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J8 | Du très beau et du moins bien

La journée 8 aura donné son lot de satisfaction et de déception pour certaines équipes

Rethel Villeneuve a donné une première mi-temps de haut-vol avec un seul but encaissé pour Villeneuve et une légère domination des Diables. Retour de seconde période, les rethélois venus en masse à la Salle Chausson assistent à une pluie de but dans un temps très court de 20 secondes à l’avantage de l’équipe domicile. Pour les Fous du Bitume, plus aucun but ne sera inscrit alors que Rethel ira chercher 3 buts pour confirmer une victoire, qui ne faisait aucun doute.

À Grenoble, les Yeti’s attendaient la venue des Prédateurs avec l’espoir de rebondir sur un début de saison décevant. Malgré un but très rapide de Jérémy Lapresa sur la première occasion du match, les grenoblois ont peiné contre le portier Jakub Machak et se sont fait piéger par une attaque menée par l’américain Kyle Novak servant avec brio Batiste Bouchut à deux reprises et en marquant par deux fois sur des petits jeux de passes avec Jan Voryal.

Après un début de saison prometteur, mais pour autant frustrant pour les Hawks, les angevins remportent enfin leur premier match. Cette victoire arrive contre PXIII qui est clairement une équipe à battre dans la course à la non-relégation. Angers ne se trompe pas de match et va chercher 3 points capitaux qui leur permettent de revenir à 1 point de Grenoble alors que les deux équipes rattraperont leur match de la J4 le 11 décembre.

En région parisienne, les gargeois n’ont pas trouvé de solution contre Damien Lafourcade et une équipe caennaise qui reste sur un petit nuage avec sa 4e victoire consécutive. C’est la 3 meilleure série à égalité avec Anglet et Rethel loin en tête. Les Conquérants ont joué leur match et ont respecté le plan de match de l’entraîneur Anthony Marie. Pour les Tigres, cette défaite souligne leur manque de réussite face aux équipes du haut de tableau. Avec une équipe qui reste en consolidation, la seconde partie de saison pourrait être plus intéressante pour les franciliens.

À Epernay, les Artzak se sont fait peur le temps d’une mi-temps. En effet après 25 minutes de jeu, c’était bien les Bombardiers qui menaient le match. Valentin Morizet, opportun en tout début de match inscrit le premier but au bout de 26 secondes de match, suivi d’un second de ses propres soins, puis d’un troisième de Nathan Garcia-Prieto. En seconde période, les Bombardiers s’écroulent en prenant 4 but en moins de 5 minutes, puis 2 autres quelques minutes plus tard. Après 50 minutes de match, c’est 10-5 pour Anglet.

 

Les résultats du week-end:

 

Au classement, les Conquérants passent à la 3e place laissant Villeneuve 4e. Vierzon garde sa 5e place mais se rapproche de Villeneuve au classement. Grenoble reste à une 7e place inquiétante mais voit Angers revenir à 1 point seulement.

Le point sur le classement:

PosÉquipePTSMJGFGADiff
1RETHEL279852560
2ANGLET229523220
3CAEN209432518
4VIERZON16944431
5VILLENEUVE15933321
6GARGES994041-1
7GRENOBLE982940-11
8ANGERS683147-16
9EPERNAY693268-36
10PARIS 13292460-36

 

Crédit photo: Black Ghost/Denis Leroy

Jakub Cik: Pour le moment, on prépare chaque match, l’un après l’autre.

Après 7 journées, les Artzak d’Anglet pointent à la seconde place du championnat à 3 unités de Rethel et à 4 de Villeneuve ; au bon souvenir du début de la précédente décennie et de la belle époque pour beaucoup. Cette seconde place, si elle fait plaisir pour les fans de roller hockey, elle est loin d’être le fruit du hasard. C’est le fruit d’un travail et d’une maturation presque arrivée à terme pour le collectif basque. Lors du retour en Elite lors de la saison 2018-2019, Anglet avait fini à la 7e place de la saison régulière et avait montré un beau visage, pour autant avait la fâcheuse tendance à craquer et à perdre ses matchs en seconde période. La saison suivante, malgré l’arrêt en raison de la pandémie mondiale, fût clairement une amélioration par rapport à la précédente ; signe de progrès tangible.

Cette saison, l’équipe menée par le tchèque Jakub Cik, montre une nette amélioration et semble avoir la chance de son côté. Mené offensivement par Ange Boitard, Jakub Cik et Benoît Ladonne, la force principale des Artzak est de pouvoir compter sur tous ses joueurs. Lucas Discazaux, Paul Albert, Ilan Farmer et Quentin Khalfi ont tous participé et comptent presque chacun 1 point par match. Une force que peu d’équipe ont cette saison.

Avec ce début de saison prometteur et rempli d’espoir pour les basques, on est allé poser quelques questions à l’entraîneur-joueur Jakub Cik.

 

1. Est-ce que tu es content de ton équipe?

Oui, je suis content de mon équipe. C’est une équipe qui a envie de travailler et marche dans le bon sens que ce soit sur le terrain ou en-dehors.

 

2. Qu’est-ce qui fait que ton équipe réussit mieux cette année que les années précédentes?

Je trouve que chaque année on progresse petit à petit. Malgré la coupure de presque deux ans avec le covid, les autres clubs ont connu pas mal de changements dans tous les clubs. Contrairement aux autres, on a eu peu de changements et on a gardé une certaine stabilité. On perd seulement 4 joueurs, qui ont pris la décision d’arrêter. On a su trouver de bons nouveaux éléments et qui se sont vite bien intégrés au groupe. L’objectif était d’avoir une équipe jeune avec la volonté de travailler aux entraînements et de progresser. Je pense qu’on a clairement trouvé la bonne alchimie, qui fait que notre équipe est homogène et à la fois dangereuse.

 

3. Comment vois-tu le reste de la saison et surtout votre opposition contre Rethel?

Pour le moment, on prépare chaque match, l’un après l’autre. On essaye d’aller le plus loin possible. La saison est encore très longue et on aimerait finir dans le top 4 pour avoir l’avantage aux playoffs. Les matchs contre Rethel sont toujours durs, même si tu mènes au score de plusieurs buts, ils ont la capacité de retourner la situation en très peu de temps. Leur équipe travaille dur et ça se voit sur leur résultat de cette année. On donnera tout pour les accrocher en espérant faire l’exploit chez nous, à la Salle Pignada pour le dernier match de la phase aller.

Karl Gabillet: début de saison en demi-teinte

Malgré une troisième place au championnat, Villeneuve accuse le coup d’un début de saison pas totalement maîtrisé. Avec 6 victoires sur 7, le FDB s’est retrouvé en grand difficulté dans 4 de ces victoires ; 3 se décident aux tirs de barrages et contre Garges le résultat final ne compte qu’1 but d’écart. Seul les matchs contre Vierzon et PXIII montrent une équipe capable de gagner, mais le jeu proposé sur le terrain n’est pas à la hauteur du leader d’équipe, Karl Gabillet. À 3 longueurs d’Anglet et avec Caen qui lui souffle dans le coup, le FDB n’est que l’ombre de l’équipe 2019.

Retour sur un début de saison compliqué avec le numéro 5 de l’équipe de France !

Comment expliquer ce début de saison?

Le début de saison est assez compliqué parce qu’on a subi pas mal de départ de joueurs. On les perds juste avant l’entame et il est difficile d’y palier quand tu l’apprends aussi tard. On se retrouve avec des défenseurs et attaquants en moins. Et à quelques semaines de la première journée, tu sais que tous les joueurs se sont engagés dans une équipe. Ça explique ce début de saison un peu poussif. Il faut qu’on travaille aux entraînements sérieusement et que tout le monde s’implique si on veut progresser.

 

Est-ce que c’est une crise passagère?

J’espère vraiment que c’est une crise passagère et qu’on va savoir faire face à cette difficulté pour avoir une équipe compétitive jusqu’à la fin de saison. Quand on voit le niveau général et que le championnat français a baissé de niveau, il y a quelque chose à jouer. On voit Grenoble qui est en remodelage. Caen qu’on voyait faire un peu mieux est finalement atteignable. Rethel n’a pas changé et est encore plus fort et ça se voit plus que jamais. Après faut être prêt pour les playoffs parce que c’est là que c’est important !

Crédit photo: Dateetsignature

J7 | Anglet confirme, Grenoble coule, Villeneuve se fait peur

Garges se déplaçait à Rethel pour un match qui paraissait dors et déjà à sens unique. Si les Tigres ont joué un match plus que correct, la réalité est qu’il est plus que difficile d’arrêter l’attaque rethéloise qu’il n’y parait. Les Diables inscrivent 12 buts et pour la 5e fois de la saison, passent le cap des 10 buts. 

Anglet était aussi en déplacement pour la seconde journée consécutive. Après Paris, c’est à Angers que les Angloyes faisaient arrêt. Sans prendre Angers de haut, les Artzak sont allés chercher une victoire d’équipe marqués par de nombreuses pénalités et supériorité numérique des deux côtés. Au classement, Anglet reste au contact de Rethel par deux petits points et tout le monde attend la confrontation entre les deux clubs historiques de la LIGUE ELITE. Le retour d’un grand classique pour le plus grand plaisir des fans aura lieu le 4 décembre à la Salle Pignada pour le compte de la Journée 9. 

Les caennais avaient rendez-vous avec Grenoble. Des Yeti’s au pays de la pluie et si Grenoble n’a pas pris la pluie, ils ont pour autant perdu. La seconde défaite consécutive et surtout la 4e de la saison. Le match aura été très tendu tout le long du match et se finit par un score très faible. On notera la performance de Timo Lefebvre qui prend une expérience inestimable en l’absence de Simon Demars (toujours blessé). Pour Caen, cette victoire confirme un début de saison très correct, qui les place à la 4e place du championnat. 

Epernay gratte un point à Villeneuve. Après Angers, c’est Epernay qui parvient à voler un point aux Fous du Bitume. Les joueurs de Silliès n’ont toujours pas trouvé la bonne recette pour répondre aux attentes misées sur ce nouveau groupe. Malgré un début de saison pas forcément au top, le FDB pointe toujours à la 3e place et commence à accuser un petit retard sur les eux premiers (Rethel et Anglet) et se voit rattraper par Caen. 

Epernay peut se féliciter d’un match parfaitement jouer et qui aurait pu se finir à leur avantage. En inscrivant ce point de consolation, ça leur permet de revenir à égalité avec Angers dans la course aux playoffs. Un petit point qui pourrait être crucial en fin de saison.

Vierzon se déplaçait en capitale pour jouer les Corsaires de Paris. Après une défaite compliquée à domicile face à Caen, les vierzonnais avaient besoin de se rassurer et c’est chose faite avec une victoire 7 à 3 contre des Corsaires qui peinent toujours à marquer plus de 3 buts par match. 

Les résultats du week-end:

Le point sur le classement:

PosÉquipePTSMJGFGADiff
1RETHEL279852560
2ANGLET229523220
3CAEN209432518
4VIERZON16944431
5VILLENEUVE15933321
6GARGES994041-1
7GRENOBLE982940-11
8ANGERS683147-16
9EPERNAY693268-36
10PARIS 13292460-36

 

 

© crédit photo: Date et Signature

J6 | Une journée remplie de surprise !

Quelle journée et que de scores non-habituels !

Les grenoblois accueillaient Rethel pour un premier match potentiellement piège pour Rethel. Rien n’y fait les Diables sont bel et bien sur une autre planète. Marion Mousseaux, toute jeune championne du monde, n’aura rien pu faire et encaisse 13 buts orchestrés par une attaque sans pareil actuellement dans la Ligue. Si la première période est à oublier pour Grenoble, la seconde voit un sursaut d’orgueil finalement sur un score beaucoup plus respectable de 5-5 entre les deux équipes.

Vierzon voyait l’arrivée de Caen avec une certaine envie. Un premier vrai test pour raccrocher le wagon de tête au championnat. Malheureusement, les Prédateurs sont complètement passés à côté de leur match et se sont fait dominer par des caennais qui réalisent leur meilleur match de la saison. Anglet en déplacement aussi a fait de même et écrase complètement les parisiens qui n’ont pas démérité pour autant. Les Artzak produisent à tous les étages, mais peuvent remercier Ange Boitard qui depuis le début de saison réalise sa meilleure production offensive. Le français a déjà inscrit 12 points le faisant pointer à la 6e place des meilleurs pointeurs de cette saison et 3e français.

Autre score complètement fou, Garges contre Epernay. On savait Garges légèrement au-dessus du collectif de Champagne, mais il faut dire qu’Epernay est passé à côté de son match. Les Bombardiers ont pourtant ouvert le score dès la 5e minute de match, mais se sont ensuite laissés emporter par 12 buts consécutifs par les Tigres. Maxime Langlois réalise le coup du chapeau et inscrit deux autres assistances pour porter son total en saison à 16 points.

Villeneuve s’en sort sur le fil du rasoir avec une victoire aux tirs au but contre les Hawks d’Angers. Les franciliens ont eu du mal et ont même concédé les deux premiers buts avant de répondre par 3 buts en seconde période. Une fois de plus, les angevins reprenaient le lead avant de concéder l’égalité en toute fin de match. Pour l’entraîneur-joueur Charly Hallard, le sentiment est très partagé.

Fierté et frustration. Quatrième match de suite qu’on perd d’un but, dont 3 en prolongation ou TAB. Match très engagé et propre, nous avons réalisé une superbe partie défensivement, engagés et solidaires. Déçu de ne pas tenir le score à la fin (encore), mais on prend un gros point à Villeneuve.

Au classement, Rethel survole le championnat alors qu’Anglet se sécurise en second du championnat. Avec les revers de Grenoble et de Vierzon, Garges se place à une 5e place à deux petits points de Caen.

Les résultats du week-end:

Le point sur le classement:

PosÉquipePTSMJGFGADiff
1RETHEL279852560
2ANGLET229523220
3CAEN209432518
4VIERZON16944431
5VILLENEUVE15933321
6GARGES994041-1
7GRENOBLE982940-11
8ANGERS683147-16
9EPERNAY693268-36
10PARIS 13292460-36

 

© crédit photo: Date et Signature

2021/2022, c’est parti !

On y est enfin… Le début de saison tant attendu, mais aussi redouté. Après deux saisons non-concluantes et qui n’ont pu voir leur histoire se terminer, la Ligue Elite reprend ses droits dans un contexte de pandémie pas totalement terminé.

Nous allons partir optimiste que cette saison ira au bout et qu’après deux années blanches, juin 2022, verra un nouveau champion de France.

La journée 1 commence dès ce samedi avec de très belles affiches !

 

Paris se déplace à Epernay

Ces deux équipes vont sans doute lutter pour le maintien toute la saison. Si les Bombardiers ont fait le choix de rester sur leur politique d’intégration des jeunes, combiné à un bloc d’expérience, l’apprentissage sera encore long avec deux saisons en moins au compteur. Ils pourront aussi s’appuyer sur le pigiste Jakub Bernad. En face, Paris a connu un mercato ô combien difficile. Ils perdent Bruno Palma et Charlie Godano au profit de leur concurrent francilien Villeneuve. L’arrivée d’Oscar Trocmet, de Joaquim Laborda et de quelques joueurs venant de la N2 parisienne devrait être suffisant pour faire le nombre, mais l’équipe risque fortement de manquer de compétitivité.

Ce samedi, l’objectif sera de gagner pour gagner des points précieux face un concurrent direct au maintien.

 

Les Artzak accueillent des Conquérants !

Deux équipes qui se ressemblent et vont devoir se battre au coude-à-coude toute la saison. Anglet a fait le choix de la stabilité. D’année en année, l’équipe progresse et devient de plus en plus performante et avec des jeunes qui sont en train de prendre la maturité. Lucas Discazaux, Illan Farmer, Benoît Ladonne et Jakub Cik reviennent des mondiaux et auront la capacité d’être tout de suite dans l’intensité demandé. L’arrivée majeure de cette intersaison est Hugo Vitou, qui après une année d’arrêt, où on va être honnête, il n’a rien perdu, il revient pour le plaisir des fans et dans une équipe et une ville qui devraient lui convenir.

À Caen, le profil de l’équipe est très similaire. Mot d’ordre stabilité, avec le retour des étrangers Caldwell, et Lavrisa et du corps principal de l’équipe. Revenu des mondiaux, Théo Faucherand et Valentin Gonzalez auront à coeur d’apporter une vitesse de plus à l’équipe caennaise.

 

Des Prédateurs chez les Fous !

Vierzon aura connu un mercato mouvementé en annonçant très tôt la non reconduction des frères Novak. Un choc pour le microcosme du roller hockey français tellement les jumeaux ont fait partie de l’ascension du club. Aurélien Tricaud a fait le choix dur mais logique de s’en séparer. Autre choix de taille, l’arrivée de Zack Pettersson, qui vient compléter un premier bloc de choc avec l’américain Kyle Novak, l’international français Baptiste Bouchut et l’amienois Gordon Chasseriaud. Un autre choix important pour l’équipe est le choix de Rodolophe Voyneau derrière le banc. Second portier l’an dernier, il raccroche les bottes et devient de facto l’entraîneur Elite de Vierzon.

Villeneuve est une autre équipe ayant connu une intersaison mouvementée. Le départ de Martin Fiala vers l’Italie n’était pas forcément prévu et ça fait un trou majeur dans l’attaque francilienne. Autre départ de taille, celui de Julien Thomas. le MVP historique de la Ligue Elite s’en va pour des raisons professionnelles du côté des Alpes, et a décidé de rejoindre les rangs des Yeti’s Grenoble. Malgré ces départs, Villeneuve enregistre des arrivées comme Charlie Godano, Bruno Palma, Benjamin Peltier et surtout deux étrangers de tailles. L’américain Delfino Varela, joueur pro Rink Rat a quelques titres State Wars et Narch à son actif en plus d’avoir été un ancien joueur de l’équipe de hockey sur glace de l’Université de Californie. Un joueur au gros potentiel et encore très jeune ! Le mouvement le plus étonnant est dans les cages. Avec le départ de Big Joe, c’est un autre tchèque qui vient prendre la place entre les deux poteaux. Et c’est Daniel Brabec, le multiple MVP de la Ligue Elite vainqueur en 2018 avec Garges et tout récent champion d’Europe avec Rethel a fait le choix de quitter les Ardennes pour venir s’installer de nouveau en île-de-France et au club de Villeneuve-la-Garenne.

 

 

Des Hawks dans l’antre des Diables

Les Hawks savent qu’ils sont capables aujourd’hui de se maintenir en Elite, mais savent aussi qu’ils sont malheureusement sur une autre planète face à Rethel. Stabilité est le mot d’ordre à Angers. Malgré le départ d’Alexandre Gaboriau et d’Yves Perrot, l’équipe accueille le retour de Thomas Charreau et de quelques jeunes de l’équipe. Un mercato très léger, mais qui devrait permettre à l’équipe de ne plus être en manque de joueurs. Pour le moment pas de miracle pour l’équipe, mais une volonté de progression continue et de voir la seconde partie de saison plus ouverte que la première.

À Rethel, certains joueurs partent, d’autres reviennent, mais l’équipe reste toujours au-dessus sur le papier. À quelques joueurs prêts, vous avez en face de vous, l’équipe nationale tchèque, tout juste championne du monde 2021. L’arrivée des jumeaux Novak en provenance de Vierzon, vient palier le départ de Tobia Vendrame. Les jumeaux avaient toujours été leaders à Vierzon, comment réagiront-ils à être sous la baguette du grand Patrik Sebek? Dans les cages, Daniel est remplacé par Michal Dufek vu pendant la Sparta Cup. Sur le papier, rien ne semble pouvoir arrêter les Diables de Rethel. Il semble que la seule chose qui pourrait les arrêter, c’est bien eux…

 

Combat de Tigres contre des Yeti’s !

Les Tigres de Garges devraient être plus compétitifs que les deux années passées. Avec le retour de Maxime Langlois et de Benjamin Hay à Garges, les Tigres devraient pouvoir jouer le milieu de tableau, et même peut-être un peu plus. L’arrivée de Tomas Soeder dans les cages devrait être aussi une petite upgrade. La stabilité est aussi l’ordre de cette saison puisque l’équipe repart grandement avec le corps de l’année dernière. Dorian Hambourg, Guillaume Langlois, Boukari Keita, Alexandre Clemente sont autant de noms qui vont créer cette stabilité à Garges.

À Grenoble, le rêve de Hugo Rebuffet est enfin exhaussé, puisque Julien Thomas est enfin un Yeti’s. Après tant d’années passées à Rethel et dans les clubs francilien, la légende du Roller Hockey français pose ses valises dans les Alpes pour raisons professionnelles et rejoint Grenoble. Une saison de plus sans américain pour les isérois, qui privilégient la montée des jeunes avec Lucas Lascoux, Guillaume Ramaye et Jules Caillat qui auront l’opportunité de se faire leur place dans le giron Elite. Dans les cages, Simon Demars, Timo Lefebvre et Marion Mousseaux tenteront de porter cette équipe du mieux qui peuvent. Le plus dur pour les Yéti’s sera de palier à la blessure de Joan Kerkhove. Blessé lors d’un stage Equipe de France en Mai dernier, le montchavinois sera forfait pour au moins les deux tiers de la saison.

 

© crédit photo: Jeremy Cordier

Pluie de départ !

Cette année de 2021/2022 aura un goût bien particulier puisque certains noms très célèbres ont pris le choix d’aller voir ailleurs. Résultats de deux saisons qui ne vont pas à leurs conclusions respectives en raison de la pandémie, alors que l’Italie et l’Espagne jouaient et allaient au terme de leurs saisons.

Récup d’un mercato bien malheureux.

 

Martin Fiala

C’est sans aucun doute le départ le plus choquant. Le multiple meilleur buteur de la Ligue Elite et MVP 2019 a décidé de rejoindre l’équipe italienne de Milan. Bien installé en France après 4 saisons à Garges et 3 à Villeneuve, le tchèque avait presque fait oublier qu’il était de nationalité tchèque. Parlant un français plus que correct, le numéro 66 avait marqué la Ligue Elite dès son arrivée avec une aptitude à marquer impressionnante. Champion en 2018 avec Garges puis en 2019 avec Villeneuve, il avait fini l’année 2019 sur une autre planète en remportant la Coupe de France (auteur des 8 buts de son équipe en demi-finale et finale) puis en réitérant la performance en finale avec le but victorieux au buzzer.

Après 109 matchs joués, il aura inscrit 291 points pour 199 buts et 92 assistances, et surtout une moyenne de 2,67 points par matchs la meilleure de ces 10 dernières années.

 

Alexandre Gaboriau

Convoité en France, l’enfant du pays d’Anjou a choisi un challenge complètement nouveau. Celui de partir à l’étranger pour le club italien de Ferrara. Le défenseur au numéro 97 n’aura représenté que son équipe d’enfance des Hawks d’Angers jusque là. Arrivé dans l’équipe Elite en tant que junior sous la tutelle de Vincent Charbonneau et de Geoffroy Tijou, il aura connu les dernières années de gloire d’Angers, avant de faire partie de la descente actuelle du club ces 3 dernières années. En Italie, il rejoint Sebastien Duchemin, joueur de la Nationale 1 de Saint-Médard pour un duo français qui devrait faire ses preuves sans soucis dans le paysage du roller-hockey italien.

En 109 matchs joués, Alexandre compte 75 points pour 40 buts et 35 assistances.

 

Tobia VENDRAME

L’Italien Tobia Vendrame après 3 saisons en France a décidé de retourner chez lui. Initialement annoncé dans son club d’enfance de Citadella, Tobia a décidé de suivre Martin Fiala à Milan, pour faire des Quantas sans doute l’une des meilleures équipes d’Europe. Malheureux perdant de la finale de Coupe de France 2019 et de la finale de la Ligue Elite 2019 avec Rethel, Tobia aura marqué les esprits par son jeu et son fair-play. Apprécié des arbitres mais aussi des joueurs, le n°26 de Rethel aura finalement réussi à remporter un titre avec les Diables. En effet, l’italien a été un des artisans de la victoire rethéloise en Coupe d’Europe face à Valladolid.

En 36 matchs joués, Tobia a inscrit 56 points pour 31 buts et 25 assistances.

 

JOSEF KARLIK

Le tchèque Josef Karlik a décidé de complètement raccrocher les patins et les bottes. Dans une carrière roller hockey française très courte, Josef aura lui aussi marqué les esprits. Deux saisons en Elite, et Big Joe, c’est octroyé le titre de champion de France 2019 et de la Coupe de France 2019. Elu gardien MVP 2019, il avait battu le quintuple détenteur du titre Daniel Brabec.

Karen Kubena - L'Ardennais

LES 5 FAITS de cette année 2020

Alors que nous allons dans quelques heures passer à l’année suivante, on peut dores et déjà regarder derrière nous pour faire le point sur cette année 2020 et quelle année nous venons de vivre… ou pas.

2 confinements, deux saisons arrêtées, une complètement, et l’autre qui reste en suspens, malgré tout le travail abattu par la commission et l’espoir qui reste de mise.

La Covid-19 nous a tous touchés de façons différentes, directement ou indirectement. Le sport n’y a pas fait exception. Sport de haut-niveau majoritairement amateur, la saison sportive s’est arrêtée officiellement un jour avant l’événement de l’année, Carpentier 2020, pour ne finalement jamais reprendre.

À quelques jours d’une nouvelle année, et quelques semaines d’une reprise hypothétique, liée au bon vouloir du gouvernement, on revient sur les cinq faits qui auront marqué cette année 2020 !

 

5. Grenoble sans étranger

Les Yeti’s ont toujours privilégié leurs joueurs français et la formation. Club historique, Grenoble est l’une des équipes à suivre et fait parti du quatuor de tête de la Ligue Elite depuis déjà quelques années. Vainqueur de la Coupe de France en 2017 et 2018, l’équipe iséroise a depuis quelques années toujours su injecter avec modération du talent étranger. On se souvient des deux passages de Junior Cadiz, de Thomas Woods, mais aussi dernièrement d’un Shane Fox qui a fait le bonheur des fans grenoblois. Cette année a changé la donne. Covid oblige, Hugo Rebuffet, l’entraîneur, est parti avec un line-up 100% frenchie et avec à la clé une promotion pour quelques jeunes, comme Guillaume Ramaye-Minien, Maxime Caspani et dans les cages, Mattéo Fontana et Timo Lefebvre, tous deux passés par l’Equipe de France Espoir.

Menés par des joueurs d’expérience comme Lambert Hamon, Jolan Mogniat-Duclos, Jérémy Lapresa ou Maxime Rosain, les jeunes grenoblois profitent aussi de jeunes gros bosseurs comme Joan Kerkhove, Evan Richard, et Paul Gabriel.

Si le début de saison a été un peu compliqué avec un calendrier les opposant à Caen et Anglet, les Grenoblois ont prouvé qu’ils avaient ce qu’il fallait quand il le voulait contre Garges. Au moment où la saison 2020/2021 s’arrêtait, les Yeti’s étaient assis sur une 4e place à égalité avec Villeneuve et Vierzon.

 

4. Pas de défaite en 2020 pour Caen et Rethel

Les choses sont à mettre en perspective, le Covid a stoppé une saison et mis en pause l’autre… Malgré tout, sur un échantillon de 9 matchs pour Rethel, c’est un « perfect » pour les Diables. 9 matchs et 9 victoires en temps réglementaire. À l’arrêt de la saison 2019/2020, Rethel n’avait connu qu’une seule défaite. Une rare défaite à domicile aux tirs au but contre Grenoble. Mais en 2020, rien ne semblait arrêter les Diables. L’année avait très bien commencé avec ce qui est sûrement une victoire record de 20 buts à 3 contre les Corsaires de Paris XIII.

Du côté de la Normandie, sur un échantillon de 8 matchs (le match contre Angers du 10 Octobre 2020 avait été reporté en raison de cas Covid au sein des Conquérants, ndlr), ce n’est pas un « perfect », mais Caen n’a pas perdu un seul de ses matchs engrangeant un total de 21 points sur 24 possibles. 3 matchs se sont finis après le temps réglementaire. Par deux fois contre les Yeti’s Grenoble, et une fois contre Anglet. Les caennais ont prouvé qu’il fallait compter sur eux. Avec les déboires de début de saison de Villeneuve, les Conquérants se sont naturellement positionnés comme la deuxième force du championnat… loin derrière Goliath…

 

3. Le renouveau d’Angers

Deux ans que les Hawks descendaient doucement vers l’irréversible. Sauver par le Covid et l’arrêt de la saison 2019/2020 et la décision de la commission de ne pas opérer à de descente et montée, les Hawks d’Angers ont prouvé, que ce n’était pas une chance perdue.

Le retour de Charly Hallard en tant qu’entraîneur, l’arrivée de joueurs de profondeur à l’image de Nicolas Hebert, Maxime Burellier et d’un invité surprise, Antonin Manavian (Equipe de France de Hockey sur glace, ndlr) ont mis un gros focus sur cette équipe angevine dès le début de saison. Si la saison est loin d’être finie, les Hawks ont montré, qu’ils avaient la dalle. Dès la première journée, Jeff Ladonne inscrit le but de la victoire en prolongation. S’en suit une explosion de joie, qui sonnait presque comme un titre. En effet, les angevins n’avaient pas vu de victoire en presque deux ans. En journée 2, les Hawks confirmaient et gagnaient 6-3 contre les Corsaires.

Tout n’est pas parfait et cette équipe a encore du travail, mais elle a compris qu’il ne fallait pas se tromper de match et qu’il fallait faire le nécessaire pour se maintenir avant peut-être de revenir au plus haut niveau.

 

2. Une année pas comme les autres

Le grand vainqueur de cette saison, c’est la Covid. La pandémie aura mis à mal les institutions et les conditions de pratique de tous les sports. Malheureusement, on a vécu une année ô combien particulière. 2020, n’aura vu aucun sacre. Que ce soit la Ligue Elite, la N1, la N2, la N3 ou bien la Coupe de France, personne n’aura remporté le moindre titre au niveau sénior. Une tristesse de ne pas pouvoir voir la joie des joueurs, une tristesse de ne pas avoir pu célébrer le roller hockey à Carpentier avec vous tous.

La leçon, c’est qu’on se doit d’apprécier tous les moments passés sur le terrain, défaite ou victoire. Que l’on soit joueur, entraîneur, bénévole ou bien fan, rien n’est acquis. Quand cette période particulière sera dernière nous, on se retrouvera tous ensemble et on ose espérer que vous profiterez de ces moments, de ces matchs, des joueurs, des fans et des bénévoles avec un nouveau regard !

 

1. Le départ de Didier Lefebvre

Le 10 Fevrier 2020, on apprenait le décès de Didier Lefebvre. Celui qui a créé et mené avec une main de maître les Diables de Rethel vers les sommets français et européens, nous a quitté. Pour ceux qui ont eu la chance de le côtoyer, il ne laissait pas indifférent. Qu’on l’aime ou pas, il reste un géant ayant accompli l’impossible dans une petite ville de 8000 habitants.

Dans le paysage du roller hockey international, tout le monde connaît cette petite ville de Rethel. Dans sa quête de la perfection pour ses Diables, il a su élever le roller hockey français.

Il est inutile d’en écrire plus, et on vous invite à relire la Tribune de Yann Maillet sur l’un des pères fondateurs du roller hockey français.

Didier Lefebvre, l'Adieu à un géant...

 

Rendez-vous l’année prochaine

Voilà les faits qui nous ont profondément marqués. Il y en a d’autres bien évidemment qu’on peut citer. La retraite sportive de l’ultra bosseur Antoine Rage. L’ancien international français, et champion du monde 2017 raccroche les patins pour de bon. Dans le doute depuis sa blessure, et après un départ en région parisienne qui l’a vu s’habiller en bleu ciel pour Villeneuve, Antoine a préféré mettre un terme à sa carrière. On ne pourra qu’être déçu de le voir partir dans l’anonymat en raison du Covid.

On peut aussi noter le départ de quelques américains, qui auront marqué leurs passages respectifs en France: Shane Fox après 3 saisons à Grenoble. Nathan Sigmund après un second passage en France de deux ans avec Villeneuve. Et surtout le départ de PJ Kavaya ! Le plus français des américains aura marqué le club de Paris et la Ligue Elite.

On a tenté de ne pas être trop négatif et de prendre le positif de cette année particulière, en espérant que 2021 sera un peu plus clémente.

 

En attendant la reprise, on vous souhaite à tous un excellent réveillon ! Prenez soin de vous !

 

© Karen Kubena - L'Ardennais

Connaissez-vous ENZO RENOU ?

Il ne fait aucun doute qu’Enzo Renou est l’un des joueurs les plus détestés de la Ligue Elite. Régulièrement appelé Enzo « Relou » par ses adversaires, le caennais reste néanmoins l’un des meilleurs joueurs de sa génération !

Champion d’Europe U18 en 2015 puis champion du monde Junior 2017 en Chine, le normand a impressionné dès sa première saison en équipe première à Caen en 2015/2016. Cette saison, les Conquérants sont en Nationale 1, une saison qui verra l’enfant prodige du club finir avec 20 points, dont 12 buts en seulement 12 matchs.

Dès sa première saison en Elite, il parvient à être presque à un ratio d’1 point par match. Le plus impressionnant restera son habilité à se faire envoyer en prison. Il finira sa première saison en Ligue Elite avec un incroyable 90 minutes de pénalités.

Apprenez à le découvrir un peu plus…

Où es-tu né?

Je suis né à Caen, là où j’ai commencé le roller hockey à l’âge de 6 ans.

 

Où habites-tu?

J’habite à Caen dans l’une des plus belles villes de France.

 

Ce que tu préfères dans le hockey?

Quand ça joue vite du style 3-4 passes et but. J’aime aussi la vitesse.

 

Qu’est-ce que tu détestes le plus dans le lifestyle d’un joueur de roller hockey ?

Honnêtement, il n’y a rien que je déteste.

 

Que fais-tu pendant un vrai jour off?

Je dors et je reste la journée dans mon lit…

 

Quand tu cuisines, quel est ton plat signature?

Je suis un phénomène là-dessus, ce sont les pattes à la carbonara avec un peu de curry.

 

Si tu n’avais pas été joueur de Roller Hockey, que serais-tu devenu aujourd’hui?

Du foot, car j’en faisais étant petit.

 

Ta matière préférée à l’école?

Le sport.

 

Ton meilleur voyage à l’étranger ?

C’est bien sûr en Chine avec les juniors de l’équipe de France, mais aussi la Sparta cup en 2018.

 

Est-ce qu’il y a un lieu que tu n’as pas fait et que tu veux vraiment faire ?

J’aimerais bien aller aux States ou à Dubaï pour faire des grandes pools party et boat party 😂😂

 

Ton film préféré?

Le plus beau des combats (avec Denzel Washington, ndlr)

 

Ton chanteur/groupe de musique préféré?

Nekfeu

 

Ton coéquipier préféré ?

Je n’en ai pas.

 

Ton héros de hockey ?

TJ Oshie (Washington Capitals en NHL)

 

Le joueur que tu détestes le plus?

C’est Martin Fiala (Fous du Bitume de Villeneuve), il a un boulard monstre, après en-dehors du terrain il est cool. Mais bon, je pense être le joueur le plus détesté de la ligue.

 

Ton héros en dehors du hockey ?

Superman.

 

Si tu pouvais recommencer un truc, que choisirais-tu ?

Rien, car je n’ai rien qui me vient à l’esprit…

 

Crédit photo: Jérémy Cordier

Karl Gabillet, un vrai faux retour en Equipe de France

À la suite des Roller Games de 2019 à Barcelone, le capitaine de l’Equipe de France Karl Gabillet annonçait son envie de mettre une pause, voir prendre sa retraite internationale.

Avec 142 sélections en équipe nationale (dont 20 en tant que capitaine), son souhait était de faire passer sa famille en premier. Avec 72 matchs en championnat du monde pour 70 points inscrits (38 buts, 32 assistances), Karlito reste l’un des joueurs les plus prolifiques de sa génération et de l’histoire du roller hockey français.

Après une année ô combien particulière sur le plan humain et sportif avec l’annulation des mondiaux 2020 en Colombie, et l’arrêt complet de la saison 2019/2020 en raison de la pandémie, la saison 2020/2021 avait l’air de bien partir jusqu’au confinement épisode 2.

Malgré ce second confinement, les Equipes de France ont pu bénéficier de leurs différents stages en vu des prochaines échéances mondiales. À la surprise générale, dans l’annonce du 24 novembre de la FFRS, on constate avec plaisir le nom de Gabillet dans les convoqués. Mais est-ce un retour d’une fois ou un vrai retour?

On est allé interroger l’intéressé pour savoir ce qui se cache derrière cette convocation surprise…

1. Pourquoi revenir?

Je reviens, car j’en ai tout simplement envie et que le hockey me manque.

 

2. Qu’est-ce qui a changé depuis ta décision à Barcelone?

Beaucoup de choses ont changé depuis Barcelone. J’avais arrêté l’équipe de France pour profiter de ma famille et qu’elle profite aussi de moi. 3 mois de confinement sans hockey, ça te permet de profiter à fond. Du coup, suite à ça, nous avons pu en discuter un peu avec ma femme. Et elle m’a dit ok, mais pas jusqu’à 40 ans (rires…).

 

3. Est-ce que certains joueurs comme Romain t’ont contacté pour te faire changer d’avis?

Pépin (Benoît Ladonne) a vraiment essayé de me faire changer d’avis. Il revenait tout juste et moi, j’arrêtais. C’était clairement trop tôt, mais je devais le faire pour ma famille.

4. Est-ce que tu étais resté en lien avec Bernard Séguy et Geoffroy Tijou? Est-ce que Geoffroy a cherché à te faire revenir?

J’avais toujours laissé entendre à Geoff et Bernard que ce n’était pas une décision irréversible, mais que c’était à moi de sacrifier l’équipe de France tant ma femme avait énormément sacrifié pour le hockey. Geoff le savait, et il respectait ce choix même s’il a fallu plusieurs coups de téléphone pour qu’il comprenne bien lol. Geoff est revenu vers moi peu de temps après le premier confinement. Il avait dû sentir le vent venir, car c’est à ce moment-là, que je lui ai annoncé que j’aimerais revenir jouer pour la France.

 

5. Qu’attends-tu de ce retour?

Je n’ai pas vraiment d’attente. Je veux juste rejouer pour mon pays, car je pense que j’en ai encore les moyens physiquement. Je veux prendre du plaisir avec mes amis d’enfance comme Romain Horrut et Benoît Ladonne. Et depuis peu, j’ai envie de former les jeunes, de leur faire part de mon expérience, ce que j’essaye un peu de faire en club avec Mathéo Mahieu et Louis Allo.

 

L’équipe de France est une vraie famille, et même si beaucoup quittent le navire avec le temps, ils restent toujours de très bons amis que tu ne vois qu’en équipe de France. On ne lâche pas une famille comme ça.

 

C’est une bonne nouvelle dans le paysage du roller hockey français. Avec l’année off pour pandémie, son break ne ressemble presque pas à un break…

crédit photos: Claire Tournet & Vanessa Zenobini