéquipiers ?

« Le seul que je connaissais déjà est Mitja Bracek, que j’ai recommandé au club : c’est un solide défenseur avec un bon sens du jeu, et plus important encore c’est quelqu’un de super. J’ai aussi déjà joué contre Louis Tran auparavant, et quelques autres juniors, mais c’est tout. »

« Un avant-goût du niveau de compétition »

Tu as joué tes premiers matchs avec Epernay le week-end dernier : comment cela s’est passé ?

« Le tournoi à Rethel était super, j’y ai pris beaucoup de plaisir. Nous avons eu un avant-goût du niveau de compétition que nous allons retrouver en Ligue Elite, ce qui est agréable. Nous avons également pu essayer nos nouvelles lignes, pour voir ce qui fonctionnait ou non. »

Et comment étaient les premiers entraînements avec l’équipe ?

« Nos premiers entraînements étaient agréables, ne serait-ce que rencontrer l’équipe. Je pense que nous avons beaucoup de potentiel. J’ai été surpris de voir combien Bastien Chaumet est un bon gardien, et Thomas Jouham qui est sur ma ligne m’a aussi impressionné. Au final, je pense que nous avons une équipe plutôt solide. »

Qu’est-ce que tu attends de la Ligue Elite, et du niveau de jeu dans le championnat ?

« Je sais que la Ligue Elite va être à son meilleur niveau depuis un moment. Il y a tellement d’excellentes équipes et joueurs désormais. En ce qui me concerne, je veux juste montrer combien j’ai amélioré mon jeu depuis mon dernier passage en Elite début 2014. »

Vous allez jouer votre premier match la semaine prochaine contre Villeneuve-la-Garenne : comment tu te prépares à ce match ?

« Je suis réellement impatient à l’idée de ce match ! Je pense que nous avons une bonne chance de le gagner. Comme nous n’avons pas de match amical ce week-end, je pars en Angleterre jouer deux matchs avec une équipe anglaise : ce sera une bonne préparation. »

Zack Petersson - Epernay - Photo Denis Blackghost

English version

LigueElite.fr : what can you tell us about your hockey career so far ?

Zack Petersson : « I’ve played ice hockey since I was 6 years old and played all the time until I was about 17. Which is when I swiched over completly to roller hockey and moved to France to play Ligue Elite with Rouen for the first time in 2013-14. I look back on this as a great decision. I absolutely love the sport of roller hockey. »

You were playing for Caen last year, what lead you to play for Epernay this season ?

« Yeah I had a great time in Caen with great group of guys both in N1 and the junior team but I felt for this season I needed to play in the top league again and I got a great offer from Epernay so I thought it was a good idea to come here. »

And what led you to play in France in the first place ?

« What led me to play in France for the first time was that I had just played the world championships 2013 in Anaheim with team Sweden. After that me and my brother got an offer to come and play in Rouen. My brother had already played in Spain so he told me alot about how it is and we finally decided that we both was gonna go. »

Did you already knew some of the teammates you’ll be playing with ?

« The only teammate I knew from before was Mitja Bracek who I recommended for the club, he is a strong D with great awareness and more important a great guy. I had also played against Louis Tran before and some of the junior players but that’s it. »

« We got a taste of the competition »

You played you first games with Epernay last week-end : how did you feel ?

« The tournament in Rethel was great, I had a lot of fun. We got a taste of the competition we will get in the league which is nice. Also we were able to try out our new lines to see what work and what doesn’t. »

And how were the first trainings with the team ?

« Our first trainings has been nice, just to see our team. I think we have alot of potential. I was surprised how good of a goalie we have in Bastien Chaumet and also my linemate Thomas Jouham has also impressed me. Overall I think we have a pretty solid team. »

What kind of expectations do you have about the Elite League and about the game level in the championship ?

« I know the league is going to be the best it has been in a long time. There is so many great teams and players in the league now.  For my self I just want to show how much I have improved as a player since I last played in Ligue Elite in early 2014. »

You’ll be playing your first Elite game next week against Villeneuve-la-Garenne : how do you prepare that game ?

« Yeah I’m really looking forward to that game. I think we should have a good chance of winning that game. Since we don’t have any exhibition games this weekend, I will head over to England to play 2 games with my team there. So that will be a good preparation. »

Antoine Rayapin - photo Christine Garcia

Antoine Rayapin, Grenoble : « m’entraîner dur »

Nouveau départ pour Antoine Rayapin, le transfuge des Phénix de Ris-Orangis. Après avoir accompagné son équipe lors de la montée en Nationale 1 et évolué une saison dans l’antichambre de l’Elite, le Francilien rejoint le plus haut niveau français. Il portera cette saison le maillot des Yeti’s de Grenoble.

Un défi pour le nouveau 36 de Grenoble, qui retrouvera ses anciens voisins de Garges pour le premier match du championnat dans quelques semaines.

Antoine Rayapin - photo Christine Garcia

LigueElite.fr : la saison dernière, tu évoluais avec les Phénix de Ris-Orangis en Nationale 1. Quel est ton parcours en roller-hockey ? 

Antoine Rayapin : « J’ai commencé le roller-hockey à 8 ans. J’avais un ami qui y jouait. J ai voulu voir ce que c’était et depuis, je n’ai pas lâché. Je suis passé par toutes les catégories à Ris-Orangis, et j’ai également joué en Junior Elite avec l’entente Villeneuve-la-Garenne – Paris XIII. »

LigueElite.fr : comment s’est présentée l’opportunité de jouer cette saison avec les Yeti’s à Grenoble ?

Elle est un peu tombée du ciel ! J’ai accompagné Fabien Saulnier (Ris-Orangis) et Hugo Rebuffet, le gardien de Grenoble, pour le dernier match de Rethel contre Angers, en finale à Rethel. Sur le trajet, Hugo me parlait des Yeti’s et de Grenoble… Puis on a assisté à un beau match, et dans ma tête, c’était la folie. Du coup, j’a dit à Hugo que ça me tentait bien de venir jouer à Grenoble. On en a discuté avec Hugo et avec Gilbert, le président. Et maintenant je suis chez les Yeti’s ! »

Antoine Rayapin - photo Christine Garcia

LigueElite.fr : comment se sont passés tes premiers entraînements à Grenoble, et la prise de contact avec l’équipe ? Tu y retrouves des joueurs que tu connaissais déjà, ou c’est le grand saut dans l’inconnu ?

« J’en connaissais plusieurs,  que j’ai eu l’occasion d’affronter sur des phases finales. J’étais un peu anxieux, on se rappelle de la finale à Grenoble à la Halle Clémenceau. Du coup j’avais une petite appréhesion, mais au final les gars sont supers. On a eu un week-end de cohésion qui s’est très bien passé. Et même dans le club j’ai été très bien accueilli. Les entraînements sont intenses, il y a des séances de physique… je suis prêt à me donner à fond, et c’est exactement ce que je voulais ! »

LigueElite.fr : ce sera donc ta première saison en Elite : comment tu vois ce championnat ?

« L’Elite c’est un championnat intense, avec beaucoup de matchs et avec un gros niveau de jeu. Je vais devoir m’entraîner dur pour être à la hauteur et créer la surprise ! »

LigueElite.fr : pour le premier match, vous recevez Garges, gros morceau de l’Elite la saison dernière. C’est une équipe que tu connais : comment tu appréhendes ce match ?

« J’ai en effet eu l occasion de les jouer plusieurs fois et ça a été plus ou moins dur. Nous avons un gros potentiel, et nous nous entraînons dur. Et nous commençons la saison à domicile : c’est l’idéal pour débuter ! »

Marius Flamein - VLG - Photo Emmanuel Coquema

Marius Flamein, Amiens : « aider du mieux que je peux l’équipe Elite »

Changement de cap. Après quelques années de formation à Rouen et après avoir disputé le championnat Junior Elite avec Villeneuve-la-Garenne en prêt la saison dernière, Marius Flamein fait partie des gardiens concernés par le mercato à l’inter-saison. Il quitte la Normandie pour rejoindre les Ecureuils d’Amiens, et l’international Roman De Preval. Une opportunité pour le jeune gardien qui a déjà été également appelé en stage chez les Bleuets (espoirs et juniors) en stage.

« Je vais travailler pour y retourner »

LigueElite : Quel est le parcours que tu as suivi pour le moment en hockey ?

Marius Flamein - VLG - Photo Emmanuel CoquemaMarius Flamein : J’ai commencé le roller hockey en 2011, à 14 ans (Minimes 2), à Rouen. J’ai eu la chance de pouvoir participer aux demi-finales cadets la même année et d’être intégré l’année qui a suivi dans le groupe N2. J’ai pris de l’expérience en jouant régulièrement en cumulant cadets, juniors et Nationale 2, ce qui m’a aidé, mon équipe et moi, à décrocher le titre Junior Excellence en 2014. La saison suivante, j’ai continué mon apprentissage en N2.

J’ai également commencé à intégrer petit à petit le groupe Elite et à prendre part à quelques matches. Pour les juniors cette saison, j’ai été vice-champion Junior Elite avec Villeneuve. J’entame ma 2e année junior en rejoignant à présent le groupe Elite d’Amiens à temps plein cette saison ainsi que son équipe junior. J’ai fait jusqu’à ce jour deux stages Espoirs et deux stages Juniors en équipe de France et je vais travailler pour y retourner.

LigueElite : Comment tu vois ce nouveau défi à Amiens, et dans quelles circonstances as-tu eu cette opportunité ?

« Concernant Amiens, ça va être une année très intéressante du fait, cette fois-ci, d’être à temps plein avec le groupe Elite. C’est une autre intensité, une autre discipline et une autre implication que ce que j’ai connu jusqu’à maintenant. Tout est passé à un niveau supérieur, c’est le genre de défi que je recherchais pour progresser. L’accueil a été très bon, la mentalité du club est vraiment super. J’ai hâte que la saison commence.

L’opportunité de venir à Amiens s’est présentée suite au fait que les dirigeants de Rouen et moi ne sommes pas tombés d’accord, nous avions une vision différente concernant mon avenir au club et j’ai donc décidé de quitter le club de Rouen.

J’ai été contacté par plusieurs équipes, tous les projets étaient très intéressants. Mais celui d’Amiens était le plus complet. »

« Aider du mieux que je peux l’équipe Elite »

Marius Flamein - VLG - Photo Emmanuel CoquemaLigueElite : On parle souvent de la saine concurrence entre les gardiens… tu retrouves l’international Roman De Préval ainsi que le jeune Nicolas Pont, comment tu envisages ce travail en trio ?

« Effectivement, ça va être très intéressant de travailler avec Roman tout au long de l’année. La semaine de reprise avec lui s’est très bien passée. J’avais déjà travaillé avec lui les deux années précédentes au stage d’Anglet, donc on se connaissait déjà. Il me conseille à l’entraînement, c’est très utile pour corriger ce qui ne va pas et pour pouvoir travailler encore plus. Je n’ai pas encore rencontré Nicolas Pont. »

LigueElite : Comment tu te prépares pour cette saison, qui va sans doute présenter des défis particuliers ?

« Je compte aider du mieux que je peux l’équipe Elite dès qu’elle en aura besoin, ça passe par une préparation physique commencée dès l’été, une semaine de reprise à Amiens depuis le 24 août puis deux fois par semaine, une prépa physique suivie d’un entraînement pour être au niveau et répondre à ce qu’on attend de moi. »

LigueElite : Plus encore que certains joueurs, il arrive que les gardiens aient leurs petites habitudes. Comment tu décrirais les tiennes, et comment te prépares-tu avant un match ?

« Je n’ai pas spécialement d’habitudes, j’écoute de la musique et je fais l’échauffement hors terrain avec l’équipe avant le match, je discute beaucoup dans le vestiaire jusqu’au moment de rentrer sur le terrain où là, je suis concentré et dans ma bulle. »

Amiens se déplacera à Angers le 3 octobre pour le premier match Elite de la saison 2015-2016. 

Rosario 2015 : paroles de Bleus

Après la médaille d’argent des Bleuets en Argentine, un très beau parcours pour l’Equipe de France senior aussi. Vainqueurs contre l’Italie en quarts, puis contre les Etats-Unis en demi-finale, les Bleus sont allés chercher une prolongation historique contre la République Tchèque en finale. Un dernier but des Tchèques en overtime a mis fin aux espoirs d’or, mais a révélé une très belle équipe française. C’est donc une médaille d’argent que les seniors ramènent aussi d’Argentine !

Réactions des joueurs après les matchs…

Roman De Preval - Equipe de France

France – République tchèque, défaite 4-2
Roman De Preval (Amiens)

« On est arrivé avec des bonnes intentions, mais on se fait surprendre un peu vite. Moi je les aide pas sur ce premier but un peu à « la con », après le problème c’est que l’on a un peu subi ce début de match, on a été un peu en réaction, pas assez en action. Après il y avait des bonnes choses, la deuxième mi-temps était beaucoup mieux, mais du coup on a un peu couru après le palet, un peu après le jeu, sur la première on a pas réussi à imposer ce qu’on voulait faire, s’imposer vraiment, et en face quand ils ont le jeu à leur compte c’est fort, donc on se fait sanctionner sur deux trois erreurs mais il n’y a pas tout à jeter loin de la. C’est un premier match, il n’y a rien de fait, rien de dramatique, maintenant faut être en action dès le départ, et 40 minutes, on fera ça pour les prochains matchs ! »

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Langlois Masson - Equipe de France

France – Suisse, victoire 7-1
Maxime Langlois (Garges)

« Ça a été une grosse partie très physique, surtout sur la fin. On est bien rentré dedans, on les a agressés comme il fallait dès le début, on a pu marquer rapidement, ça nous a un peu libéré et puis à la fin on connaît le jeu suisse, on sait comment ils sont quand ils sont menés, ça s’est vu ce soir avec de grosses mises en échec, surtout à 5 secondes de la fin avec une charge dans le dos. Ça fait partie du jeu mais bon, on les a battus et c’est le principal. »

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Jolan Mogniat Duclos - Equipe de France

France – Lettonie, victoire 6-2
Jolan Mogniat-Duclos (Grenoble)

« On a rencontré une grosse équipe de la Lettonie, très physique, le match a été très haché par les pénalités donc ce n’était pas évident. On a su ne pas baisser les bras et les enfoncer bien comme il faut. On finit avec un 6-2 bien mérité, donc maintenant c’est place au ¼ de finale, c’est le prochain match à penser. »

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Jerôme Salley - Equipe de France

France – Italie, victoire 4-1 en quarts de finale
Jérome Salley (gardien de but, Angers)

« Elle est belle cette rencontre (rires), elle est sympa, je pense que  voir jouer l’équipe de France de cette année c’est  plaisant, moi d’en faire partie c’est juste magnifique, juste parfait, on ne peut que se surpasser à chaque match. Il y a un tel collectif cette année que ça donne envie, les Italiens putain on  les a détruits, ça faisait un petit moment qu’il fallait les détruire. On a fait la partie qu’il fallait pour passer en demi-finale, et maintenant on voit l’étape d’après ».

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France – Etats-Unis, victoire 6-2 en demi-finale

Geoffroy Tijou (coach de l’Equipe de France)

« C’est beau, c’est beau ! Quand on a une équipe de 14 guerriers comme ça qui se relai sur le terrain sans arrêt, sans arrêt, l’adversaire tiens 5-10 minutes et finit par craquer ! Voilà, ce sera une autre partie demain, mais faut qu’on reproduise ça, on est en mode rouleau compresseur depuis 5 jours, franchement il n’y a rien à dire, le plan de jeu est connu, maintenant les mecs ils travaillent, ça travaille et ça paye ! »

John Ostré (Angers)

« Enorme match, on doit beaucoup à notre défense, on leur fait mal, en attaque il y a des très belles sorties de zone ça fait vraiment plaisir, tout le monde a sorti le gros match, dont notre gardien Roman de Préval ! Le plus important est fait, cette place en finale, maintenant on va aller chercher la bonne médaille, surtout la bonne médaille ! »

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France – République tchèque, défaite 2-1 en finale et en prolongation
Jeff Ladonne (Anglet), capitaine de l’Equipe de France

Interview du capitaine Jeff Ladonne après la Finale contre la République Tchèque

Posted by FFRS – Equipes de France de roller hockey on lundi 22 juin 2015

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