Auteur : Wissem Jaubert

C’est la reprise ou presque…

6 mois après l’arrêt de la saison 2019/2020, le Roller Hockey français va reprendre ses droits dès ce week-end ! Si la Ligue Elite et la Nationale 1 ne commencent que le 26 septembre avec la journée 1, ce week-end marquera le début des hostilités pour la plupart des équipes.

Une pause exceptionnelle & un mercato faible…

6 mois, sans jouer, c’est beaucoup. Si la plupart des équipes ont repris les entraînements depuis la fin août, force est de constater que ce sera une pré-saison, voir un début de saison très particulier.

En plus d’une pause forcée plus longue qu’espérer, on peut ajouter à la situation un mercato plus faible que d’habitude au regard de la situation sanitaire.

Chaque saison, quelques clubs de la Ligue Elite accueillent des joueurs américains, chose qui risque fortement  d’être difficile cette année. En raison du COVID-19, les américains ne sont toujours pas autorisés à venir dans l’Union Européenne et par conséquent dans l’hexagone. On peut donc douter de l’arrivée de certains renforts précédemment annoncés.

 

Grenoble à la SunCup d’Aubagne

Ce week-end, Aubagne va accueillir un tournoi de pré-saison se nommant tout simplement la SunCup. Aubagne aligne deux équipes, tout comme Grenoble. Ces 4 équipes seront confrontées aussi à Villard Bonnot et Nice. Grenoble fait le déplacement pour mettre en jambes quelques-uns de ces joueurs élites et quelques jeunes qui feront probablement le saut entre la Ligue Elite et la N2 des Yéti’s.

Grenoble qui enregistre le départ de Shane Fox et Théo Faucherand, font le pari de la jeunesse cette saison. La saison 2020/2021 sera l’année pour les Lucas Lascoux, Maxime Caspani, et Jules Caillat de faire leurs places dans l’effectif isérois.

 

Rethel et les Ardennes accueillent Villeneuve, Epernay et Reims

Tout comme l’an dernier, les rethélois organisent leur deuxième édition de leur tournoi de pré-saison et ne changent pas la formule gagnante de la saison dernière. C’est bien Epernay, Villeneuve et Reims qui sont conviés.

Villeneuve jouera sa pré-saison après une pause significative pour le groupe francilien. Les Fous du Bitume perdent quelques joueurs cet été et notamment Sigmund, Antoine Rage, mais aussi Sean Coquema et Alexandre Pamart. Plus inquiétant, c’est le non-retour de PJ Kavaya pour le moment.

« Ça fait un bien fou de pouvoir rejouer, nous confie Karl Gabillet, on a hâte de pouvoir recommencer la compétition. Le tournoi de Rethel de ce week-end va nous permettre d’essayer pas mal de chose. L’équipe a connu pas mal de changement cet été. Nous avons besoin de reconstruire l’équipe même si les bases sont toujours là. »

Pour Rethel, l’équipe reste presque inchangée. On souligne le départ du tchèque Natan Vrablik, mais le retour de Zack Pettersson. On peut dors et déjà dire qu’avec un effectif aussi solide, les diables se positionnent en favori. Le match amical contre Villeneuve sera sans doute une belle base et une bonne évaluation.

Du côté de la Champagne, Epernay continue le choix de la jeunesse. L’intégration de nouveaux joueurs et de quelques jeunes issus de la formation font du bien et l’équipe part avec un effectif légèrement plus conséquent que la saison dernière, chose confirmé par l’entraîneur Arnaud Maujean.

Cette saison nous avons un effectif plus conséquent, ce qui va nous permettre peux être de pouvoir nous faire augmenter le rythme de nos matchs. Avec l’effectif de l’année dernière, on avait du mal à tenir tout le match. Nous avons conservé tous les joueurs et apporté quelques joueurs supplémentaires. Tout le monde se connaît, donc l’intégration devrait être plus facile.

Avec un début de saison très particulier, pas d’objectif précis pour les Bombardiers, qui ne parlent que de rentrer dans le top 8 et affineront sûrement l’objectif en cours de saison…

 

Dans le reste de la Ligue

Du côté des autres équipes, les Conquérants de Caen, affronteront la N1 des Spiders de Rouen dans un aller/retour ce week-end, avec un premier match samedi à Rouen, puis dimanche à Caen !

Les Hawks d’Angers devaient organiser un plateau de pré-saison, mais Cholet et Vierzon ont décliné l’invitation pour éviter toute forme de risque relatif au covid-19. Les Hawks devraient pouvoir tout de même jouer un match contre les Mustangs de La Chapelle.

 

Les Tigres de Garges, eux, joueront quelques matchs de préparation dans le courant des deux semaines à venir avant le coup d’envoi officiel.

 

Voilà pour les informations que nous avons !

 

N’hésitez pas à nous dire si vous avez plus !

 

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Zack Pettersson fait son retour en France

Zack Pettersson fait son grand retour en France

Le plus français des suédois, Zack Pettersson, fait son retour en France après une saison pour le Molina Sport sur les Îles Canaries en LIGA Elite en Espagne.

Zack Pettersson était parti en Espagne après la saison 2018/2019. Une saison passée à Rethel, où il y avait marqué les esprits pour ses qualités de finisseur. Avec pas moins de 37 buts (2 de moins que Martin Fiala, ndlr) et 58 points, le suédois avait décroché le titre de meilleur pointeur de la saison régulière. « L’été dernier, je souhaitais rester à Rethel, mais l’offre de MolinaSport ainsi que la composition de l’équipe m’avait convaincu d’y aller, nous explique Zack. »

 

Une saison tonitruante en Espagne

En Espagne, Zack avait pris les reines de l’équipe en qualité d’entraîneur-joueur. Malgré la coupure en raison du COVID-19, MolinaSport a été déclaré champion de la LIGA Elite par la Fédération Espagnole de Roller Sports. En 15 journées jouées, le club des îles Canaries pointait en tête avec 2 points d’avance sur Valladolid. Pettersson finit la saison avec un impressionnant 45 points en seulement 15 matchs. Au moment de la coupure, il était assis sur une confortable première place au classement des pointeurs, 4 points devant l’américain Charles Baldwin. « L’objectif de saison était de remporter le titre et la Coupe d’Espagne. Je suis vraiment heureux de la saison qu’on a faite. Puisqu’on est parvenu à réussir les deux, et qu’on perdait quelques joueurs clés, c’était le moment de passer à autre chose, raconte Zack. »

Cette saison passée en Espagne, fut aussi particulière pour le suédois, puisque pour la première fois de sa carrière, il a pu jouer contre son grand frère, Filip Pettersson. Ce dernier évolue pour le Metropolitano de Bilbao depuis déjà 4 ans et en est à sa 5e saison en Espagne. « Je crois bien que c’est la première fois qu’on joue l’un contre l’autre, donc c’était plutôt cool. »

Les deux avaient eu l’occasion de jouer ensemble à Rouen lors de la saison 2013/2014. Si Zack était resté en France, son frère Filip avait lui pris la route de l’Espagne et du club de Castellon.

 

Une 7e saison en France

Arrivé en France en 2013, Zack a déjà connu pas moins de 5 équipes. Après Rouen, Caen, Epernay, Angers puis Rethel, le plus français des suédois, retourne à Rethel pour une deuxième saison !

« Je suis vraiment impatient de revenir en France. Rethel était le bon choix. Je pense que ça va vraiment être une saison cool, et j’espère qu’on va réussir à remporter un titre avec les gars, ajoute Pettersson. »

Ce sera sa 6e saison en Ligue Elite, et sa 7e en France. En 7 saisons dans l’hexagone, le suédois est parvenu à inscrire 217 points, dont 51 lors de sa seule saison en Nationale 1 pour le compte des Conquérants de Caen.

Les Diables de Rethel s’offre un allier de taille vers la saison de la reconquête. Sans titre depuis la Coupe d’Europe 2018, les Diables court après la douzième couronne, qui leur échappe depuis 2018. Avec le décès de Didier Lefebvre en février dernier, et l’arrêt de la saison en raison de la pandémie, tout le club rethèlois, aura à coeur de réussir cette saison.

Motivé à bloc, Zack espère enfin pouvoir remporter le titre ultime du Roller Hockey français.

 

Direction Ris-Orangis pour Alexandre Pamart !

Après le départ de Nathan Sigmund, Villeneuve enregistre son deuxième départ de l’intersaison.

Le francilien de 25 ans, prend la direction de Ris-Orangis, pensionnaire de la Nationale 1, après une dernière saison marquée par une blessure.

« Je me suis fait opérer il y a peu de temps, donc je vais revenir après de long mois d’arrêt et je me suis dit que aller jouer en N1 ce serait aussi sympa. »

Après 6 ans en Elite, Alexandre prend la route de la Nationale 1 pour la première fois de sa carrière sportive. Un challenge intéressant pour une saison de retour au jeu. En effet, Alexandre n’a pas joué depuis le 14 décembre 2019, lors de la défaite des FdBs contre Rethel.

 

Mais pourquoi Ris?

Ils m’ont fait une proposition qui me convenait. Après, ma petite sœur joue dans ce club, depuis déjà quelques années. Je connais du monde et je sais que l’ambiance y est bonne. Je vais retrouver des gars avec qui j’ai pu jouer en Elite, il y a quelques années et le projet de club me plaît bien tout simplement.

 

Les Phénix font une bonne opération avec un joueur capable de mettre du tempo, marquer et distribuer ! Avec un début de carrière au côté de Travis Noe et Pj Kavaya, en 2014, Pamart a eu la chance d’être régulièrement coaché par Guillaume Silliès.

En 119 matchs de carrière, saison régulière et playoffs confondus, Alexandre a inscrit un total de 63 points pour 45 buts. En 2016/2017, et 2017/2018, il enchaîne deux excellentes saisons avec une moyenne de presque 1 point par match, qui lui vaut d’être invité en stage Equipe de France par Geoffroy Tijou.

Son départ des Corsaires coïncide avec le retour de Villeneuve en Elite en 2017. Il y effectuera 3 saisons avec à la clé un titre de champion de France et la Coupe de France en 2019.

Je retiens vraiment les deux titres ! Ça a été une expérience incroyable avec beaucoup de positif. Une première saison compliquée avec un groupe jeune et peu expérimenté, et les deux dernières saisons juste incroyable. Que ce soit sur le terrain ou en dehors ça a été incroyable. D’avoir eu la chance de jouer avec les meilleurs de notre discipline, c’était un vrai régale ! J’ai beaucoup appris de ce groupe et je retiens que du positif. Je remercie Guillaume, qui m’a fait confiance et qui a été mon coach depuis ma première année en Elite jusqu’à aujourd’hui.

 

 

Hugo Vitou: une pause pour mieux revenir…

Il y a des joueurs comme ça qu’on adore voir sur les terrains. Toujours avec le sourire et la bonne humeur, Hugo Vitou fait parti de ces joueurs. Un de ces joueurs, qui aime son sport, qui aime jouer, et qui le montre ! Pourtant il faudra s’habituer à le voir moins qu’avant.

En effet, l’international français a pris la dure décision de mettre une pause dans sa carrière sportive pour deux raisons principales… Cicatriser et les études…

J’ai préféré prendre une année pour moi. Une année, où je pourrai m’occuper de ma blessure, me consacrer pleinement à mes études et à d’autres activités. Je pense que j’ai juste besoin d’une petite pause pour me remettre en forme et commencer une nouvelle vie.

En 5 saisons en Ligue Elite, partagées entre Garges et Paris XIII, le niçois s’est offert un magnifique palmarès. Arrivé en 2015 à Garges, le défenseur champion du monde junior 2014, réalise une première saison plus que satisfaisante avec 19 points en 16 matchs joués dont 13 buts et un premier mondial en Equipe de France sénior, qui se finit avec une médaille de bronze. En 2016/2017, il joue un rôle plus défensif, mais manque de régularité qui lui coûteront sa place en EDF pour l’année du titre. Fierté touchée, il réalise l’année d’après une bien meilleure saison, qui se finira par le titre de champion de France Elite Garges et à noter, 8 points en 6 matchs lors des playoffs. En plus de ce titre, Hugo goûte de nouveau aux joies de l’Equipe de France, où il finira avec ses compatriotes vice-champion du monde.

Pour la saison 2018/2019, il choisit de quitter Garges et rejoint, les Corsaires de Paris XIII pour des raisons principalement liées à sa scolarité. À Paris, au côté de PJ Kavaya et des frères espagnols Cabalin, le numéro 15, prend le rôle de leader et s’offre la meilleure saison de sa carrière avec un incroyable 31 points en 18 matchs, suivi par 4 points en 2 matchs de playoffs contre les Conquérants de Caen. Une saison qui le voit confirmer pour la deuxième année consécutive en EDF pour les Roller Games de Barcelone, où il finira en bronze.

Malheureusement, la saison 2019/2020, en plus d’être amputée par la pandémie du Covid fût la pire pour le niçois. Blessé à l’adducteur pour la deuxième fois en 2 ans, Paris coule dans les abysses du classement. Avec une intersaison très maigre pour les parisiens, il ne peut que constater depuis le banc, la descente en enfer de son équipe.

L’idée de prendre une pause, m’est venu, lorsque j’entamais mon 3e mois de blessure à l’adducteur. Je me suis rendu compte qu’il allait me falloir un peu plus de temps pour m’en remettre. Suite à ça, j’attendais la réponse de mon école à Dax pour savoir si je pouvais continuer mes études dans le sud-ouest ou pas.

Après une vie entière consacrée au roller hockey, Hugo Vitou prend une pause pour mieux revenir… L’idée d’une pause devait me travailler sans que je m’en rende compte, explique Hugo, Dès que j’ai su pour mon école, c’est devenu évident pour moi qu’il me fallait cette pause.

L’an dernier presque jour pour jour, on se souvient d’un Hugo Vitou avec les larmes aux yeux en sortant des vestiaires de Mar Bella… Un moment particulier venait de se vivre dans le vestiaire du gymnase. L’adieu de joueurs, qui ont écrit parmi les plus belles lignes de notre sport. Renaud Crignier, Pierre-Yves Albert, mais aussi potentiellement, Antoine rage, et Karl Gabillet.

J’étais ému de savoir que c’était sûrement le dernier match avec eux en Equipe de France, raconte Hugo, savoir la chance que j’ai eu de jouer avec eux. C’était juste top de partager ces expériences avec eux. Je ne pense pas que ce soit leur départ qui m’ait mis la puce à l’oreille pour autant, rajoute-t-il.

Si le hockey va bien lui manquer, il n’y a peu de chance qu’on le revoit en milieu de saison…

Pour le moment, ma décision est prise, et pas de hockey de la saison pour moi, du moins en compétition. J’ai l’été pour me décider et voir si je prends une licence dans un club.

À seulement 24 ans, Hugo Vitou fait parti des joueurs préférés des français. Apprécié de ses coéquipiers, il va beaucoup manquer sur les terrains.

3 ans sans titres, presque une première pour Rethel…

Et à la fin, c’est toujours Rethel qui gagne… Cette phrase sonne comme un écho de toujours, presque comme une tradition… Peu importe qui le dit, que ce soit Julien Thomas ou bien Yann Maillet, elle résonne comme une forme de vérité incontournable… Et pourtant, Rethel n’a plus gagné le moindre titre national depuis 2018…

Ce qu’il faut avoir en tête aussi, c’est que quand tu joues à Rethel, tu joues pour gagner, et quand ce n’est pas le cas, c’est un échec, c’est la philosophie et cela a toujours été le cas, encore plus depuis que Patrik, que je salue et remercie au passage, a repris l’équipe. Maxime Colas

Rethel sans titre national en 3 ans est une grande première dans l’histoire du roller hockey français. Depuis le début, les Diables dirigés par son père fondateur, Didier Lefebvre, ont connu le succès année après année. De 2003 à 2009, les Diables ont toujours fini premiers de la catégorie Elite (appelée N1 de 2001 à 2007, ndlr) avant de laisser place à Anglet et Paris XIII pour 4 ans de disette en Ligue Elite de 2010 à 2013. 4 ans, c’est beaucoup pour une équipe de ce calibre. Sur ces 4 années, Rethel ira tout de même en finale par deux fois, en 2011 et 2012. La saison 2013 restant particulière, puisque l’équipe se verra attribuer un malus en fin de saison pour non-respect du règlement.

Malgré cette traversée du désert en Ligue Elite, les Diables sont restés l’équipe à battre et l’ont prouvé en remportant la Coupe de France en 2010 et 2011.

Anglet plus fort…

PHOTO JEAN-DANIEL CHOPIN © Crédit photo : Chopin Jean Daniel

Après 11 années de titres, Coupe de France ou bien championnat Elite, les rethélois arrivent devant un mur. Un mur, qui dura 2 saisons et s’appela Anglet. Après de longues années de travail acharné sur plusieurs années, les Artzak d’Anglet, mené par Olivier Dimet parviennent à prendre la place de dominant. De 2007 à 2009, Anglet finit dauphin avant de remporter la dernière saison sous format championnat, puis pour remporter les deux premières saisons avec le nouveau format playoffs !

 

Julien Thomas se souvient d’une époque, où Anglet était clairement plus fort :

Je me souviens que sur ces années-là, le recrutement était un peu plus léger qu’à la coutume. L’air de rien, on finit second et en 2013, on fait une grosse saison, qui se voit annuler avec le malus… Après, je retiens surtout sur ces saisons, le niveau d’Anglet… Ils étaient vraiment très forts. Julien Thomas

© France Télévisions

En 2014, Rethel revient à son niveau avec un recrutement extraordinaire, nous confie Julien, « on voit l’arrivée de Patrik Sebek, Michal Simo, Karl Gabillet et de Baptiste Boitard. On avait une équipe pour aller chercher le titre. On savait qu’on était là pour ça. »

 

Malédiction Karl Gabillet ou Julien Thomas?

Mais voilà, depuis 2017, Rethel n’a plus rien remporté à l’échelle nationale. Rethel ne parvient plus à gagner le Saint Graal. À l’exception du titre européen en 2018, à domicile, les Diables sont à nouveau dans une disette étonnante. En 2018, les Diables faisaient face à une équipe vaillante de Garges, qui malgré la controverse autour des gardiens rethélois en finale à Rethel, avait plus que bien mérité le titre ! Avec l’arrivée de Karl Gabillet lors de l’intersaison, et la maturité suffisante venant de joueurs cadres comme Maxime Langlois, Martin Fiala ou bien Daniel Brabec, les Tigres avaient tout en place pour aller chercher le titre. Ils le prouvèrent en saison régulière en remportant le dernier match de la saison en prolongation puis les finales.

En 2019, ce sont les Fous du Bitume qui les empêchent de gagner le championnat après une saison parfaite. Lors de l’intersaison 2018/2019, Julien Thomas, Karl Gabillet et Martin Fiala s’en vont pour Villeneuve, alors que Daniel Brabec signe pour Rethel. Après avoir touché le firmament du roller hockey français, Garges se range (sans forcément le vouloir) et laisse place à Villeneuve pour lutter contre l’armada rethéloise.

Lors de cette saison 2018/2019, et avec l’arrivée de Brabec et de Petterson et le retour de Simo, Rethel réalise la saison parfaite, mais échoue deux fois lors des moments clés. Les Diables retrouvent Carpentier et la finale de la Coupe de France pour se voir incapable de répondre à l’offensive villénogarennois et un incroyable Fiala ! En Juin, après avoir gagné largement le match 1, les rethélois s’effondrent à domicile et ceci par 2 fois, chose encore plus rare ! Pire, une fois encore, c’est Martin Fiala qui crucifie les espoirs d’une ville, avec un but inscrit lors de la dernière seconde de temps réglementaire de la saison !

L’an dernier, on a fait la saison parfaite. Quand tu regardes sur le papier, ce sont des grosses équipes, c’est du lourd. C’est compliqué de dire s’il y a un pourquoi. Quand tu vois les joueurs qu’ils ont, c’est du lourd. On a peut-être une ambiance différente qui fait plus familial à Villeneuve… Pourtant, à Rethel c’est très famille. Peut-être qu’on est meilleur sur les matchs importants. On a réussi à ne pas perdre les matchs importants. Julien Thomas

© World Inline Hockey

Et si tout venait de Karl Gabillet ou de Julien Thomas? En effet, le titre a l’air de plus appartenir à Karl Gabillet et Julien Thomas, plus qu’à une équipe… Depuis 2014, les deux ont toujours réussi à mettre leur mains dessus lorsque les deux joués ensemble… En 2015, Karl est à Angers et ne remporte pas le titre, alors qu’en 2017, Julien est à Garges et la suite on la connaît…

Covid-19

Puis vient cette saison, où, outre une défaite à domicile aux mains de Grenoble, Rethel semble partir au coude à coude avec Villeneuve pour une saison de haut-niveau. Malheureusement, toutes les équipes de la Ligue ne verront pas de fin sportive, mais plus une fin de saison administrative en raison de la crise sanitaire du Covid-19. Si cette fois-ci, c’est complètement indépendant de leur volonté, le résultat reste le même. Une saison passe et Rethel n’a toujours pas reconquis ce qui lui appartient presque de droit.

 

2017, l’année du dernier titre

© Ludovic Macia

Cela a toujours été un plaisir à faire parti d’une équipe prestigieuse comme Rethel. C’est du sport, pas d’histoire de social, juste l’aspect sportif qui prime, tu es bon, tu joues, tu es pas bon, tu regardes le match, confie Maxime Colas. L’attaquant de 29 ans, formé à Rethel et aujourd’hui jouant chez les Rapaces de Reims en Nationale 1, faisait parti de cette dernière équipe rethéloise championne de France.

Nous avions un bon groupe, et une dynamique hyper intéressante, qui nous permettait de bien bosser aux entraînements. On avait tous aussi à cœur de gagner suite aux malheureuses annonces que nous avions pu avoir durant la saison … C’était une sorte de dette envers ces personnes, qui nous ont aujourd’hui malheureusement quitté et nous l’avons fait. Nous avions rempli les objectifs, Europe et France, seule la coupe de France nous a échappé. Maxime Colas

Cette saison, l’équipe était composée de 4 étrangers et de 6 français réguliers dans les personnes de Maxime, Hugo Delabre, François-Xavier Bannier, Terry Lefranc, Alexandre Naud, Grégoire Clément et Hugo Garcia-Prieto.

Lors de cette finale 2017, Rethel élimina Garges en 2 matchs et avec envie à domicile en donnant aucune chance à Garges. Lors de ce match 2, Patrik Sebek inscrit 3 buts et le but vainqueur pour une victoire 6-2. Cette saison se finit aussi avec une domination de Karl Gabillet et de Patrik Sebek dans les trophées de fin de saison ! Le dernier trophée national que Didier Lefebvre soulèvera…

J’ai une véritable pensée également pour Didier, qui a mis cette ville de Rethel sur le toit de l’Europe avec toute son abnégation. Rethel est, et restera au-dessus, malgré l’évolution des différentes équipes, qui s’améliorent d’année en année, ce qui est juste parfait pour notre sport. Rethel est dans un monde à part, et j’ose espérer qu’ils récupéreront leur trône, malgré la concurrence (Villeneuve, Grenoble). Cela sera d’autant plus beau.

Rethel reste la référence sportive de notre sport, que ce soit en France ou bien en Europe. Nous espérons de tout coeur, que le coeur et l’envie des bénévoles rethélois sauront faire vivre pour encore longtemps la compétitivité que Didier Lefebvre avait su instillé.

Mercato 2020/2021

Retrouvez ici, toutes les informations relatives au Mercato en vue de la saison 2020/2021 !

Note d’information: il sera mise à jour selon les annonces des clubs et des joueurs.

EquipesArrivéesDépartsIls restent
ANGERSCharly Hallard (Caen), Nicolas Hebert (Cholet - N1), Maxime Burellier (Castelbriant - N2), William Rave (Tours -N1)Alexandre Gaboriau, Joao Perez, Yves Perrot, Jeff Ladonne, Adrien Desoppis
ANGLET---
CAENThéo Faucherand (Grenoble)Baptiste Bouchut (Vierzon), Charly Hallard (Angers)
EPERNAYLucas Schneider (Formation)Valentin Morizet, Matthias Chaumet, Bastien Chaumet
GRENOBLECharles-Edouard Dammann (Aubagne - N1), Shane Fox (USA), Théo Faucherand (Caen)
GARGESMartin Gremlica (Tenerife - Espagne)
PARIS XIII
RETHELZack Pettersson (MolinaSport - Espagne)--
VIERZONBaptiste Bouchut (Caen), Rodolphe Voyneau (Bourges - N2), Kyle Novak (Valladolid - Espagne)Fabien Gomez, Jan Kulzer, Alix Girardin (Bourges)
VILLENEUVENathan Sigmund (Vicenza - Italie), Alexandre Pamart (Ris-Orangis - N1)

Retour à la maison pour Baptiste Bouchut

Après le départ de Charly Hallard vers Angers, un autre caennais quitte le bateau Conquérants… Batpiste Bouchut rentre à la maison !

Après 3 saisons consécutives avec les Conquérants de Caen, et 8 saisons passées loin de chez lui, l’enfant du pays revient pour ouvrir un nouveau chapitre de sa carrière sportive. L’international français revient avec nous sur ce choix !

 

Ligue Elite: Qu’est-ce que signifie ce retour pour toi et pourquoi maintenant?

BB: Et pourquoi pas maintenant? (rire) Un nouveau projet sportif avec une équipe avec peu d’expérience en Ligue Elite. Je vais essayer d’apporter un petit quelque chose en plus pour que l’on progresse tous ensemble. Beaucoup de monde parle de « retour », mais pour ma part, je ne le vois pas comme ça. Le club de Vierzon a beaucoup changé en 8 ans. Dans ma tête, je vais dans un nouveau club, mais dans une ville que je connais.

 

3 saisons à Caen, le plus longtemps d’affilée que tu es fait depuis ton départ de Vierzon il y a 8 ans, tu retiens quoi de ces 3 années avec les Conquérants sous les « ordres » de Bernard et d’Anthony Marie?

BB: Oui 3 ans… Ça passe vite ! Il y a tellement de choses… Si je devais choisir un beau souvenir, ça reste la qualification pour Carpentier la première année quand je suis arrivé. C’était la première fois que le club allait connaître Final Four à Paris. C’était une grande fête. Il y a aussi les playoffs contre Grenoble la même saison. On perd le premier match à Grenoble, mais nous  parvenons à gagner le deuxième et troisième match à Caen. C’était vraiment malade !

 

Vierzon a l’air de bien se renforcer, quels sont tes objectifs personnel et pour l’équipe?

BB: D’un point de vue personnel, je dois franchir un cap en terme d’efficacité offensive. Je stagne un peu depuis 2 ans. Là, je vais tout mettre en œuvre pour exploser. Au niveau de l’équipe les projets sont d’aller chercher un Carpentier et une demi-finale de playoffs. Et bien évidemment de terminer dans le top 3 au championnat.

Un mot pour les Conquérants?

BB: Merci ! Ça a été un réel plaisir de jouer sous les couleurs des Conquérants. Parents, bénévoles, entraîneurs, joueurs et coéquipiers, je vous remercie pour votre accueil extraordinaire, je n’oublierai jamais le cosy room ! Merci à tous ! Et à bientôt !

 

La boucle est bouclée…

 

© Crédit photo: Patrick Tapin

Charly Dammann quitte Grenoble

Charly quitte Grenoble après 3 ans

Après 4 saisons passées à Grenoble dont 3 consécutives, l’aubagnais, Charles-Edouard Dammann retourne à la maison. Avec la saison se finissant avec une fin abrupte et sans réelle conclusion sportive, Charly en a profité pour annoncer qu’il retournait dans son club d’origine d’Aubagne.

Plusieurs facteurs ont joué dans la balance. Je voulais me rapprocher de mon père. Si j’avais eu plus de temps de jeu, j’aurais fait venir mon père ici à Grenoble… J’ai envie de rester en Elite, mais là, je faisais plus de N2 que d’Elite.

Charly, était une partie intégrante du « projet » Yéti’s. Entraîneur du groupe U17, et du groupe U19, lors des 2 précédentes campagnes, certains de ses jeunes ont pris le pas sur lui. Cette année, Grenoble a fait monter de façon plus régulière, quelques jeunes comme Lucas Lascoux, Jules Caillat, Maxime Caspani, Guillaume Ramaye-Minien ou bien Tom Achard. Cette influx de jeunesse au sein du collectif isérois, fait de Charly, un dommage collatéral. Un dommage collatéral, dont il reste pour autant fier.

De les voir monter à ce niveau, j’en suis fier.

En 4 saisons avec Grenoble, Charly a joué un total de 67 matchs (saison régulière & playoffs) pour 17 points, 11 buts, 6 assistances et 40 minutes de pénalités.

 

Retour aux sources

Pour Charly, ce sera littéralement un retour aux sources. Il retourne dans son club de formation les Jokers d’Aubagne. La dernière fois qu’il avait joué pour les Jokers, remonte à la dernière saison d’Aubagne en Ligue Elite, c’est à dire 2016/2017. Malgré une saison sportivement compliqué pour l’équipe de PACA (relégation), Charly y avait effectué sa meilleure saison en Ligue Elite avec 15 points inscrits en 18 matchs (7 buts et 8 assistances).

Ça va être un plaisir de rejouer avec Aubagne. J’aurais pu aller jouer ailleurs en Elite, mais après avoir bien réfléchi, ça va être bien. C’est de la Nationale 1 avec de très bons jeunes qui arrivent. On va avoir une très belle équipe l’an prochain.

 

Charly en chiffres

The Podcast | EP.4

Dans ce 4e épisode, on retrouve Alexis Normand, gardien des Hawks d’Angers, Damien Lafourcade, gardien des Conquérants de Caen et de l’Equipe de France, et Daniel Brabec, gardien des Diables de Rethel et de l’équipe de République Tchèque !

Avec la fin du confinement s’approchant de plus en plus, on revient sur la saison de chacun des joueurs, des équipes respectives, mais aussi sur les gardiens, qui les ont inspirés à travers leurs carrières !

Retour à Angers pour Charly Hallard

Après deux saisons passées aux côtés de son club formateur, les Conquérants de Caen, Charly Hallard reprend la route d’Angers.

Le caennais était devenu un pointeur régulier au sein d’un effectif angevin remplie d’expérience. Lors de sa dernière saison pour les Hawks (2017/2018, ndlr), il y avait réalisé la meilleure saison de sa carrière. Tout ça en portant le rôle de capitaine.

Angers, retenu en Elite (en raison de la pandémie) après une saison très difficile, profite de cette chance pour tenter de rebondir. La première pièce du nouveau puzzle est Charly… Un joueur d’expérience, qui saura en faire profiter la nouvelle vague de jeunes angevins.

Si Charly revient en tant que joueur, il vient aussi pour faire partie intégrante du nouveau projet sportif mis en place par Jeff Ladonne et le nouveau bureau emmené par Sébastien Marpeau. Le numéro 17 prend les reines de l’équipe en remplaçant Jeff Ladonne en tant qu’entraîneur. Une passation, que Jeff voit avec plaisir et confiance :

Je vais avoir un deuxième enfant et j’ai estimé que je n’aurais plus suffisamment le temps pour effectuer la tâche d’entraîneur-joueur à 100%. Charly avait le souhait de revenir et s’est proposé d’entraîner. Je serai là, s’il a besoin d’aide. C’est une bonne chose pour le club et pour moi, je vais pouvoir profiter de ma famille et prendre plus de plaisir sur le terrain sans avoir un œil partout ! Il me tarde que la saison reprenne. On a la chance d’être maintenu, le projet Hawks Elite peut continuer de progresser step by step. Et çà démarre très bien pour la saison à venir !

Pour Sébastien Marpeau, président des Hawks d’Angers, le retour de Charly est une excellente nouvelle, qui aura un effet catalyseur !

Tout le monde sait qu’on a eu une saison compliquée, mais les gars n’ont pas lâché et ont accepté de tout faire pour sauver le club. Jeff a fait un boulot de dingue dans des conditions très difficiles. Il faut le remercier pour ça. C’était la priorité de la saison passée et on peut dire que c’est fait, bien au-delà du maintien, mais pour tout le club. On regarde l’avenir avec sérénité, et les Hawks ont un vrai projet sur le long terme, qui inclut tout le monde. Le retour de Charly va dans ce sens et son investissement est au-delà du poste d’entraîneur. C’est un gars de club, et on est heureux de travailler ensemble. Ça annonce un bel avenir pour les Hawks et c’est parfait pour les 25 ans du club qui arrive.

À l’occasion de cette première nouvelle du mercato 2020, Charly répond à nos questions !

Après deux saisons à Caen et une montée en puissance des Conquérants, pourquoi ce retour à Angers ?

Je rentre à Angers pour des raisons professionnelles et familiales. Mon cabinet se développe de plus en plus, mais aussi parce que j’ai eu le bonheur d’être papa en juillet dernier, et ça devenait compliqué de partir tous les week-ends.

 

Qu’est-ce que tu retiens de ce nouveau passage à Caen?

Ça était une chance de pouvoir revenir dans mon club formateur. De pouvoir évoluer de nouveau en Elite avec les Conquérants est une fierté, et le club va dans le bon sens. Ils ont une superbe structure, et un Manager Général (Anthony Marie), qui gère cela à merveille. Je retiens d’avoir pu retrouver mes anciens coéquipiers de mes premières saisons en Normandie, mais aussi les nouvelles têtes, ma collocation avec Théo dans le vestiaire, le petit rituel du vendredi soir , et de pouvoir évoluer avec Enzo Renou…. C’est dommage, que nous n’ayons pas pu jouer Carpentier, car ça aurait eu une saveur particulière avec mon club de coeur. Que de bons souvenirs, et un groupe avec une grosse ambiance et Gilles-Valentin de la Tourette !

 

Est-ce que tu arrives avec un objectif personnel précis et sportif pour l’équipe?

J’arrive avec l’objectif personnel de participer au nouveau projet des Hawks, projet d’équipe et surtout projet de club. L’équipe a de la chance de pouvoir repartir en Ligue Elite pour la prochaine saison, après une saison très délicate. Le club a fait le dos rond, et ils repartent sur des bases saines avec la commission et un nouveau bureau.

Niveau sportif: faire mieux que l’année dernière… une victoire (rire, ndlr). Non plus sérieusement, l’objectif numéro un va être de se maintenir en élite sur le terrain, on ne peut pas être prétentieux après une saison difficile. Ensuite, on regardera plus haut si c’est possible. Chaque chose en son temps.

 

On connaît ton envie de faire partie de l’Equipe de France, est-ce que tu fais une croix dessus?

Pour l’Equipe de France, je m’entraîne toujours pour cela. J’ai pu échanger avec les sélectionneurs (avant ma décision de partir pour Angers). Je n’ai pas été au niveau les deux dernières saisons pour prétendre à quoi que ce soit, soyons honnête. Il y a de la concurrence, et des jeunes qui sont arrivés. Il me manque de la vitesse pour prétendre à une place. Maintenant, c’est dans un coin de ma tête, et dire qu’en signant à Angers, je range cet objectif au placard, ne serait pas vrai. Alors non, je ne fais pas une croix dessus. Pour moi, plus les objectifs personnels sont élevés et plus on progresse. Je vais me remettre au travail, et on verra bien le résultat final. Je suis en paix avec ça maintenant.

 

Un retour qui va faire du bien à Angers, qui s’offre sa deuxième bonne nouvelle depuis le début de cette pandémie.

 

Charly Hallard en chiffres de 2012 à 2020