Auteur/autrice : Wissem Jaubert

Une saison hors-norme

Après deux saisons sans résultats sportifs en raison de la pandémie qui a frappé la France ainsi que le monde entier, la saison 2021/2022 nous a offert enfin un champion. En gagnant sa série contre Grenoble, Villeneuve-la-Garenne a remporté son second titre de son histoire et d’affilée.

En plus d’une finale et d’un titre surprise, cette saison, nous a offert une année incroyable et un championnat qui se sera joué jusqu’aux derniers instants. Plus qu’un simple titre, c’est une saison qui a su rebattre les cartes pour le plus grand plaisir des fans.

 

Villeneuve champion !

En début de saison, peu de personnes auraient misé sur les Fous du Bitume. L’équipe s’est très vite retrouvée dans une situation instable avec le départ de Martin Fiala. Le numéro 66, champion de France avec les Tigres de Garges, puis avec Villeneuve, annonce qu’il part jouer en Italie avec le Milano Quanta. Une décision difficile à digérer pour le FDB, qui n’a que trop peu de temps pour se retourner. « Ça a été une année sportive compliquée, avec des départs non prévus en début de saison, nous décrit Guillaume Silliès.

Mattéo Mahieu, présent en fin de saison aussi, fait parti des « départs notables » en prenant la décision de privilégier le hockey sur glace. En plus de ces départs, l’équipe connaît une certaine instabilité aux entraînements. « On a joué par intermittence. Je ne suis pas parvenu à trouver les leviers pour garder une ligne directrice stable », explique Guillaume. Pour Karl Gabillet, les départs ont eu un poids sur l’équipe et son moral, ce qui a joué en début de saison jusqu’à la trêve hivernale. « C’est la première année, où je joue dans une équipe loin d’être favorite. On a eu du mal à remplacer les départs, et les entraînements n’ont pas été sérieux en début d’année. Malgré ce début de saison chaotique, le FDB maintient un cap correct et limite la casse. »

C’est au retour de Noël que quelque chose se passe pour Karl. « Juste après la trêve, le sérieux est revenu et on a commencé à créer une vraie équipe. » Pour l’entraîneur deux moments clé ont changé la donne. « Il y a eu deux tournants dans cette saison. Le premier, c’est la réception de Grenoble à la maison. L’équipe était décimée par le Covid et par les blessures (plusieurs leaders ont suivi le match depuis la maison.). Tous les « seconds couteaux » ont fait un match héroïque, et des jeunes se sont affirmés lors de ce match, comme Louis allo par exemple. Ça l’a mis en confiance pour le reste de la saison. À partir de ce match, les attitudes ont changées. Certains ont compris que pour gagner cela passait par 15 joueurs, par un power play efficient, une mise en confiance et une bonne condition physique et mentale de tous. » La victoire dont parle Guillaume Silliès est celle du 15 janvier avec les absences notables de Karl Gabillet et d’Alexandre Naud. Composé de jeunes, avec Sean Druart, Leon Le Bohellec, Louis Delporte, l’équipe va réussir un exploit en gagnant contre les hommes de Hugo Rebuffet.

Avec une qualification quasi acquise à 4 matchs de la fin de saison, la seule chose qui restait à déterminer, c’était l’équipe adverse. Elle s’est faite découvrir lors du dernier match, et le FDB est tombé contre Caen. De là, les playoffs n’auront pas été une promenade de santé, mais tout de même, un moment d’unité pour un groupe qui a cru jusqu’au bout en ses chances de réussir l’impossible. En gagnant ses 3 séries en 3 matchs, Villeneuve devient la première équipe de l’histoire de la Ligue Elite, à remporter le titre en ayant eu besoin de tous les matchs d’appui possible.

 

Rethel dans la tourmente…

Rethel n’abandonne pas l’idée de remettre les mains sur un titre qui leur appartient presque… Michal Dufak aura tout donné malgré une blessure au genou. Mais après une belle saison régulière, les rethélois tombe de peu à quelques mètres du but final.

Les rethélois avait eu du mal à domicile contre Angers, et malgré tout avait pu se qualifier. À Villeneuve, ils sont tombés sur un os en forme. Face à un Daniel Brabec et Karl Gabillet transcendant, il fut bien dur pour Patrik Sebek et les siens d’aller chercher les victoires nécessaires pour se qualifier en finale. Ce premier match et cette première défaite dans la série aura été un moment capital dans la saison. Face à l’ogre que représente Rethel, gagner ce premier match à sans doute était un boost sans commune mesure pour Villeneuve. Un boost, qui à l’inverse s’est transformé en doute du côté de Rethel.

On le sait bien, les playoffs sont un autre championnat. Une autre saison. Une saison, où tout est possible, alors qu’à Rethel, s’est devenu une saison de doutes. Est-ce que cette équipe menée par Patrik Sebek, a les capacités mentales pour finir une saison sur une bonne note? Après 2017 et le départ de Karl Gabillet, rien ne semble aller dans le bon sens pour Rethel. Cette fois-ci, les Diables chutent à une marche de la finale.

 

Grenoble, l’invité surprise

Pour une grande finale, il faut deux grandes équipes et Grenoble a répondu présent. Mais comment Grenoble s’est retrouvé en finale? Beaucoup se posent la question après le début de saison catastrophique de l’équipe. Loin, les années avec Shane Fox, les Yeti’s ont eu du mal à démarrer la saison après une pénurie de blessure. Première absence notable, Joan Kerkhove. L’avant s’est blessé quelques mois avant, lors d’un stage Equipe de France et manque tout le début de saison. Son retour en janvier coïncidera avec la reprise de forme des grenoblois. Simon Demars blessé, ne reviendra pas avant novembre et son suppléant, Timo Lefebvre mettra du temps avant de trouver son rythme. Pendant les absences notables, Hugo Rebuffet fait confiance à la jeunesse. Jules Caillat, Guillaume Ramaye et Lucas Lascoux prennent des rôles plus important au sein de l’équipe.

Pendant la majeur partie de la saison, Grenoble a été en lutte avec Garges pour cette 6e place. Cette place leur permet de rencontrer Vierzon en quarts de finale. Alors que les Yeti’s ne sont jamais parvenus à battre les Prédateurs, les playoffs leur a permis de montrer un visage différent. Un visage qui a pris par surprise les vierzonnais. La super ligne composée de Pettersson, Bouchut, Vyoral et Novak a montré ses limites, alors que Jakob Machac n’est pas parvenu à élever son jeu.

Face à Anglet, c’est un tout autre défi, mais qui semble plus à la portée des Yeti’s tant en Anglet a souffert en fin de saison sur le plan offensif. Chose confirmée, avec une nouvelle série de 3 matchs et surtout un blanchissage face aux angloyes le dimanche matin. En finale et à domicile, le match aura été tendu et serré sur toute la première mi-temps, mais en seconde, Villeneuve profite de petite erreurs leur permettant de prendre l’ascendant numérique, mais aussi psychologique. Malgré l’égalisation de la série, le samedi d’après, le dimanche matin les grenoblois ne trouveront pas la flamme supplémentaire pour aller chercher ce premier titre Elite.

Les playoffs 2022 ont réservé leurs lots de surprises inattendues. « Je ne sais pas mettre des mots sur les playoffs et son incroyable sensation de partir à la guerre, mais j’imagine la satisfaction de Grenoble et Villeneuve. Les phases finales sont des matchs qui arrivent en bout de course et l’équipe, qui a le mieux géré sa progression physique et collective peut se révéler, comme nous l’explique Jeff Ladonne. » Et ils se sont révélés rempli de surprise à l’image d’une saison tout aussi incroyable.

Villeneuve et Grenoble ont su battre Rethel. Vierzon a prouvé tout le long de la saison, qu’elle faisait désormais parti du top de la Ligue Elite. Garges a gagné contre Villeneuve et a réussi à accrocher des équipes comme Caen, Grenoble et Anglet. Angers a gagné contre Villeneuve et Grenoble, mais a aussi fait douter Rethel. Il aura fallu attendre la dernière journée de la saison, pour pouvoir obtenir les match-ups  des quarts de finale. Caen longtemps second, a dans la dernière journée basculé à une décevante 5e place. Tout ça, ce sont des faits, qui sont arrivés cette saison. Une saison historique…

 

 

 

Jimi Lefranc sera rémois l’an prochain

Jimi Lefranc, c’est un peu comme le Wayne Gretzky du Roller Hockey français. Les statistiques de sa carrière sont plus qu’incroyable. Buteurs hors pairs, il aura joué la majeure partie de sa carrière avec le club de Rethel. Son palmarès plus long que n’importe quel autre joueur français n’en fait rougir qu’un seul… Karl Gabillet.

Après une saison à Epernay, en 2016/2017, le numéro 13 revient dans l’équipe rethéloise avec l’envie de regagner des titres. Pourtant, son arrivée coïncide avec le début d’une ère très particulière pour Rethel. L’ère sans titre de champion de France. Garges, puis Villeneuve se succéderont et ne donneront pas l’opportunité à Jimi Lefranc de remporter un dernier titre avec l’équipe.

Si Jimi n’est plus rethélois, il ne prend pas sa retraite sportive pour autant et rejoindra dès la saison prochaine son frère dans le club des Rapaces de Reims en Nationale 1. Ce club fait depuis quelques années parties de l’Elite de la N1 et reste un prétendant à la montée.
On revient avec lui sur cette transition toute trouvée en 4 questions.

1. Tu annonces ton départ de Rethel, pourquoi maintenant?

Je pense que c’est le bon moment pour moi d’arrêter à Rethel. Il faut savoir s’arrêter à un moment donné sans faire l’année de trop. Je crois avoir déjà poussé au maximum de mes capacités pour rester en Ligue Elite et en même temps, j’ai encore de l’énergie pour continuer à un niveau en dessous.

2. Est-ce que tu regrettes de partir de Rethel sans titre?

Dans l’idéal, j’aurai voulu effectivement finir sur le titre. Malgré la domination en saison régulière, nous n’avons pas concrétisé en playoffs et ça ne s’est encore pas fait cette année. Malgré tout, nous avons quand même la Coupe de France, donc ce n’est pas si grave.

3. Pourquoi pas une vraie retraite sportive? Qu’est-ce que cette saison en N1 va t’apporter?

J’ai toujours eu l’attention de jouer à Reims après Rethel et encore plus depuis que mon frère est dans le club. Après tant d’années à jouer, je ne ne me vois pas m’arrêter définitivement. J’ai toujours l’envie de jouer et de gagner. Ça n’a rien d’une retraite. Je souhaite apporter de l’expérience et j’espère bien être un atout dans le jeu. La N1 reste d’un très bon niveau et on verra année après année.

4. Qu’est-ce que tu retiens de toutes ces saisons à Rethel?

Je retiens beaucoup de souvenirs et de bons moments bien sûr. Le plaisir de jouer et de gagner. Mais surtout la connaissance de beaucoup de personnes devenues des amis. Tous les coéquipiers passés par le club, les supporters toujours présents, les nombreux bénévoles,… tout ce qui fait le club de Rethel.
Merci à eux.

Le palmares de Jimi Lefranc

:
– 10 fois champion de France
– 7 fois champion d’Europe
– 7 fois vainqueur de la coupe de France
:
– Champion d’Europe des nations
– Participation à 10 championnats du monde
– Vice-champion du monde 2008
– Médaillé de bronze 2005
– Vice champion des jeux mondiaux (WORLDS GAMES) 2009
:
– 8 fois meilleur buteur du championnat
– Record de point en 1 saison avec 18 matchs pour 80 points (52 buts/28passes)
– Record de points en 1 match – 15 points (11 buts et 4 passes)
© crédit photo : Black Ghost & Marco Guariglia

MERCATO 2022/2023

Dernière mise à jour fait le, 24 Juin 2022

À chaque fin de saison, le même rituel, celui des arrivées et des départs. Cette saison ne fera pas exception et certains mouvements ont déjà été annoncés dans quelques équipes, certains officiels, d’autres beaucoup moins…

Retrouvez ici un récapitulatif des départs ou arrivées annoncées par les équipes:

Anglet

  • Jakub Cik a annoncé arrêter d’être l’entraîneur-joueur des Artzak. Le tchèque a pris la décision de retourner dans son pays natal.
  • Ange Boitard a été annoncé à Vierzon pour la prochaine saison.

Caen

  • Anthony Marie, l’entraîneur des Conquérants, ne sera plus derrière le banc. Le caennais de toujours a décidé d’arrêter pour aller vers un nouveau chapitre dans sa vie professionnelle.
  • Clément Goujon a pris la décision de raccrocher les patins. Le caennais de toujours s’en va après 24 années au sein du club. Une belle longévité.
  • Enzo Renou a été confirmé par le club comme successeur d’Anthony Marie. Le jeune international prendra le rôle de joueur-entraîneur.

Grenoble

  • Hugo Rebuffet ne sera plus l’entraîneur des Yeti’s Grenoble. Après 5 saisons derrière le banc, le grenoblois tire sa révérence pour devenir l’adjoint de Geoffroy Tijou en Equipe de France.

RETHEL

  • Ales Chamrad a annoncé quitter le club de Rethel à la fin de cette saison pour retourner chez lui en République tchèque.
  • Jimi Lefranc quitte lui aussi Rethel et ne prend pas encore sa retraite sportive. Il rejoint les Rapaces de Reims en Nationale 1, entrainé et coaché par son frère Terry.
Confirmation

Jakub Novak, Lukas Novak

Vierzon

  • Rodolphe Voyneau ne retournera pas derrière le banc vierzonnais suite à cette saison.
  • C’est Aurélien Tricaud qui le remplacera. Suite à sa blessure, Aurélien ne reprendra pas nécessairement le jeu tout de suite et va se concentrer sur le coaching des Prédateurs.
  • Florian Fayault arrête aussi pour raisons professionnelles. Julien Chambre arrête aussi.
  • Pierre-Yvon Gomez, tire sa révérence en tant que président de club. De parking à l’Elite, PY aura tout vu et peut partir fier en laissant son club faire partie de l’élite française.
  • Ange Boitard a été annoncé par les Prédateurs de Vierzon. Après 3 saisons à Anglet, Ange se tourne vers un nouveau challenge.
  • Tom Wennerström est officialisé à Vierzon. Le suédois jouait pour les Bugs de Saint Médard en N1 l’an dernier.
Confirmation

Ange Boitard (arrivée), Aurelin Tricaud (entraineur), Lucas Bitaud, Jeremy Ferragu, Tom Wennerstrom (arrivée), Zack Pettersson,

Rumeurs

Ici, les rumeurs de couloir ou de Facebook… à prendre avec des pincettes avant confirmation…

  • Après un retour cette dernière saison dans le club familial, Maxime Langlois devrait retourner en Espagne…
  • Les colombiens qui jouaient à Garges seraient sur le départ.
  • Patrik Sebek à Grenoble est une rumeur qu’on entendu ici et là…
  • David Jancso de Ris-Orangis est mentionné du côté de Rethel…

Villeneuve champion 2022 !

C’est une saison incroyable qui vient de s’achever ce dimanche 5 Juin à Villeneuve-la-Garenne. Après 18 matchs de saison régulière, et 9 matchs de playoffs d’une intensité sans commune mesure, les Fous du Bitume remportent le titre 2022 de la Ligue Elite !

En battant Grenoble dans le troisième match ce dimanche, Vileneuve remporte le deuxième titre de son histoire et en raison du covid, son deuxième titre consécutif. Après une saison, difficile, remplis d’inattendue à tous les niveaux, les hommes de Guillaume Sillies sont allés chercher, ce qui est sans doute de loin le plus beau titre de l’histoire de la Ligue Elite ! Karl Gabillet, déjà légende de notre sport, s’est illustré une fois de plus avec une performance exceptionnelle du numéro 5. Le tourangeau, inscrit un incroyable 25 points en 9 matchs, et a littéralement porté son équipe avec Daniel Brabec et Alexandre Naud. Il est sans conteste, le MVP de ces playoffs 2022.

Grenoble n’est pas parvenu à aller chercher une deuxième victoire consécutive sur ce qui était le dernier match de Hugo Rebuffet sous les couleurs grenobloise. L’ancien portier français quitte le navire des Yeti’s la tête haute avec un titre de vice-champion de France, et se dirige vers ses prochains challenge. Promu adjoint de l’équipe de France aux côtés de Geoffroy Tijou, il continuera aussi de s’occuper du CPE, le centre de formation permanent Roller Hockey de la Ligue AURA.

 

Un article plus important viendra complété celui-ci avec interviews des joueurs clés de cette finale !

Villeneuve et Grenoble en finale

Le FDB a terrassé le diable, alors que les yétis ont vaincu contre les ours. Pour les deux équipes, il aura fallu un match 3 pour écrire cette page de l’histoire. C’est de loin l’une des affiches les plus improbable de cette saison, et aucun n’aurait parié sur celle-ci et et surtout après un week-end incroyable !

Match 2

Samedi soir, les matchs 2 avaient lieu sur les terres des équipes les mieux classées. À la Pignada pour Anglet et à Chausson pour Rethel. Les deux matchs auront été à la hauteur des Playoffs. Des matchs serrés et gagnés avec difficulté.

Villeneuve avait très bien commencé et par deux fois pris les commandes du match contre Rethel. Mais par deux fois aussi, les hommes de Patrik Sebek ont eu la capacité à répondre pour égaliser et tout de suite prendre le commandement du match pour ne jamais le perdre. Marek Loskot inscrit son seul but sur le 3e but de Rethel qui en deviendra le but vainqueur. La seconde période ne verra que Patrick Sebek inscrire un autre point pour Rethel. Cette seconde période sera notamment animé sur le banc des pénalités pour Rethel, sans que Villeneuve puisse en profiter.

À Anglet, les Yeti’s et Artzak ont joué un scénario assez proche du match 1, mais pour différence que c’est Anglet qui a pris le dessus assez tôt dans le match. En seconde période, Grenoble reprend l’avantage pour le perdre à 8 minutes de la fin du match. Joan Kerkhove parvient à égaliser à moins de 2 minutes de la fin du match pour ensuite voir Ange Boitard inscrire le but de la victoire à 30 secondes du buzzer final. Un finish incroyable pour une dernière chance !

Match 3

Les matchs du dimanche sont toujours signe de match serrés et de playoffs. Et ce dimanche, l’histoire s’est répétée, mais cette fois-ci ce sont les deux équipes non-favorites, qui ont écrit l’histoire !

Dans un match à sens unique, les grenoblois ont donné leur maximum pour obtenir leur deuxième finale de leur histoire. Joan Kerkhove inscrit un coup du chapeau, et le jeune Timo Lefebvre un blanchissage qui arrive à point nommé. Après avoir permis à son équipe de gagner contre Rethel, Timo donne à son équipe le match de délivrance.

Pour Anglet, c’est la désolation. Après une première partie de saison parfaite et une seconde partie de saison dans le contrôle, cette deuxième place au championnat, était la preuve que cette équipe était capable d’aller loin, mais pour le moment pas plus loin qu’une demi-finale.

On aimerait dire que c’est un exploit pour Grenoble, mais cette équipe avait tous les outils nécessaires pour réussir. La saison très difficile que le club a vécu, notamment en début de saison, leur a donné cette force supplémentaire et c’est finalement pas tant une surprise que ça, de les voir en finale.

À la Halle Chausson, il y avait une ambiance très particulière et tendue. Un match à couperet rare dans une saison de Ligue Elite pour Rethel. Du côté de Villeneuve une confiance incroyable règne entre les joueurs et ça s’est senti dès le départ. En effet, dès le début du match Karl Gabillet inscrit un but à la 40e seconde pour donner l’avantage aux Fous. Mais Rethel répond très vite à la 4e minute de jeu. Des deux côtés, le match est tendu, mais les gardiens tchèques font le boulot. Après 25 minutes de jeu, les deux équipes retournent aux vestiaires avec une égalité parfaite à 1 but. En seconde, Karl Gabillet inscrit son second, égalisé quelques minutes plus tard par Ales Chamrad. Le match se repose malgré une succession de pénalités appelés des deux côtés. C’est dans les 6 dernières minutes de jeu, que Villeneuve hausse le ton, et inscrit 3 buts en l’espace de 2 minutes 12. Une explosion de but à laquelle Rethel ne répondra qu’une fois par le biais de Petr Skoloud. Une victoire dure à aller chercher pour Villeneuve, mais qui leur tendait les bras. Si Karl Gabillet répond une fois de plus présent, le gardien Daniel Brabec, montre de nouveau qu’il est le meilleur de la Ligue Elite.

Samedi prochain, une finale inattendue nous attend. Villeneuve contre Grenoble. Karl Gabillet contre Julien Thomas. Les deux auront participé à presque toutes les finales depuis l’introduction des playoffs en 2011.Habitué des finales aussi, c’est Rethel. Le club des Ardennes ne participera pas à cette finale et restera donc avec une disette de 3 saisons sans gagner le championnat pour la deuxième fois de son histoire. Il faut aussi remonter à 2013 pour voir une finale sans Rethel. Un fait incroyable et une affiche collector, qui sera sans doute l’une des plus belles finales de l’histoire de la Ligue Elite.

 

© crédit photo: Black Ghost

Des demi-finales surprises !

Villeneuve contre Rethel, Anglet contre Grenoble, le 4e contre le 1e, le 2e contre le 6e…. Un scénario peu pensable et probable à l’entame de ces playoffs et pourtant c’est bien les affiches que nous avons eu pour ce samedi !

L’étonnement va encore plus loin, puisque Grenoble est allé gagner son match contre Anglet et Villeneuve a surpris Rethel dans un match fou et une seconde période incroyable de Karl Gabillet. Ce dernier inscrit 4 buts dont 3 en seconde période. Une nouvelle performance grandiose du capitaine de l’Equipe de France, qui après avoir tiré son équipe jusqu’à cette 4e place du championnat, tire les siens une fois de plus.

L’autre héros du jour, est Daniel Brabec, qui semble être revenu à son plus haut niveau. Depuis quelques temps, Daniel a montré qu’il était bien dur de marquer contre lui, ou bien qu’il était l’homme de confiance dans les moments dur, où la victoire ne se joue à pas grand chose. Pour Rethel c’est une nouvelle déconvenue. Après avoir eu du mal contre Angers lors du second match de leur série de quarts de finale, Rethel perd ce match. Une fois encore, une équipe montre qu’il est possible de battre Rethel.

 

À Voiron, au Tremplin Sport Formation, (la Halle Clémenceau n’étant pas disponible), Grenoble a été cherché une victoire d’équipe. Après avoir mené 3-0 assez vite dans le match, les Yeti’s ont vu leur avance fondre jusqu’à une égalisation parfaite en début de deuxième période, puis quelques minutes plus tard, c’est Benoît Ladonne qui a donné le seul lead des angloyes dans ce match. En fin de période, le match c’est intensifié, mais c’est Sébastien Pasquier et les Artzaks qui ont craqué.

 

La victoire de Grenoble, ainsi que celle de Villeneuve rende dette saison étonnante à tous les points et promet des matchs retours intenses.

 

© crédit photo: Philippe Durbet

Grenoble et Villeneuve avancent !

Cette saison continue de nous surprendre avec des surprises à tous les niveaux. Rethel est passé en deux matchs, mais c’est fait peur en laissant Angers prendre la confiance ! À l’inverse, Caen et Vierzon n’ont pas su retourner la situation à leur avantage.

 

Fin de parcours pour Vierzon et Caen !

Les Conquérants finissent leur saison bien plus tôt et bien loin des espérances. La finale de Carpentier est toujours dans les mémoires, et l’envie d’une revanche en finale du championnat Elite aussi. Pourtant depuis le break Carpentier, les Conquérants ne sont jamais revenus à leur niveau. De son côté Villeneuve est monté en puissance au fur et à mesure de cette deuxième partie de saison. Dans deux matchs tendus, Villeneuve a fait le maximum pour gagner ses deux matchs. Lors de ce match 2, Caen n’a pas été capable de prendre la mesure du match et s’est fait détruire par cette équipe majoritairement mené par Karl Gabillet. Le dimanche, les spectateurs présent ont pu assister à l’un des plus beaux matchs de la saison. Tendu jusqu’au bout, tout s’est joué avec un but victorieux en prolongation inscrit par Karl Gabillet ému.

Grenoble a fait de même et est allé chercher deux victoires à l’Entrepose contre une équipe de Vierzon qui a étonné toute la saison. Réalisé une bonne saison est une chose, confirmé en playoffs en est une autre et Vierzon échoue sur la première marche de ces playoffs. On l’avait senti dès le premier match à Voiron, où Grenoble semblait au-dessus pendant tout le match. Chose confirmé à Vierzon, où cette fois-ci les Yeti’s se sont donnés les breaks nécessaire pour confirmer ces victoires qui leur tendaient les bras.

 

Rethel et Anglet se sont qualifiés, et Anglet est clairement l’équipe qui a eu le moins de difficulté. Leur deuxième match se solde par un un grandiose 9-1 contre Garges. Pour Garges c’est la fin d’un parcours moins compliqué que les saisons précédentes, et une équipe qui prend en maturité et qui aura sans doute péché par un manque cruel d’efficacité aux cages. À Rethel, l’envie de marquer est là, l’envie de défendre est moins présente et prouve de plus en plus que cette équipe de Rethel est prenable.

 

 

Crédit photo: MyFMT

QUARTS | Plus de place aux doutes

Il n’y aura pas de place aux doutes, et l’importance de gagner sera cruciale ! 4 équipes l’ont compris ce samedi et auront pour espoir de rebondir samedi prochain pour provoquer une match d’appui capital le dimanche.

 

Angers, qui s’est sauvé et garde sa place en Elite, avait fort à faire avec un quart de finale contre l’ogre de l’Elite française du Roller Hockey. Et quand on dit pas de place aux doutes, les joueurs de Patrik Sebek n’ont laissé aucune place à l’erreur. Angers n’est pas venu combattre et s’est pris un raz de marrée venu des Ardennes. En 25 minutes de jeu, le résultat était de 4-1 pour Rethel, score relativement correct pour une période contre l’équipe championne du monde. Pourtant, il aura fallu 8 minutes pour débloquer les compteurs. Après ça, ce fut un but presque tous les 5 minutes. La deuxième période fut bien plus compliqué pour les angevins qui encaissent 7 buts, pour voir Léo Gricourt quitter ses cages à 5 minutes de la fin au profit d’Alexis Normand. Une contre performance pour le gardien caennais, qui n’aura pas été à la hauteur de sa saison. Pour l’entraîneur joueur, ça fait mal : « Pas grand chose à dire, Rethel est arrivé en mode playoffs, un rouleau compresseur pendant 50 minutes. De notre côté, beaucoup découvraient l’intensité des playoffs et à ce niveau ça ne pardonne pas. Donner le maximum doit être le minimum pour nous, et nous n’avons pas su répondre présent contre l’armada tchèque. » Rethel était pourtant avec des absents. Ales Chamrad et Jimi Lefranc ne sont pas venus avec l’équipe.

À la Halle des Granges, les Conquérants ont remporté leur match contre les Fous du Bitume, mais avec difficultés. Pourtant en face d’eux, c’était un Villeneuve majoritairement composé de jeunes espoirs. Les absences pour blessure de quelques joueurs n’aident pas, et pour Karl Gabillet, l’équipe ne s’en sort pas si mal que ça. Pour autant, les playoffs restent des matchs à couperet, et le week-end prochain, Caen se déplacera dans la capitale avec déjà un capital d’une victoire. Dans un match marqué par les pénalité de chaque côté, le FDB avait pris les devants à un peu de plus de 10 minutes de la fin du match, avant de voir les caennais revenir quelques minutes plus tard, puis prendre le commandement à 6 minutes de la fin sur un but de l’américain Chris Caldwell parti seul après une récupération de palet dans son camp. Malgré des tirs, l’homme du match peut être aussi Daniel Brabec, tant le gardien tchèque a mis en confiance les siens. Il semblerait que Brabec soit enfin de retour au plus haut de sa gloire.

Au Tremplin Sport Formation à Voiron, où les grenoblois ont pris l’habitude de jouer quand la Halle Clémenceau n’est pas disponible, les Yeti’s accueillaient les Prédateurs dans une revanche de la dernière journée de la saison. Malgré une possession à l’avantage des grenoblois, ce sont bien les vierzonnais qui s’octroient la victoire. Une victoire qui s’est dessinée en toute fin de match. Après un but marqué en première période, la seconde a vu un festival de buts marqués en supériorité numérique. Le match a basculé dans les 5 dernières minutes du match avant que Vierzon, ne s’assure la victoire avec un but en cage vide. Le match 2 devrait être tendu avec des grenoblois qui feront tout pour forcer un match 3.

Anglet et Garges

Les Tigres ont été combatifs, mais ne sont pas parvenus à garder le palet suffisamment longtemps pour dicter le jeu. À ce jeu là, les angloyes ont été meilleurs et on su dicter leur jeu pour inscrire 5 buts et remporter ce match.

 

© crédit photo: Guillaume Munin

Un point statistiques !

TOP3 Meilleures équipes en buts marqués:

  1. Rethel : 156 – 8,67 buts par match
  2. Vierzon : 98 – 5,44 buts par match
  3. Anglet : 90 – 5 buts par match

TOP3 Meilleures équipes en buts encaissés:

  1. Rethel : 45 – 2,50 buts par match
  2. Caen: 62 – 3,44 buts par match
  3. Villeneuve : 63 – 3,50 buts par match

TOP3 équipes en buts encaissés:

  1. PXIII : 139 – 7,72 buts encaissés par match
  2. Epernay : 115 – 6,39 buts encaissés par match
  3. Angers : 86 – 4,78 buts encaissés par match

TOP3 Powerplay:

  1. Rethel : 43,9% de réussite
  2. Anglet : 31,8% de réussite
  3. Garges : 28,6% de réussite

TOP 3 Infériorité numérique:

  1. Vierzon : 83,9% de réussite
  2. Anglet : 80,9% de réussite
  3. Rethel : 80,9% de réussite

TOP5 Pointeurs:

  1. Marek Loskot: 58 points
  2. Patrik Sebek: 51 points
  3. Petr Skoloud: 48 points
  4. Zack Pettersson: 42 points
  5. Karl Gabillet: 41 points

TOP5 Buteurs:

  1. Zack Pettersson: 29 buts
  2. Marek Loskot: 29 buts
  3. Karl Gabillet: 25 buts
  4. Petr Skoloud: 23 buts
  5. Patrik Sebek:23 buts

TOP5 Assistances:

  1. Marek Loskot: 29 assists
  2. Patrik Sebek: 28 assists
  3. Petr Skoloud: 25 assists
  4. Kyle Novak: 23 assists
  5. Karl Gabillet: 16 assists

TOP5 Pénalité:

  1. Enzo Renou: 87 minutes
  2. Christopher Caldwell: 68 minutes
  3. Louis Tran: 66 minutes
  4. Delfino Varela: 56 minutes
  5. Charles Mercier: 40 minutes

L’heure des Playoffs a sonné !

Après 18 journées de championnat, l’heure des premiers comptes a sonné ! Les playoffs tant attendu sont là… La seconde saison est enfin de retour, mais la question que tout le monde se pose aujourd’hui, est, est-ce qu’il y aura des surprises…

Si on regarde du côté de la Nationale 1, des surprises, il y en a eu ! Amiens, ancien pensionnaire de la Ligue Elite, a du s’incliner en match d’appui contre Saint Médard, alors qu’Aubagne a eu raison des Rapaces de Reims en deux matchs. 2 surprises présentes en demi-finales des playoffs N1 et qui joueront leur billet d’accession à la Ligue Elite dès ce week-end !

Retour à l’Elite avec les 4 affiches de ces quarts de finale !

Rethel contre Angers, deux clubs historiques, et deux histoires complètement différentes cette saison. Angers est parti cette année avec pour seul objectif, le maintien. Le contrat est clairement réussi pour les angevins, mais un certain goût d’inachevé reste dans la bouche des joueurs des Hawks. Plus que se maintenir, l’équipe a su accrocher plusieurs matchs contre des équipes du haut de tableau et notamment Rethel. L’équipe d’Angers a du caractère et peut sortir la copie parfaite si les joueurs rethélois s’endorment à Debussy. Pour autant, l’armada tchèque n’a perdu qu’un match, et cela, contre Grenoble (équipe battue par Angers…), mais n’est pas passé loin de perdre contre Angers. Rethel s’est fait peur à quelques reprises cette saison, mais reste clairement l’équipe favorite dans ce quart de finale. Avec les 3 meilleurs pointeurs, en la présence de Marek Loskot, Patrik Sebek et Petr Skoloud, peu de doute sur l’issue de ce quart de finale des Playoffs 2022.

Villeneuve contre Caen… Bien difficile de prédire l’issue de ce quart de finale tellement la fin de saison de ces deux équipes va dans deux directions différentes. Tout le long de la saison, Villeneuve a été fébrile, et a eu du mal à répondre tout le temps présent, mais cette équipe s’est fait plaisir dans la dernière journée en gagnant 3-1 contre Caen, avec une équipe majoritairement composée de jeunes pousses. Karl Gabillet et Alexandre Naud ont répondu présent tout le long de la saison et ont littéralement tiré cette équipe. Pour les Conquérants, la fin de saison leur reste en travers de la gorge. Les hommes d’Anthony Marie ne sont pas redescendus du nuage Carpentier, et malgré une victoire contre Anglet, ils ont enchaîné deux défaites consécutives, alors que leurs opposants directs gagnaient. Résultat des courses, une cinquième place finale alors qu’ils ont passé le plus clair de la saison entre les secondes et troisièmes places du championnat. Sur le papier, Caen a l’équipe pour gagner ce duel, mais potentiellement aussi pour gagner le championnat. Pour ça, il faudra sortir Villeneuve, qui ne laissera rien au hasard.

Vierzon contre Grenoble. Une autre série, où il est dur de faire un pronostic. Vierzon a prouvé toute la saison qu’il fallait compter sur eux. Le départ des frères Novak a été bien vite oublié par la combinaison explosive de Zack Pettersson, Kyle Novak et Baptiste Bouchut. Combiné à la présence du tchèque Jan Vyoral, la première ligne de Vierzon est la plus prolifique après la première ligne de Rethel. Les Prédateurs ont réalisé une très belle saison et n’ont perdu que contre Rethel, Anglet et Villeneuve. Avec 5 victoires consécutives en cette fin de saison, et notamment contre Grenoble, les vierzonnais partent avec un capital confiance important. Pourtant, il ne faut pas sous-estimer les grenoblois. Il est vrai que les Yeti’s ont globalement déçu cette saison, mais l’équipe d’Hugo Rebuffet a été atteint par une multitude de blessures tout au long de la saison. Le retour de Joan Kerkhove en janvier a donné de la fraîcheur au groupe et a permis de mettre les isérois sur un nouveau rail. Est-ce que la dynamique de cette fin de saison continuera dans les playoffs? Première partie de réponse ce samedi.

Anglet contre Garges. Anglet fait office de favori dans ce match-up, mais Garges n’est pas à prendre à la légère. Les franciliens ont fait preuve d’irrégularité tout au long de la saison, mais de quelques moments de folie leur permettant d’accrocher les meilleures équipes. Les Tigres sont une équipe dur à jouer. La combinaison des colombiens à l’aisance de Maxime Langlois, ont montré qu’ils pouvaient gagner. À Anglet, la saison régulière a été bonne, mais la deuxième partie de saison le fut moins d’un points de vue offensif. Avec 52 buts marqués en première partie de saison, les angloyes ont considérablement réduit leur apport offensif avec seulement 34 réalisations soit presque 20 de moins. Ce manque de production offensive a pu leur jouer des tours en fin de saison, malgré un bilan en victoire positif. En playoffs, il sera très important de capitaliser et de s’assurer de mettre toutes les opportunités au fond de la cage !

 

Samedi soir, on aura un premier aperçu de la tendance de ces playoffs, mais comme on a pu le voir en Nationale 1, les surprises arrivent aussi…