Catégorie : Interviews

Connaissez-vous ENZO RENOU ?

Il ne fait aucun doute qu’Enzo Renou est l’un des joueurs les plus détestés de la Ligue Elite. Régulièrement appelé Enzo « Relou » par ses adversaires, le caennais reste néanmoins l’un des meilleurs joueurs de sa génération !

Champion d’Europe U18 en 2015 puis champion du monde Junior 2017 en Chine, le normand a impressionné dès sa première saison en équipe première à Caen en 2015/2016. Cette saison, les Conquérants sont en Nationale 1, une saison qui verra l’enfant prodige du club finir avec 20 points, dont 12 buts en seulement 12 matchs.

Dès sa première saison en Elite, il parvient à être presque à un ratio d’1 point par match. Le plus impressionnant restera son habilité à se faire envoyer en prison. Il finira sa première saison en Ligue Elite avec un incroyable 90 minutes de pénalités.

Apprenez à le découvrir un peu plus…

Où es-tu né?

Je suis né à Caen, là où j’ai commencé le roller hockey à l’âge de 6 ans.

 

Où habites-tu?

J’habite à Caen dans l’une des plus belles villes de France.

 

Ce que tu préfères dans le hockey?

Quand ça joue vite du style 3-4 passes et but. J’aime aussi la vitesse.

 

Qu’est-ce que tu détestes le plus dans le lifestyle d’un joueur de roller hockey ?

Honnêtement, il n’y a rien que je déteste.

 

Que fais-tu pendant un vrai jour off?

Je dors et je reste la journée dans mon lit…

 

Quand tu cuisines, quel est ton plat signature?

Je suis un phénomène là-dessus, ce sont les pattes à la carbonara avec un peu de curry.

 

Si tu n’avais pas été joueur de Roller Hockey, que serais-tu devenu aujourd’hui?

Du foot, car j’en faisais étant petit.

 

Ta matière préférée à l’école?

Le sport.

 

Ton meilleur voyage à l’étranger ?

C’est bien sûr en Chine avec les juniors de l’équipe de France, mais aussi la Sparta cup en 2018.

 

Est-ce qu’il y a un lieu que tu n’as pas fait et que tu veux vraiment faire ?

J’aimerais bien aller aux States ou à Dubaï pour faire des grandes pools party et boat party 😂😂

 

Ton film préféré?

Le plus beau des combats (avec Denzel Washington, ndlr)

 

Ton chanteur/groupe de musique préféré?

Nekfeu

 

Ton coéquipier préféré ?

Je n’en ai pas.

 

Ton héros de hockey ?

TJ Oshie (Washington Capitals en NHL)

 

Le joueur que tu détestes le plus?

C’est Martin Fiala (Fous du Bitume de Villeneuve), il a un boulard monstre, après en-dehors du terrain il est cool. Mais bon, je pense être le joueur le plus détesté de la ligue.

 

Ton héros en dehors du hockey ?

Superman.

 

Si tu pouvais recommencer un truc, que choisirais-tu ?

Rien, car je n’ai rien qui me vient à l’esprit…

 

Crédit photo: Jérémy Cordier

Karl Gabillet, un vrai faux retour en Equipe de France

À la suite des Roller Games de 2019 à Barcelone, le capitaine de l’Equipe de France Karl Gabillet annonçait son envie de mettre une pause, voir prendre sa retraite internationale.

Avec 142 sélections en équipe nationale (dont 20 en tant que capitaine), son souhait était de faire passer sa famille en premier. Avec 72 matchs en championnat du monde pour 70 points inscrits (38 buts, 32 assistances), Karlito reste l’un des joueurs les plus prolifiques de sa génération et de l’histoire du roller hockey français.

Après une année ô combien particulière sur le plan humain et sportif avec l’annulation des mondiaux 2020 en Colombie, et l’arrêt complet de la saison 2019/2020 en raison de la pandémie, la saison 2020/2021 avait l’air de bien partir jusqu’au confinement épisode 2.

Malgré ce second confinement, les Equipes de France ont pu bénéficier de leurs différents stages en vu des prochaines échéances mondiales. À la surprise générale, dans l’annonce du 24 novembre de la FFRS, on constate avec plaisir le nom de Gabillet dans les convoqués. Mais est-ce un retour d’une fois ou un vrai retour?

On est allé interroger l’intéressé pour savoir ce qui se cache derrière cette convocation surprise…

1. Pourquoi revenir?

Je reviens, car j’en ai tout simplement envie et que le hockey me manque.

 

2. Qu’est-ce qui a changé depuis ta décision à Barcelone?

Beaucoup de choses ont changé depuis Barcelone. J’avais arrêté l’équipe de France pour profiter de ma famille et qu’elle profite aussi de moi. 3 mois de confinement sans hockey, ça te permet de profiter à fond. Du coup, suite à ça, nous avons pu en discuter un peu avec ma femme. Et elle m’a dit ok, mais pas jusqu’à 40 ans (rires…).

 

3. Est-ce que certains joueurs comme Romain t’ont contacté pour te faire changer d’avis?

Pépin (Benoît Ladonne) a vraiment essayé de me faire changer d’avis. Il revenait tout juste et moi, j’arrêtais. C’était clairement trop tôt, mais je devais le faire pour ma famille.

4. Est-ce que tu étais resté en lien avec Bernard Séguy et Geoffroy Tijou? Est-ce que Geoffroy a cherché à te faire revenir?

J’avais toujours laissé entendre à Geoff et Bernard que ce n’était pas une décision irréversible, mais que c’était à moi de sacrifier l’équipe de France tant ma femme avait énormément sacrifié pour le hockey. Geoff le savait, et il respectait ce choix même s’il a fallu plusieurs coups de téléphone pour qu’il comprenne bien lol. Geoff est revenu vers moi peu de temps après le premier confinement. Il avait dû sentir le vent venir, car c’est à ce moment-là, que je lui ai annoncé que j’aimerais revenir jouer pour la France.

 

5. Qu’attends-tu de ce retour?

Je n’ai pas vraiment d’attente. Je veux juste rejouer pour mon pays, car je pense que j’en ai encore les moyens physiquement. Je veux prendre du plaisir avec mes amis d’enfance comme Romain Horrut et Benoît Ladonne. Et depuis peu, j’ai envie de former les jeunes, de leur faire part de mon expérience, ce que j’essaye un peu de faire en club avec Mathéo Mahieu et Louis Allo.

 

L’équipe de France est une vraie famille, et même si beaucoup quittent le navire avec le temps, ils restent toujours de très bons amis que tu ne vois qu’en équipe de France. On ne lâche pas une famille comme ça.

 

C’est une bonne nouvelle dans le paysage du roller hockey français. Avec l’année off pour pandémie, son break ne ressemble presque pas à un break…

crédit photos: Claire Tournet & Vanessa Zenobini

Connaissez-vous JIMMY FERREZ?

Jimmy Ferrez, le vétéran

Jimmy fait aujourd’hui parti des vétérans chez les Artzak d’Anglet ! Angloye d’adoption depuis l’âge de 18 ans, il fait parti de la première génération de jeunes à avoir joué à la glace et au roller en même temps. Formé dans sa Normandie natale, il est encore aujourd’hui le plus jeune joueur de l’histoire à avoir été sélectionné en Equipe de France de roller hockey. À l’âge de 17 ans, il est appelé par Bernard Séguy pour les Mondiaux 2006 à Détroit.

Discret et grand passionné, c’est le gros bosseur qui ira chercher l’égalisation ou le but de la victoire !

Apprenez à mieux le connaître avec nos questions !

Où es-tu né?

Je suis né à Cherbourg (50), ville où j’ai commencé le hockey sur glace avec le NC’HOP à l’âge de 3 ans et le Roller Hockey avec les Aigles d’Or à 6 ans.

Où habites-tu? 

Depuis le 23 août 2006, je vis dans le Pays Basque, à Ciboure exactement. C’est à 15 minutes d’Anglet. Suite à l’appel d’Olivier Dimet de Juin 2006 pour m’annoncer ma première convocation au championnat du monde sénior à Détroit à 17 ans, il en a profité pour me vendre son projet aux Artzak. J’ai posé mes valises définitivement ce jour-là dans ce coin de paradis !

Ce que tu préfères dans le hockey ?

La vie d’équipe est certainement ce que je préfère. Partir en week-end galère avec tout ton groupe et faire 24 heures de bus avec tes copains pour un match de 50 minutes ! Cela peut paraître absurde pour beaucoup de gens (ma femme en premier 😂), mais ce sont souvent les meilleurs souvenirs que l’on garde. Et lorsque les temps hors terrain se passent bien, c’est souvent bénéfique sur la qualité du jeu le samedi soir !

Qu’est-ce que tu détestes le plus dans le lifestyle d’un joueur de Roller Hockey? 

La partie la plus dure dans ma semaine de joueur, ça reste de me déséquiper après l’entraînement. Je suis capable de rester pendant deux heures après chaque entraînement à discuter rollers aux pieds avec les copains. Le réveil est souvent, difficile le lendemain, à 6 h 00.

Que fais-tu pendant un vrai jour off?

Des jours off dans mon emploi du temps, ça n’existe pas vraiment ! Je suis gérant d’entreprise, donc je ne connais pas les 39h et j’ai la chance d’être papa de 2 enfants ( 7 et 4 ans). Donc si tu ajoutes le roller, on peut dire que même les week-end ne sont pas considéré comme des jours de repos.

Quand tu cuisines, quel est ton plat signature?

Je ne cuisine pas du tout 😉

Si tu n’avais pas été joueur de Roller Hockey, que serais-tu devenu aujourd’hui? 

C’est très difficile pour moi de répondre à cette question, car toute ma vie a été basée sur le hockey et c’est sûrement cela qui me permet aujourd’hui d’être un battant dans la vie de tous les jours et aussi au sein de mon entreprise.

Ta matière préférée à l’école? 

Math et dessin lol

Ton meilleur voyage à l’étranger?

J’ai eu la chance de beaucoup voyager à l’étranger grâce au hockey et aux matchs internationaux, mais je garde un souvenir magnifique d’une sortie avec l’équipe de hockey sur glace de Caen à Stockholm en Suède à mes 14 ans. On jouait 3 matchs par jour et on se déplaçait en métro, bus et train, avec nos sacs sur les épaules au mois de février à -15°c. On a joué sur des lacs gelés et pris des leçons de hockey par les gamins de là-bas.

Est-ce qu’il y a un lieu que tu n’as pas fait et que tu veux vraiment faire?

J’aimerais bien me faire un safari… être tout petit au milieu des animaux dans leur milieu naturel !

Ton film préféré?

On va dire que je suis resté dans le passé si je dis « les petits champions »  😉

Ton héros de hockey? 

Je suivais tous les matchs de Teemu Selanne à l’époque. C’est un travailleur incroyable, il ne lâche rien et c’est ce qui me qualifie le plus comme joueur !

Si tu pouvais recommencer un truc dans ta vie, que choisirais-tu?

J’ai eu la chance d’avoir une place promise dans une université canadienne avec une bourse d’études étant plus jeune, mais étant aussi un jeune « con », je n’ai pas assez travaillé à l’école et j’ai vu ma bourse s’envoler avec mon billet d’avion.

Je ne regrette rien aujourd’hui, car j’ai plutôt une belle vie, mais on peut penser à ce qui se serait passé ensuite…?

Hugo Vitou: une pause pour mieux revenir…

Il y a des joueurs comme ça qu’on adore voir sur les terrains. Toujours avec le sourire et la bonne humeur, Hugo Vitou fait parti de ces joueurs. Un de ces joueurs, qui aime son sport, qui aime jouer, et qui le montre ! Pourtant il faudra s’habituer à le voir moins qu’avant.

En effet, l’international français a pris la dure décision de mettre une pause dans sa carrière sportive pour deux raisons principales… Cicatriser et les études…

J’ai préféré prendre une année pour moi. Une année, où je pourrai m’occuper de ma blessure, me consacrer pleinement à mes études et à d’autres activités. Je pense que j’ai juste besoin d’une petite pause pour me remettre en forme et commencer une nouvelle vie.

En 5 saisons en Ligue Elite, partagées entre Garges et Paris XIII, le niçois s’est offert un magnifique palmarès. Arrivé en 2015 à Garges, le défenseur champion du monde junior 2014, réalise une première saison plus que satisfaisante avec 19 points en 16 matchs joués dont 13 buts et un premier mondial en Equipe de France sénior, qui se finit avec une médaille de bronze. En 2016/2017, il joue un rôle plus défensif, mais manque de régularité qui lui coûteront sa place en EDF pour l’année du titre. Fierté touchée, il réalise l’année d’après une bien meilleure saison, qui se finira par le titre de champion de France Elite Garges et à noter, 8 points en 6 matchs lors des playoffs. En plus de ce titre, Hugo goûte de nouveau aux joies de l’Equipe de France, où il finira avec ses compatriotes vice-champion du monde.

Pour la saison 2018/2019, il choisit de quitter Garges et rejoint, les Corsaires de Paris XIII pour des raisons principalement liées à sa scolarité. À Paris, au côté de PJ Kavaya et des frères espagnols Cabalin, le numéro 15, prend le rôle de leader et s’offre la meilleure saison de sa carrière avec un incroyable 31 points en 18 matchs, suivi par 4 points en 2 matchs de playoffs contre les Conquérants de Caen. Une saison qui le voit confirmer pour la deuxième année consécutive en EDF pour les Roller Games de Barcelone, où il finira en bronze.

Malheureusement, la saison 2019/2020, en plus d’être amputée par la pandémie du Covid fût la pire pour le niçois. Blessé à l’adducteur pour la deuxième fois en 2 ans, Paris coule dans les abysses du classement. Avec une intersaison très maigre pour les parisiens, il ne peut que constater depuis le banc, la descente en enfer de son équipe.

L’idée de prendre une pause, m’est venu, lorsque j’entamais mon 3e mois de blessure à l’adducteur. Je me suis rendu compte qu’il allait me falloir un peu plus de temps pour m’en remettre. Suite à ça, j’attendais la réponse de mon école à Dax pour savoir si je pouvais continuer mes études dans le sud-ouest ou pas.

Après une vie entière consacrée au roller hockey, Hugo Vitou prend une pause pour mieux revenir… L’idée d’une pause devait me travailler sans que je m’en rende compte, explique Hugo, Dès que j’ai su pour mon école, c’est devenu évident pour moi qu’il me fallait cette pause.

L’an dernier presque jour pour jour, on se souvient d’un Hugo Vitou avec les larmes aux yeux en sortant des vestiaires de Mar Bella… Un moment particulier venait de se vivre dans le vestiaire du gymnase. L’adieu de joueurs, qui ont écrit parmi les plus belles lignes de notre sport. Renaud Crignier, Pierre-Yves Albert, mais aussi potentiellement, Antoine rage, et Karl Gabillet.

J’étais ému de savoir que c’était sûrement le dernier match avec eux en Equipe de France, raconte Hugo, savoir la chance que j’ai eu de jouer avec eux. C’était juste top de partager ces expériences avec eux. Je ne pense pas que ce soit leur départ qui m’ait mis la puce à l’oreille pour autant, rajoute-t-il.

Si le hockey va bien lui manquer, il n’y a peu de chance qu’on le revoit en milieu de saison…

Pour le moment, ma décision est prise, et pas de hockey de la saison pour moi, du moins en compétition. J’ai l’été pour me décider et voir si je prends une licence dans un club.

À seulement 24 ans, Hugo Vitou fait parti des joueurs préférés des français. Apprécié de ses coéquipiers, il va beaucoup manquer sur les terrains.

Retour à la maison pour Baptiste Bouchut

Après le départ de Charly Hallard vers Angers, un autre caennais quitte le bateau Conquérants… Batpiste Bouchut rentre à la maison !

Après 3 saisons consécutives avec les Conquérants de Caen, et 8 saisons passées loin de chez lui, l’enfant du pays revient pour ouvrir un nouveau chapitre de sa carrière sportive. L’international français revient avec nous sur ce choix !

 

Ligue Elite: Qu’est-ce que signifie ce retour pour toi et pourquoi maintenant?

BB: Et pourquoi pas maintenant? (rire) Un nouveau projet sportif avec une équipe avec peu d’expérience en Ligue Elite. Je vais essayer d’apporter un petit quelque chose en plus pour que l’on progresse tous ensemble. Beaucoup de monde parle de « retour », mais pour ma part, je ne le vois pas comme ça. Le club de Vierzon a beaucoup changé en 8 ans. Dans ma tête, je vais dans un nouveau club, mais dans une ville que je connais.

 

3 saisons à Caen, le plus longtemps d’affilée que tu es fait depuis ton départ de Vierzon il y a 8 ans, tu retiens quoi de ces 3 années avec les Conquérants sous les « ordres » de Bernard et d’Anthony Marie?

BB: Oui 3 ans… Ça passe vite ! Il y a tellement de choses… Si je devais choisir un beau souvenir, ça reste la qualification pour Carpentier la première année quand je suis arrivé. C’était la première fois que le club allait connaître Final Four à Paris. C’était une grande fête. Il y a aussi les playoffs contre Grenoble la même saison. On perd le premier match à Grenoble, mais nous  parvenons à gagner le deuxième et troisième match à Caen. C’était vraiment malade !

 

Vierzon a l’air de bien se renforcer, quels sont tes objectifs personnel et pour l’équipe?

BB: D’un point de vue personnel, je dois franchir un cap en terme d’efficacité offensive. Je stagne un peu depuis 2 ans. Là, je vais tout mettre en œuvre pour exploser. Au niveau de l’équipe les projets sont d’aller chercher un Carpentier et une demi-finale de playoffs. Et bien évidemment de terminer dans le top 3 au championnat.

Un mot pour les Conquérants?

BB: Merci ! Ça a été un réel plaisir de jouer sous les couleurs des Conquérants. Parents, bénévoles, entraîneurs, joueurs et coéquipiers, je vous remercie pour votre accueil extraordinaire, je n’oublierai jamais le cosy room ! Merci à tous ! Et à bientôt !

 

La boucle est bouclée…

 

© Crédit photo: Patrick Tapin

The Podcast | EP.4

Dans ce 4e épisode, on retrouve Alexis Normand, gardien des Hawks d’Angers, Damien Lafourcade, gardien des Conquérants de Caen et de l’Equipe de France, et Daniel Brabec, gardien des Diables de Rethel et de l’équipe de République Tchèque !

Avec la fin du confinement s’approchant de plus en plus, on revient sur la saison de chacun des joueurs, des équipes respectives, mais aussi sur les gardiens, qui les ont inspirés à travers leurs carrières !

Retour à Angers pour Charly Hallard

Après deux saisons passées aux côtés de son club formateur, les Conquérants de Caen, Charly Hallard reprend la route d’Angers.

Le caennais était devenu un pointeur régulier au sein d’un effectif angevin remplie d’expérience. Lors de sa dernière saison pour les Hawks (2017/2018, ndlr), il y avait réalisé la meilleure saison de sa carrière. Tout ça en portant le rôle de capitaine.

Angers, retenu en Elite (en raison de la pandémie) après une saison très difficile, profite de cette chance pour tenter de rebondir. La première pièce du nouveau puzzle est Charly… Un joueur d’expérience, qui saura en faire profiter la nouvelle vague de jeunes angevins.

Si Charly revient en tant que joueur, il vient aussi pour faire partie intégrante du nouveau projet sportif mis en place par Jeff Ladonne et le nouveau bureau emmené par Sébastien Marpeau. Le numéro 17 prend les reines de l’équipe en remplaçant Jeff Ladonne en tant qu’entraîneur. Une passation, que Jeff voit avec plaisir et confiance :

Je vais avoir un deuxième enfant et j’ai estimé que je n’aurais plus suffisamment le temps pour effectuer la tâche d’entraîneur-joueur à 100%. Charly avait le souhait de revenir et s’est proposé d’entraîner. Je serai là, s’il a besoin d’aide. C’est une bonne chose pour le club et pour moi, je vais pouvoir profiter de ma famille et prendre plus de plaisir sur le terrain sans avoir un œil partout ! Il me tarde que la saison reprenne. On a la chance d’être maintenu, le projet Hawks Elite peut continuer de progresser step by step. Et çà démarre très bien pour la saison à venir !

Pour Sébastien Marpeau, président des Hawks d’Angers, le retour de Charly est une excellente nouvelle, qui aura un effet catalyseur !

Tout le monde sait qu’on a eu une saison compliquée, mais les gars n’ont pas lâché et ont accepté de tout faire pour sauver le club. Jeff a fait un boulot de dingue dans des conditions très difficiles. Il faut le remercier pour ça. C’était la priorité de la saison passée et on peut dire que c’est fait, bien au-delà du maintien, mais pour tout le club. On regarde l’avenir avec sérénité, et les Hawks ont un vrai projet sur le long terme, qui inclut tout le monde. Le retour de Charly va dans ce sens et son investissement est au-delà du poste d’entraîneur. C’est un gars de club, et on est heureux de travailler ensemble. Ça annonce un bel avenir pour les Hawks et c’est parfait pour les 25 ans du club qui arrive.

À l’occasion de cette première nouvelle du mercato 2020, Charly répond à nos questions !

Après deux saisons à Caen et une montée en puissance des Conquérants, pourquoi ce retour à Angers ?

Je rentre à Angers pour des raisons professionnelles et familiales. Mon cabinet se développe de plus en plus, mais aussi parce que j’ai eu le bonheur d’être papa en juillet dernier, et ça devenait compliqué de partir tous les week-ends.

 

Qu’est-ce que tu retiens de ce nouveau passage à Caen?

Ça était une chance de pouvoir revenir dans mon club formateur. De pouvoir évoluer de nouveau en Elite avec les Conquérants est une fierté, et le club va dans le bon sens. Ils ont une superbe structure, et un Manager Général (Anthony Marie), qui gère cela à merveille. Je retiens d’avoir pu retrouver mes anciens coéquipiers de mes premières saisons en Normandie, mais aussi les nouvelles têtes, ma collocation avec Théo dans le vestiaire, le petit rituel du vendredi soir , et de pouvoir évoluer avec Enzo Renou…. C’est dommage, que nous n’ayons pas pu jouer Carpentier, car ça aurait eu une saveur particulière avec mon club de coeur. Que de bons souvenirs, et un groupe avec une grosse ambiance et Gilles-Valentin de la Tourette !

 

Est-ce que tu arrives avec un objectif personnel précis et sportif pour l’équipe?

J’arrive avec l’objectif personnel de participer au nouveau projet des Hawks, projet d’équipe et surtout projet de club. L’équipe a de la chance de pouvoir repartir en Ligue Elite pour la prochaine saison, après une saison très délicate. Le club a fait le dos rond, et ils repartent sur des bases saines avec la commission et un nouveau bureau.

Niveau sportif: faire mieux que l’année dernière… une victoire (rire, ndlr). Non plus sérieusement, l’objectif numéro un va être de se maintenir en élite sur le terrain, on ne peut pas être prétentieux après une saison difficile. Ensuite, on regardera plus haut si c’est possible. Chaque chose en son temps.

 

On connaît ton envie de faire partie de l’Equipe de France, est-ce que tu fais une croix dessus?

Pour l’Equipe de France, je m’entraîne toujours pour cela. J’ai pu échanger avec les sélectionneurs (avant ma décision de partir pour Angers). Je n’ai pas été au niveau les deux dernières saisons pour prétendre à quoi que ce soit, soyons honnête. Il y a de la concurrence, et des jeunes qui sont arrivés. Il me manque de la vitesse pour prétendre à une place. Maintenant, c’est dans un coin de ma tête, et dire qu’en signant à Angers, je range cet objectif au placard, ne serait pas vrai. Alors non, je ne fais pas une croix dessus. Pour moi, plus les objectifs personnels sont élevés et plus on progresse. Je vais me remettre au travail, et on verra bien le résultat final. Je suis en paix avec ça maintenant.

 

Un retour qui va faire du bien à Angers, qui s’offre sa deuxième bonne nouvelle depuis le début de cette pandémie.

 

Charly Hallard en chiffres de 2012 à 2020

 

The Podcast EP.3

On continue notre tournée des clubs Elite avec les 4 derniers clubs encore non invités, Angers, Rethel, Garges et Vierzon !

Dans ce 3e épisode, on retrouve Alexandre Gaboriau, arrière des Hawks d’Angers, Enzo Clergé-Réa avant des Diables de Rethel, Guillaume Langlois arrière des Tigres de Garges et Jérémy Ferragu arrière des Prédateurs de Vierzon !

Avec les 4, on se fait un petit retour sur la saison, sur les joueurs qui les ont impressionnés, ainsi que sur leur vie en quarantine !

Podcast spécial COVID19 | EP.2

On le sait enfin, et c’était la grosse mise à jour de la semaine dernière, c’est l’arrêt officiel de la saison 2019/2020 !

Si la saison s’est arrêtée, nous allons continuer ce format de vidéo/podcast et cette fois-ci pour l’épisode 2, nous retrouvons Hugo Vitou des Corsaires de Paris, Jakub Cik des Artzak d’Anglet et Thomas Rogé

© crédit photo L'Ardennais

Interview avec Léa Dablainville

Lors de la Journée 13, Léa Dablainville, gardienne seconde pour les Diables de Rethel, réalisait un exploit en remportant un match en Ligue Elite contre les Hawks d’Angers ! Pour la deuxième fois de l’histoire, une femme allait chercher une victoire ! La première, c’était Marion Mousseaux avec les Yéti’s Grenoble.

Retour avec elle sur cet événement !

 

 Comment tu t’es sentie lors de ce match ?

Contente, parce qu’on a gagné ce match malgré les conditions. Il fallait rester concentré sur le match suite aux hommages rendu à Didier, ce qui a ému toute l’équipe, mais on resté soudé.

 

Est-ce que tu savais avant le début du match que tu allais être le gardien partant?

Oui, je le savais, de plus on savait qu’il y allait avoir une cérémonie, ce qui a permis je pense à chacun de se préparer mentalement pour être aux mieux de ses capacités durant ce match.

 

Elite, stage Equipe de France, et ce premier match complet… avec un peu de recul, comment tu vois cette saison?

Cette saison, c’est une grande opportunité pour moi de progresser encore plus, j’essaie de comprendre et d’apprendre les moindre détails du jeu pour pouvoir devenir une meilleure version de moi-même. Mes coéquipiers m’aident beaucoup au quotidien et je leurs en suis entièrement reconnaissant. Pour autant, je garde la tête froide avec toujours l’ambition de devenir la meilleure possible.

 

Avec Marion Mousseaux, tu es la deuxième gardienne de l’histoire à faire un match complet et à le gagner, ça représente quelque chose pour toi?

Bien sûr, c’est toujours une satisfaction personnelle, quand j’ai commencé le hockey à Rethel j’allais voir tous les matchs élites. Le fait maintenant d’y être, c’est un rêve de gamin, qui se réalise. Mais cela ne se serait jamais réalisé si mon coach ne m’avait pas donné ma chance et je n’ai pas envie de les décevoir. C’est pour ça que j’essaie de repousser mes limites en permanence.

De plus, cela montre aux jeunes filles que rien est impossible…

 

À Rethel, tu es la fille du pays dans cette équipe… Qu’est-ce qui te vient à l’esprit avec son départ?

J’ai commencé le roller hockey à Rethel. Quand je suis arrivée au club, je devais avoir 4 ou 5 ans, je ne sais plus trop. Didier me connaissait depuis que j’étais toute petite, il m’a vu évoluer en jeunesse, intégrer les entraînements élites, intégrer le groupe France par le biais des stages et pour finir intégrer si je peux dire officiellement l’équipe élite. Forcément, son départ m’attriste énormément, il me soutenait que se soit sur le plan sportif ou scolaire et croyait en moi… Je me souviens d’un jour où j’ai participé à la journée de la femme à Rethel, il était avec moi et il a dit « on a une bonne espoir, puisque c’est un espoir rethèlois, c’est un espoir français et on espère la voir prochainement participer aux championnats d’Europe et championnats du monde avec l’équipe de France ». Cette phrase m’a marqué… Ce souvenir me pousse à aller de l’avant et de me battre pour chaque chose afin de le rendre fier. Maintenant, il faut qu’on soit tous soudé pour passer à travers cette mauvaise passade et rendre hommage à tout ce qu’il a construit.